L’essentiel, d’après 43 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Dynamisme / retour d'énergie15 pour, 17 contre
- Polyvalence d'allures15 pour, 17 contre
- Rapport qualité-prix10 pour, 7 contre
Ce qui fait consensus
- Stabilité41 pour, 0 contre
- Confort général42 pour, 0 contre
- Quantité d'amorti28 pour, 0 contre
- Maintien du talon23 pour, 1 contre
- Protection des articulations24 pour, 0 contre
Le caractère de la chaussure
Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.
Fermeté de la mousse
moelleuxferme24 testeurs sur 32 la placent côté moelleuxavis partagés
Distance à laquelle la chaussure convient
courtes distanceslongues distances30 testeurs sur 32 la placent côté longues distances
Poids ressenti
lourdléger16 testeurs sur 30 la placent côté lourdavis partagés
Largeur à l'avant-pied
étroitlarge10 testeurs sur 13 la placent côté large
Foulée à laquelle la chaussure convient
talonavant-pied9 testeurs sur 10 la placent côté talon
Géométrie du déroulé
platrocker prononcéle panel est coupé en deux, 4 contre 4avis partagés
Largeur au médio-pied
étroitlarge3 testeurs sur 5 la placent côté étroitavis partagés
La Gel-Kayano est la chaussure de stabilité phare d’Asics, celle qu’on choisit quand le pied a tendance à s’affaisser vers l’intérieur et qu’on veut être tenu sur la distance. Pour la 33e version, vendue 200 €, Asics a changé deux choses essentielles. La mousse, d’abord : une couche tendre, la FF Blast Max de la Novablast, la chaussure d’entraînement rebondissante d’Asics, est posée sur une couche plus ferme qui porte l’appui. Le maintien, ensuite : le système de guidage des versions précédentes cède la place à un nouveau, baptisé FluidSupport, censé guider le pied de façon plus naturelle.
Sur la stabilité et le confort, les tests sont unanimes. Ils se séparent surtout sur trois points : la douceur de la mousse, annoncée comme la plus tendre de l’histoire du modèle, son dynamisme, et son poids. Dans les trois cas, la réponse dépend surtout de la chaussure à laquelle on la compare.
C’est une chaussure pour enchaîner les kilomètres à allure tranquille, sortie longue comprise, en particulier si vous attaquez du talon et cherchez du maintien. Elle se prête aussi très bien à la marche et aux longues journées debout. Pour courir vite, elle n’est pas le bon choix.
Tendre au pas, plus ferme quand on accélère
C’était la nouveauté la plus attendue, et la majorité la confirme : vingt-quatre testeurs la placent côté moelleux, huit côté ferme. Quatre choses expliquent l’écart.
La première est le point de comparaison. Ceux qui la trouvent tendre la comparent aux Kayano précédentes. Un laboratoire parle de la Kayano la plus souple jamais faite, et a mesuré la couche du dessus à 32,8 sur l’échelle Asker C du duromètre, l’instrument qui mesure la dureté d’une mousse : un résultat nettement plus tendre que sur la version précédente. Le camp opposé prend d’autres repères. Un test espagnol prévient qu’elle reste loin du toucher moelleux et généreux d’une Gel-Nimbus, la chaussure la plus amortie d’Asics, un test français lui préfère la Novablast pour qui cherche plus de douceur, et un testeur anglophone, qui attendait mieux que la 32, la trouve même assez ferme.
La deuxième est l’allure. La couche tendre est fine, et elle se traverse vite. Un testeur la trouve souple en marchant ou debout, puis de plus en plus ferme dès qu’il accélère, quand le pied atteint la couche du dessous. Un autre la sent se raffermir au moment de la poussée, ce qui lui évite l’effet éponge de certaines chaussures récentes. Un autre laboratoire, qui juge le talon souple, trouve l’avant-pied très ferme. Vous attaquez du talon ? Vous vivrez surtout la partie tendre.

La troisième tient à ceux qui écrivent. Huit des testeurs qui la trouvent moelleuse sont des boutiques en ligne, qui reprennent volontiers la promesse de la marque. Aucune boutique ne figure parmi les huit qui la trouvent ferme.
La dernière tient au coureur. Deux tests allemands notent que cette relative fermeté la rend adaptée aux coureurs lourds, et l’un d’eux la juge un peu raide pour les coureuses légères.
Deux tests la jugent au contraire plus ferme que les versions précédentes. Ils restent isolés. En venant d’une Kayano 31 ou 32, vous la trouverez plus douce. En venant d’une chaussure neutre, faite pour les pieds qui ne s’affaissent pas, et très amortie, vous la trouverez structurée.
Un maintien plus discret, une stabilité intacte
Le nouveau système de maintien était le pari le plus risqué de cette version, et il passe : aucun test ne la juge instable.
Ce qui change, c’est la façon de tenir le pied. Plusieurs tests décrivent une stabilité plus naturelle, moins correctrice qu’avant, qui guide la foulée sans la forcer. Une boutique précise qu’elle lui paraît moins correctrice que la 32, avec un soutien moins concentré sous la voûte plantaire. Un test allemand y voit une chaussure qui s’ouvre aux coureurs neutres en quête d’une plateforme très stable.

Un testeur fait exception, sans juger la chaussure instable pour autant. Il trouve l’appui sous le milieu de la voûte mal placé, au point d’avoir fatigué les muscles de sa voûte plantaire sur les sorties longues, et estime que la forme évasée du talon accélère l’affaissement du pied au lieu de le freiner. C’est une voix isolée, mais elle vise exactement ce que la chaussure promet.
Le talon tient bien, à une réserve près. Le maintien reste fort, il se fait seulement plus discret.
Plus vive que la 32, encore sage face aux chaussures d’entraînement
Sur le dynamisme, les tests sont coupés en deux : quinze lui trouvent du répondant, dix-sept la jugent sans relief. La polyvalence d’allures, sa capacité à aller du footing au rythme soutenu, se partage exactement de la même façon.
Là encore, tout dépend de la référence. Face aux anciennes Kayano, plusieurs testeurs, dont deux boutiques, la trouvent nettement plus vive, et un laboratoire, pourtant critique sur son rebond, le confirme. Face à la Novablast, dont elle reprend la mousse, ou aux chaussures d’entraînement légères et rebondissantes, elle reste plate. Un testeur allemand le résume d’une formule : « ce n’est pas une Novablast ». Un testeur anglophone regrette que la couche du dessous étouffe le rebond de cette mousse.
Les mesures donnent raison au camp critique. Les deux laboratoires sont de ce côté. L’un relève une restitution d’énergie de 50 % au talon et de 56,6 % à l’avant : la mousse rend à peine plus de la moitié de l’énergie qu’elle reçoit, un léger progrès sur la version précédente, mais en deçà de ce que beaucoup attendaient selon lui. À l’inverse, cinq des quinze testeurs qui la trouvent dynamique sont des boutiques en ligne.
Reste l’allure à laquelle on la court. Un test espagnol la trouve facile à mouvoir jusqu’à environ 4 min 15 au kilomètre, un test italien la conseille entre 4 et 6 min au kilomètre. Plus vite, les descriptions se rejoignent : en séances de fractionné, ces répétitions courtes et rapides entrecoupées de récupération, ou en course, elle n’a pas l’élan nécessaire. Un testeur dit avoir senti ses limites dès les accélérations de 100 à 200 m.
Le déroulé, le passage du pied de l’attaque à la poussée, ne tranche pas la question. Un laboratoire trouve la courbure de la semelle, qui fait basculer le pied vers l’avant, plus marquée et plus rigide que sur la 32, et un autre test la trouve au contraire plus plate.
Vos séances rapides ont déjà leur paire ? Ce désaccord ne vous concerne pas. Pour une paire unique qui couvre toutes les allures, regardez ailleurs.
Lourde pour courir vite, légère pour une chaussure de stabilité
La fiche annonce 294 g, et les tests relèvent de 294 à 345 g selon la pointure. Sur la sensation, les tests se partagent presque à égalité : seize la trouvent lourde, quatorze légère.
Ceux qui la trouvent légère pensent aux chaussures de stabilité, et aux Kayano d’avant. Une boutique la trouve moins lourde que la version précédente, un testeur moins pataude que les Kayano dont il se souvenait. Pour les autres, la référence est la chaussure d’entraînement légère, et plusieurs sentent ce poids quand ils accélèrent : un test allemand le remarque dès que l’allure monte, un laboratoire la juge trop lourde pour enchaîner les foulées rapidement. Cinq des testeurs qui la trouvent légère sont des boutiques en ligne.
Un test espagnol trouve la formule juste : les 298 g ne se cachent pas, mais ce poids se traduit en sensation de solidité, pas en maladresse, à mesure que les kilomètres s’accumulent. C’est le compromis de la Kayano. À allure tranquille, vous l’oublierez. Dès que vous accélérez, vous la sentirez.
Aussi bonne pour marcher que pour courir
Dix testeurs la jugent bonne à la marche, aucun ne la déconseille. Plusieurs vont plus loin, et la trouvent meilleure pour marcher ou rester debout que pour courir vite.
Un testeur l’a portée un mois et demi pour ses journées de travail et la tient pour la chaussure la plus confortable qu’il ait essayée sur une longue journée debout. Un autre l’apprécie bien davantage en marchant qu’en courant, parce que la mousse se comprime lentement à faible allure et paraît alors plus tendre. Une boutique la garde pour les journées passées debout, quand son aponévrosite plantaire, une inflammation sous le pied, la fait souffrir. La même boutique signale une petite bosse sous le gros orteil, plus sensible debout qu’en courant.
Pour courir et tenir vos journées sur pied, elle fait les deux.
Confort, protection et sortie longue : la promesse tenue
C’est pour cela qu’on achète une Kayano, et la 33 le donne. Personne ne trouve à redire à son confort, à la quantité d’amorti ni à la protection des articulations. Presque tous la placent côté longues distances. Le talon accueille un insert de gel, le PureGEL, et neuf testeurs sur dix la conseillent à ceux qui posent le pied par le talon.
Aucun test ne reproche à la semelle une usure rapide. Un laboratoire y mesure 4 mm de caoutchouc, une épaisseur généreuse qui pèse un peu dans le poids total.

Le chaussant convient à la plupart. À l’avant, dix testeurs la trouvent large, trois étroite. Pour les pieds vraiment larges, plusieurs tests rappellent qu’une version large existe.
Les réserves restantes sont rares. Un seul test trouve l’accroche limitée sur sol glissant. Trois jugent la tige, le dessus de la chaussure, trop chaude, et l’un d’eux accuse son rembourrage épais.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
La Gel-Kayano 33 est faite pour vous si votre pied s’affaisse vers l’intérieur et que vous voulez être tenu sans sentir la correction, si vous courez surtout à allure tranquille et aimez les sorties longues, ou si vous attaquez du talon. Elle convient aussi aux coureurs lourds, et à ceux qui veulent une seule paire pour courir et passer la journée debout. Vous aimiez les Kayano mais les trouviez trop dures ? Celle-ci est plus douce.
Elle n’est pas faite pour courir vite, ni pour le fractionné ou la compétition. Habitué à une chaussure neutre très rebondissante, vous la trouverez lourde et sage. Les pieds très larges choisiront la version large.
Son prix partage les tests : dix le jugent justifié, sept trop élevé. Ceux qui le trouvent trop cher pensent à des chaussures de stabilité moins chères et plus polyvalentes, ou à la Kayano 32, désormais soldée, dont elle ne se distingue pas assez à leurs yeux. Ceux qui l’acceptent mettent en avant la finition et la durée de vie, un argument si vous courez beaucoup. Un laboratoire note que le prix n’a pas augmenté depuis la version précédente.
Où acheter Asics Gel-Kayano 33
dès 150 €
Le détail, dimension par dimension
Voir les 13 dimensions comptées, dont 3 qui font débat
- 100
Stabilité
41 pour · 0 contre · 2 sans avis tranché
- 100
Confort général
42 pour · 0 contre
- 47
Dynamisme / retour d'énergieavis partagés
15 pour · 17 contre · 3 sans avis tranché
- 47
Polyvalence d'alluresavis partagés
15 pour · 17 contre · 1 sans avis tranché
- 100
Quantité d'amorti
28 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 96
Maintien du talon
23 pour · 1 contre · 2 sans avis tranché
- 100
Protection des articulations
24 pour · 0 contre
- 95
Accroche sur route
20 pour · 1 contre
- 85
Respirabilité
17 pour · 3 contre · 1 sans avis tranché
- 59
Rapport qualité-prixavis partagés
10 pour · 7 contre · 2 sans avis tranché
- 100
Durabilité de la semelle externe
18 pour · 0 contre
- 100
Aptitude à la marche
10 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 83
Accroche hors route
5 pour · 1 contre · 2 sans avis tranché
D’autres modèles à comparer
Nous avons lu 43 tests publiés sur cette chaussure et compté ce qu’ils en disent, dimension par dimension. Zéro paire offerte.
Notre méthode



