L’essentiel, d’après 11 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Dynamisme / retour d'énergie6 pour, 3 contre
- Quantité d'amorti5 pour, 2 contre
Ce qui fait consensus
- Confort général8 pour, 1 contre
- Accroche sur route11 pour, 0 contre
- Stabilité9 pour, 0 contre
- Polyvalence d'allures7 pour, 1 contre
- Rapport qualité-prix9 pour, 0 contre
Le caractère de la chaussure
Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.
Poids ressenti
lourdléger8 testeurs sur 9 la placent côté léger
Largeur à l'avant-pied
étroitlarge5 testeurs sur 7 la placent côté étroitavis partagés
Fermeté de la mousse
moelleuxferme4 testeurs sur 7 la placent côté fermeavis partagés
Distance à laquelle la chaussure convient
courtes distanceslongues distances4 testeurs sur 7 la placent côté courtes distancesavis partagés
Géométrie du déroulé
platrocker prononcé6 testeurs sur 6 la placent côté plat
Largeur au médio-pied
étroitlarge6 testeurs sur 6 la placent côté étroit
La Velocity Nitro 5 est la chaussure d’entraînement de tous les jours de Puma, vendue 130 €, celle qu’on prend pour enchaîner les footings de la semaine sans se ruiner. Sa quatrième version avait séduit par sa légèreté et son rebond. Pour la cinquième, Puma a fait un autre choix : une base plus large, une languette nettement plus rembourrée, une gomme plus épaisse, et un drop, l’écart de hauteur entre le talon et l’avant, de 8 mm. Elle gagne en stabilité, prend quelques grammes, et perd un peu de sa vivacité.
Les testeurs se séparent surtout sur trois points. Son dynamisme, d’abord, qui dépend de ce à quoi on la compare et de l’allure à laquelle on la court. La sensation de sa mousse, tendre pour les uns, ferme pour les autres. Et la distance qu’elle peut couvrir, qui tient beaucoup au gabarit du coureur. Sur son adhérence sur route, en revanche, personne ne trouve rien à redire, en particulier sous la pluie.
C’est une chaussure pour courir souvent, à allure tranquille ou modérée, avec quelques accélérations. Elle chausse étroit : si vous avez le pied large, c’est le premier point à vérifier.
Ce que la version 5 échange contre de la stabilité
Cinq tests la comparent à la version 4, et le constat revient sous plusieurs plumes : la 5 est plus stable, plus robuste, et un peu moins vive. Sur le confort, ils ne s’accordent pas : un test allemand la trouve plus confortable que la V4, un test italien moins. Le test allemand résume le changement de caractère d’une phrase : la V4 était plus directe et plus vivante, la V5 est plus sereine et plus confortable.
Ce qui a changé se voit. La plateforme est plus large, surtout à l’avant. La languette passe de 4,1 à 9,3 mm d’épaisseur selon un site qui teste les chaussures en laboratoire, et il y a davantage de gomme sous la semelle. La mousse, enfin, n’est plus d’un seul tenant : Puma l’a répartie en deux couches, ce qui explique selon ce même laboratoire une partie du rebond perdu.

Tout cela pèse. La fiche annonce 246 g, et les poids relevés par les tests vont de 238 à 260 g selon la pointure. Cinq tests notent qu’elle est un peu plus lourde que la précédente. Ce n’est pas un défaut dans l’absolu, et un test américain la trouve même plus légère grâce à la nouvelle mousse : presque tous la trouvent toujours légère pour une chaussure d’entraînement. Le seul à la juger lourde la compare justement à la V4, plus agile selon lui pour les côtes et les accélérations franches.
En venant de la V4, attendez-vous donc à une chaussure plus posée.
Elle suit une accélération, pas un effort rapide prolongé
Le dynamisme partage les tests : six lui trouvent du répondant, trois la jugent sans relief. Deux choses les séparent.
La première, c’est le point de comparaison. Ceux qui la trouvent vive la jugent face aux chaussures d’entraînement de son prix. Un test allemand parle d’un rebond et d’une élasticité qui dépassent nettement ceux de la plupart des concurrentes de cette gamme, un laboratoire la trouve bien plus rapide et plus amusante qu’une Nike Pegasus 42, pourtant plus chère. Ceux qui la trouvent terne la comparent à autre chose : un test italien à la V4, plus brillante et plus fluide, un test anglais aux mousses PEBA, ces mousses très rebondissantes que Puma réserve à ses modèles plus chers.
Le même chiffre peut se lire dans les deux sens. Le laboratoire qui a mesuré la restitution d’énergie relève 69,3 % à l’avant du pied, contre 74,2 % sur la V4. Il juge le résultat toujours très bon, et regrette pourtant la perte.
La seconde, c’est l’allure. Sur ce point, la plupart des descriptions vont dans le même sens : elle accepte volontiers une accélération passagère, une portion plus rapide au milieu d’un footing, mais elle ne se prête pas à un effort rapide tenu longtemps. Un laboratoire l’écrit sans détour : assez de rebond pour rester agile quand on relance, pas assez pour soutenir une allure rapide sans effort. Une boutique en ligne ne lui a pas trouvé l’élan voulu pour les séances de tempo, ces efforts menés à allure soutenue et régulière. Le même test allemand nuance : le rebond devient plus net quand il pousse plus fort sur l’avant du pied.
Un testeur ajoute un détail utile : pendant les premières minutes, il se demandait où était passé le rebond, et au bout de cinq kilomètres environ, la chaussure lui paraissait réactive.
La polyvalence suit la même logique : sept la jugent polyvalente, un seul la cantonne aux sorties faciles. Pour les accélérations ponctuelles, elle suffit. Vos séances rapides, fractionné (répétitions courtes et rapides entrecoupées de récupération) ou tempo, méritent une autre paire.
Tendre au toucher, ferme sous le pied
Sur la mousse, les tests se répartissent presque à égalité : quatre la placent côté ferme, trois côté moelleux. Ce qui les sépare tient au sens du mot.
Ceux qui la trouvent tendre parlent du matériau. Un test américain décrit une mousse très souple, qui encaisse bien l’impact, et un autre note qu’elle est plus tendre que la sensation de route ne le laisse croire. Ceux qui la trouvent ferme parlent de ce qu’ils sentent sous le pied. Avec 35 mm au talon et 27 mm à l’avant, la semelle reste basse pour une chaussure d’entraînement actuelle, et la route se sent. Le site qui a mesuré la compression en laboratoire la juge très faible au talon et classe l’avant-pied parmi les plus fermes : la mousse s’enfonce peu, la foulée paraît directe plutôt que rebondissante.
Les deux constats tiennent ensemble : le matériau est souple, mais la semelle est basse. Une boutique écrit même les deux dans le même test, une mousse « très tendre » d’un côté, « plutôt dense » de l’autre.
Face à la V4, en revanche, les tests s’opposent franchement : deux la trouvent plus tendre, deux plus ferme. Rien dans leurs descriptions n’explique l’écart. Si vous connaissez la V4, essayez la 5 avant d’acheter.
Habitué à une chaussure très haute et très moelleuse, vous la trouverez ferme. En venant d’une chaussure classique plus basse, elle vous paraîtra souple.
La sortie longue dépend de votre gabarit
Sur l’amorti, cinq tests le jugent suffisant, deux le trouvent trop mince. Sur la distance, la répartition est plus serrée : quatre la réservent aux sorties courtes ou moyennes, trois l’emmènent loin. Ce qui les sépare, c’est d’abord le poids du coureur.
Quatre tests en parlent, et ils disent tous la même chose. Un laboratoire constate que la mousse absorbe bien les chocs à force faible ou modérée, et qu’elle arrive en butée quand l’appui est lourd : l’avant-pied devient alors mince et dur. Un autre laboratoire la croit capable de longues sorties, à condition d’être un coureur léger. Un test italien la conseille jusqu’à environ 75 kg, à 4 min 30 au kilomètre ou plus lentement.
La durée compte aussi. Un test allemand lui trouve assez de protection et de confort jusqu’à 90 minutes environ, et lui préfère une chaussure plus épaisse pour les très longues sorties de préparation marathon. Un testeur anglophone dit à peu près la même chose : il y a des chaussures qu’il préfère avoir aux pieds au bout de trois heures. À l’opposé, un test français l’envisage jusqu’au marathon, et un testeur américain trouve que son amorti vaut celui des chaussures de 40 mm de semelle, cinq millimètres de plus qu’elle.
Vous pesez moins de 75 kg environ et vos sorties longues durent moins d’une heure et demie ? Elle suffira. Vous êtes lourd, ou vous préparez un marathon ? Gardez-la pour la semaine, et prenez plus épais pour le dimanche.
Étroite au milieu du pied, plus large mais basse à l’avant
Au médio-pied, la partie centrale du pied, aucun test ne la trouve large : les six qui en parlent la jugent étroite. C’est une tendance de la marque, que ce modèle ne corrige pas.
À l’avant, c’est plus nuancé : cinq la trouvent étroite, deux large. La boîte à orteils, l’espace laissé aux orteils, a gagné en largeur depuis la V4, mais elle a perdu en hauteur. Les deux tests allemands qui la trouvent large jugent la largeur, pas la hauteur. Ceux qui la trouvent étroite parlent du chaussant dans son ensemble, et un laboratoire relève que la boîte à orteils reste peu profonde, ce qui peut gêner les pieds épais, au cou-de-pied haut, même quand la longueur et la largeur conviennent. Un autre laboratoire a mesuré l’avant-pied à 111 mm, quelques millimètres de plus que la V4, encore nettement sous la moyenne.
Ce chaussant explique la critique la plus nette sur le confort : une boutique a ressenti des points d’échauffement sous la voûte plantaire, et conseille une demi-pointure de plus. Ce test allemand recommande lui aussi une demi-pointure de plus que sur la V4, à cause de la boîte à orteils plus basse. Quatre autres l’ont trouvée fidèle à la taille habituelle. Un testeur signale une version large chez Puma.
Vous avez le pied large ou épais ? Essayez-la, ou cherchez la version large. Votre pied est fin ? Le maintien serré deviendra une qualité.
Une gomme qui accroche sur le mouillé et s’use à peine
L’accroche sur route est le point fort que tous lui reconnaissent, sans une réserve. La gomme PUMAGRIP de Puma a déjà sa réputation, et la 5 la confirme. Six tests insistent sur la route mouillée, là où beaucoup de chaussures commencent à glisser. Un testeur raconte qu’il pouvait tourner normalement dans les virages humides, sans les petits pas prudents qu’on fait d’habitude sur un trottoir glissant.

Cette gomme dure, aussi : les huit tests qui jugent la semelle la trouvent solide. Un laboratoire mesure 3,6 mm de gomme et ne lui voit perdre que 0,9 mm à son test d’abrasion, un très bon résultat selon lui, et un test italien ne relève pratiquement aucune usure après 150 km. Sa tenue sur plusieurs centaines de kilomètres reste à voir.
La stabilité, enfin, fait l’unanimité. La base élargie et la semelle assez basse tiennent le pied, sans en faire une chaussure stabilisatrice, conçue pour corriger la pronation, l’affaissement du pied vers l’intérieur : elle reste neutre. Un laboratoire oriente les coureurs à forte pronation vers une chaussure faite pour eux.
Sur chemin facile, chemin de halage ou piste en terre, l’accroche suit. Le seul test qui la juge limitée hors de la route parle de boue, de rochers et de passages techniques.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
La Velocity Nitro 5 est faite pour vous si vous voulez une seule paire pour courir plusieurs fois par semaine, jusqu’à une heure et demie environ, si vous courez souvent sous la pluie, ou si vous débutez et voulez une paire stable qui dure. Elle convient d’autant mieux que vous êtes léger, et que votre pied est fin ou moyen.
Elle n’est pas faite pour le fractionné ni pour la compétition. Elle ne l’est pas non plus pour les très longues sorties si vous êtes lourd, ni pour les pieds larges ou épais sans essayage. Vous aimiez la V4 pour sa légèreté et son rebond ? Vous retrouverez une chaussure plus sage.
À 130 €, aucun test ne la trouve chère : les neuf qui jugent son prix la trouvent avantageuse, pour sa mousse comme pour sa gomme. Un seul tempère, sans juger le prix trop élevé : tant que la V4 reste en vente à prix soldé, elle offre selon lui presque la même chose pour bien moins cher.
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Le détail, dimension par dimension
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- 67
Dynamisme / retour d'énergieavis partagés
6 pour · 3 contre · 2 sans avis tranché
- 89
Confort général
8 pour · 1 contre · 2 sans avis tranché
- 100
Accroche sur route
11 pour · 0 contre
- 71
Quantité d'amortiavis partagés
5 pour · 2 contre · 3 sans avis tranché
- 100
Stabilité
9 pour · 0 contre
- 88
Polyvalence d'allures
7 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché
- 100
Rapport qualité-prix
9 pour · 0 contre
- 100
Durabilité de la semelle externe
8 pour · 0 contre
- 83
Respirabilité
5 pour · 1 contre
- 80
Accroche hors route
4 pour · 1 contre
- 80
Maintien du talon
4 pour · 1 contre
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Nous avons lu 11 tests publiés sur cette chaussure et compté ce qu’ils en disent, dimension par dimension. Zéro paire offerte.
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