L’essentiel, d’après 42 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui fait consensus
- Dynamisme / retour d'énergie26 pour, 3 contre
- Confort général39 pour, 0 contre
- Polyvalence d'allures33 pour, 3 contre
- Stabilité38 pour, 0 contre
- Quantité d'amorti38 pour, 0 contre
Le caractère de la chaussure
Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.
Fermeté de la mousse
moelleuxferme19 testeurs sur 29 la placent côté moelleuxavis partagés
Distance à laquelle la chaussure convient
courtes distanceslongues distances32 testeurs sur 33 la placent côté longues distances
Poids ressenti
lourdléger22 testeurs sur 29 la placent côté léger
Largeur à l'avant-pied
étroitlarge14 testeurs sur 20 la placent côté largeavis partagés
Géométrie du déroulé
platrocker prononcé9 testeurs sur 11 la placent côté rocker prononcé
Largeur au médio-pied
étroitlarge5 testeurs sur 7 la placent côté étroitavis partagés
Foulée à laquelle la chaussure convient
talonavant-pied3 testeurs sur 5 la placent côté talonavis partagés
La Ride 19 est la chaussure d’entraînement neutre de Saucony, c’est-à-dire sans renfort qui corrige l’affaissement du pied vers l’intérieur, celle qu’on met pour l’essentiel de la semaine : footings, sorties longues, un peu de rythme. Pour cette dix-neuvième version, la marque a reformulé sa mousse PWRRUN+, faite de billes de TPU expansé, un plastique souple, moulées ensemble, rehaussé la semelle et élargi la base, surtout au talon. Le drop, l’écart de hauteur entre le talon et l’avant-pied, reste à 8 mm.
Sur le fond, les tests sont d’accord : elle est confortable, stable, bien amortie et solide. Ils se séparent surtout sur deux questions. Est-elle moelleuse ou ferme ? Tout dépend de la chaussure à laquelle on la compare. Et que vaut-elle quand on accélère ? Elle rebondit en endurance, mais plusieurs testeurs sentent son poids dès qu’ils passent aux répétitions rapides.
C’est la chaussure d’un coureur qui veut une seule paire pour l’endurance et la sortie longue, pas celle d’un coureur qui court après ses chronos. En venant de la Ride 18, vous la trouverez plus tendre et plus spacieuse à l’avant. Si vous cherchez une chaussure plus rapide que la 18, ce n’est pas là qu’elle progresse.
Une Ride plus haute, plus large et plus tendre que la 18
La fiche annonce 36 mm de mousse au talon et 28 mm à l’avant, sans plaque rigide dans la semelle. Un test chiffre la hausse à près de 4 mm de mousse par rapport à la Ride 18. La base s’élargit aussi, surtout à l’arrière : un autre relève un centimètre de plus au talon et quelques millimètres à l’avant. C’est ce qui explique une stabilité que personne ne discute.
Sur une chaussure qui prend de la mousse, on s’attend à ce qu’elle prenne aussi des grammes. La fiche annonce 263 g en homme et 246 g en femme ; les tests qui pèsent la paire trouvent entre 252 et 270 g selon la pointure. Face à la 18, ils ne s’accordent pas : trois la trouvent plus légère, un l’estime au même poids, un labo la mesure plus lourde. L’écart reste de quelques grammes, et il compte moins que la façon dont elle se court.
L’avant-pied a reçu des rainures de flexion, des entailles dans la semelle qui l’aident à plier au moment de la poussée. Elles ne suffisent pas pour tout le monde : quatre tests trouvent la 19 plus rigide que la 18. Le talon, lui, a été redessiné, avec un contrefort rigide (la coque qui enserre l’arrière du pied) et plus de rembourrage autour.
En venant de la 18, attendez-vous à une chaussure plus haute, plus large et plus douce sous le pied. Pour la vivacité, tout dépend de l’allure.

Moelleuse face à la 18, ferme face aux chaussures de récupération
Ici, les tests se contredisent : dix-neuf la trouvent moelleuse, dix la trouvent ferme, et sept la placent entre les deux.
Ceux qui la trouvent moelleuse ont souvent un point de comparaison précis : la Ride 18. Sept d’entre eux disent explicitement qu’elle est plus tendre que la version précédente, et l’un la conseille à qui trouvait la 18 trop ferme. Ils décrivent un amortissement immédiat sous le talon, un toucher plus souple au posé, une réception plus détendue.
Ceux qui la trouvent ferme regardent ailleurs : vers les chaussures très amorties, ces modèles de récupération dans lesquels le pied s’enfonce. Quatre d’entre eux le disent en ces termes : elle n’est pas moelleuse comme un nuage, on ne s’y enfonce pas, elle ne cherche pas la sensation de coussin. Les deux labos sont de ce côté. L’un trouve le talon un peu tendre et l’avant-pied ferme, ce qui donne une base solide au moment de pousser.
Un test apporte une mesure qui éclaire ce partage. Il relève une dureté de 40 sur l’échelle Shore C, qui chiffre la résistance d’une mousse à l’enfoncement : c’est le côté tendre de l’échelle, mais la structure en billes rend la mousse plus dense au pied que ce chiffre ne le laisse penser.
Les deux constats tiennent donc ensemble. Plus tendre que la 18, la Ride 19 reste une mousse dense, qui amortit sans vous laisser couler. Un test va d’ailleurs à contre-courant et la trouve plus ferme que la 18, plus contrôlée.
Vous cherchez une chaussure de récupération dans laquelle on s’enfonce ? Ce n’est pas celle-là, et un test renvoie ceux qui la veulent vers la Triumph, la chaussure plus haute et plus moelleuse de la même marque.
Du rebond en endurance, du poids sur le fractionné
La plupart des tests lui trouvent du rebond. Six la jugent plus vive que la 18, trois moins vive. Un labo mesure 66,7 % de l’énergie rendue au talon et 70,7 % à l’avant-pied, un résultat qu’il juge excellent pour une chaussure de ce prix.
Mais ce rebond-là se vit à allure d’endurance. Ceux qui la trouvent dynamique décrivent des footings plus vivants, une chaussure qui relance sans qu’on ait besoin d’accélérer. Et quatre d’entre eux ajoutent, dans le même test, qu’elle n’est pas faite pour la vitesse : pas assez vive pour tenir un rythme très soutenu, pas pour un vrai travail de vitesse, pas pour battre son chrono sur 5 km, et à la peine plus vite que 4 min au kilomètre.
Ce seuil revient chez deux testeurs. Le premier sent la chaussure atteindre ses limites en fractionné court, ces répétitions rapides entrecoupées de récupération, plus vite que 4 min au kilomètre. Le second sent le poids à chaque accélération plus vite qu’environ 4 min au kilomètre. Plus lentement, elle tient : un testeur l’emmène sur trois fois douze minutes autour de 4 min 45 au kilomètre, et elle lui rend plus que la 18.
C’est aussi ce qui sépare ceux qui la trouvent légère de ceux qui la trouvent lourde. Quatre des sept qui la jugent lourde la sentent surtout quand l’allure monte.
Les trois tests qui la trouvent plate vont plus loin. Deux la comparent aux chaussures d’entraînement plus vives du moment, et l’un ne l’apprécie qu’en footing lent, plus lentement que 6 min au kilomètre. Un testeur l’a pourtant poussée jusqu’à 3 min au kilomètre en fractionné, et trouve que la mousse se raffermit juste assez pour rester vive. La chaussure est la même ; les attentes ne le sont pas.
Reste la polyvalence, que presque tous lui accordent. Le mot y désigne surtout une chaussure qui va du footing à la sortie longue, du 10 km au marathon. Les trois qui la jugent peu polyvalente parlent d’allures. Deux d’entre eux lui reprochent précisément d’avoir perdu la polyvalence de la 18 quand on accélère.
Gardez-la pour l’endurance, la sortie longue et le tempo léger, une allure soutenue qu’on tient sans s’épuiser. Le fractionné court mérite une paire plus légère.
Stable et confortable sur toutes les distances
Le confort ne prend aucune critique, l’amorti non plus, et la stabilité pas davantage. La base élargie fait son travail : malgré une mousse plus tendre, la chaussure ne vacille pas, et un test la range parmi les chaussures neutres les plus stables du marché.
Le talon ne glisse pas. Le contrefort rigide le tient, la languette, cousue en partie sur les côtés, reste en place, et les tests parlent d’un verrouillage qu’on oublie. Un testeur a tout de même dû assouplir à la main un contrefort un peu dur au début, qui frottait le tendon d’Achille, avant qu’il se fasse après quelques sorties.
Sur la distance, elle tient. Les tests la recommandent jusqu’au marathon, et l’un d’eux note qu’elle garde son amorti sur 25 km à 5 min 15 au kilomètre. Seul un labo voit l’absorption faiblir au-delà de 20 km.
Sa base large au talon et son talon arrondi, qui adoucit la réception, la font recommander par trois tests à ceux qui attaquent du talon, c’est-à-dire qui posent le talon en premier. Deux boutiques la conseillent au contraire aux coureurs qui attaquent par le milieu ou l’avant du pied. Et elle reste confortable en dehors de l’entraînement, pour marcher longtemps.

Une paire qui ne vous pose aucune question au quotidien, c’est ce qu’elle fait de mieux.
Une semelle qui dure, moins sûre sous la pluie
La semelle extérieure en gomme XT-900, un caoutchouc carbone de Saucony, a été redessinée, avec plus de gomme à l’avant-pied. Un labo ne mesure que 0,6 mm d’usure à son test d’abrasion, et la juge capable de tenir même pour les coureurs qui usent vite leurs semelles. Trois tests qui ont dépassé 150 km ne relèvent aucune usure anormale.
Deux réserves seulement. Un testeur note une usure un peu rapide après 100 km. L’autre montre une zone précise : le bord extérieur du talon, laissé sans gomme, où la mousse s’use au contact du sol. Vous attaquez du talon par l’extérieur ? C’est là que la semelle vieillira d’abord.

L’accroche, elle, ne fait pas débat sur le sec. Sur le mouillé, sept tests la jugent sûre sur route humide. Deux la critiquent franchement, et quatre autres, sans la condamner, appellent à la prudence.
En les relisant, on comprend que ce sont des situations différentes. Les premiers décrivent une route humide, courue en ligne droite. Les seconds décrivent des virages serrés et des freinages appuyés sur route détrempée, des bandes peintes, des dalles lisses, des pavés mouillés. Deux d’entre eux précisent que ce n’est pas dangereux, seulement à surveiller.
Vous courez souvent en ville sous la pluie, entre passages piétons et virages ? Levez le pied dans les courbes.
Plus de place à l’avant, pas assez pour un pied large
À l’avant-pied, quatorze tests la trouvent large, six étroite. Trois tests notent plus de volume que sur la 18, un en trouve moins, à cause d’un rembourrage plus épais. Trois autres saluent la place laissée au pied pour s’étaler quand il gonfle en sortie longue.
Les six qui la trouvent étroite parlent d’autre chose. Quatre d’entre eux parlent pour les pieds larges ou volumineux, et les renvoient vers la version large. Un autre trouve la pointe un peu effilée, et le dernier la juge simplement dans la moyenne des chaussures de route. Un testeur résume la nuance : un avant-pied spacieux et un avant-pied large ne règlent pas le même problème. La Ride 19 laisse de la place à un pied de largeur normale ; elle n’est pas taillée pour un pied large.
Le milieu du pied est plus ajusté que l’avant. Les tests le décrivent serré sans être contraignant, et c’est ce qui donne ce maintien sans flottement.
La pointure est fidèle pour la grande majorité de ceux qui en parlent ; trois la trouvent un peu grande. La version large existe en homme et en femme, mais pas dans tous les coloris.
Pour un pied large, prenez directement la version large.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
La Ride 19 est faite pour vous si vous cherchez une seule chaussure pour l’essentiel de votre semaine : footings, sorties longues, préparation d’un 10 km, d’un semi ou d’un marathon. Elle convient aussi si vous voulez une chaussure stable sans être une chaussure de stabilité, ou si vous trouviez la Ride 18 un peu ferme.
Elle ne l’est pas si vous voulez une seule paire pour tout, fractionné court compris : plus vite que 4 min au kilomètre, son poids reprend le dessus. Elle ne l’est pas non plus si vous cherchez une chaussure de récupération très moelleuse, ni si votre pied est large et que vous visez la version standard. Un test conseille aux coureurs de plus de 85 kg de chercher plus de protection.
La tige, le dessus de la chaussure, respire bien pour la plupart. Un test la trouve pourtant chaude, à cause d’un col et d’une languette épais, et un autre juge l’aération seulement moyenne. Pour courir l’été, gardez-le en tête.
À 160 €, presque tous la jugent à son prix. La seule voix contre la trouve chère pour une chaussure classique, sans surprise, quand la concurrence propose des modèles plus vifs au même tarif. La Ride 19 vend de la fiabilité, pas de l’excitation. Si c’est ce que vous cherchez, le prix est juste.
Où acheter Saucony Ride 19
dès 112 €
Le détail, dimension par dimension
Voir les 13 dimensions comptées
- 90
Dynamisme / retour d'énergie
26 pour · 3 contre · 10 sans avis tranché
- 100
Confort général
39 pour · 0 contre
- 92
Polyvalence d'allures
33 pour · 3 contre · 3 sans avis tranché
- 100
Stabilité
38 pour · 0 contre
- 100
Quantité d'amorti
38 pour · 0 contre
- 94
Durabilité de la semelle externe
29 pour · 2 contre
- 92
Accroche sur route
23 pour · 2 contre · 4 sans avis tranché
- 100
Maintien du talon
29 pour · 0 contre
- 96
Respirabilité
25 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché
- 95
Rapport qualité-prix
19 pour · 1 contre
- 94
Protection des articulations
17 pour · 1 contre
- 92
Accroche hors route
11 pour · 1 contre · 3 sans avis tranché
- 100
Aptitude à la marche
8 pour · 0 contre
D’autres modèles à comparer
Nous avons lu 42 tests publiés sur cette chaussure et compté ce qu’ils en disent, dimension par dimension. Zéro paire offerte.
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