L’essentiel, d’après 64 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Stabilité39 pour, 13 contre
- Accroche hors route6 pour, 8 contre
Ce qui fait consensus
- Dynamisme / retour d'énergie50 pour, 6 contre
- Polyvalence d'allures57 pour, 3 contre
- Confort général61 pour, 0 contre
- Quantité d'amorti48 pour, 4 contre
- Respirabilité36 pour, 4 contre
Le caractère de la chaussure
Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.
Poids ressenti
lourdléger61 testeurs sur 61 la placent côté léger
Fermeté de la mousse
moelleuxferme41 testeurs sur 45 la placent côté moelleux
Distance à laquelle la chaussure convient
courtes distanceslongues distances30 testeurs sur 39 la placent côté longues distances
Largeur à l'avant-pied
étroitlarge24 testeurs sur 32 la placent côté largeavis partagés
Géométrie du déroulé
platrocker prononcé17 testeurs sur 26 la placent côté rocker prononcéavis partagés
Fidélité de la pointure
taille petittaille grand6 testeurs sur 7 la placent côté taille petit
Largeur au médio-pied
étroitlarge9 testeurs sur 15 la placent côté étroitavis partagés
Foulée à laquelle la chaussure convient
talonavant-pied9 testeurs sur 14 la placent côté avant-piedavis partagés
La FuelCell Rebel est la chaussure d’entraînement légère et joueuse de New Balance, celle qu’on choisit quand on veut une paire vive sans plaque, cette lame de carbone ou de nylon glissée dans la semelle de nombreuses chaussures rapides pour la rigidifier et propulser le pied. La cinquième version change de caractère. La semelle monte à 35 mm au talon et 29 mm à l’avant, avec un drop, l’écart de hauteur entre les deux, de 6 mm. La mousse, un mélange de PEBA, une mousse de compétition très légère et très élastique, et d’EVA, la mousse classique des chaussures de running, devient nettement plus tendre. La tige, le dessus de la chaussure, se resserre. Le tout pèse 216 g en taille 42.
Elle reste très légère, confortable, et suit la plupart des allures. Les réserves portent surtout sur sa stabilité, bonne pour la plupart des testeurs, moins pour ceux qui ont besoin de soutien. Les testeurs s’opposent aussi sur la distance qu’elle peut couvrir, et leur gabarit y est pour beaucoup.
C’est une chaussure pour courir souvent et varier les allures, si votre foulée est neutre, c’est-à-dire si votre pied ne s’affaisse pas vers l’intérieur à l’appui, et votre gabarit léger ou moyen. Si vous cherchez une paire très stable ou une chaussure de vitesse, cherchez ailleurs.
Plus tendre que la v4, moins chaussure de vitesse
C’est le changement que presque tous les tests relèvent : quarante et un testeurs la trouvent moelleuse, quatre seulement ferme. Les testeurs qui ont couru la v4 décrivent une semelle plus haute et une mousse moins dense. L’un estime la v5 de 10 à 15 % plus tendre que sa devancière. L’un des laboratoires qui l’ont mesurée la qualifie d’ultra-tendre, et note qu’elle se comprime vite sous la pression.

Ce surcroît de mousse déplace la chaussure. Le même testeur résume le choix qu’il impose : pour le tempo, ces séances menées à allure soutenue et régulière, ou la course, la v4, plus ferme et plus rapide, garde l’avantage ; pour les sorties faciles, la v5, plus tendre et plus amortie, l’emporte. D’autres tests le disent autrement : la Rebel ressemble désormais davantage à une chaussure de tous les jours qu’à une chaussure de vitesse légère.
Le reste du changement fait l’accord. Malgré la mousse ajoutée, aucun testeur ne la trouve lourde, et le confort ne prend aucune réserve. Un laboratoire estime qu’elle corrige les plus gros défauts de la v4 sans changer de prix.
En venant d’une v4 achetée pour les séances rapides, gardez-la. Pour le quotidien, la v5 fait mieux.
Du rebond, sans le ressort d’une chaussure à plaque
Sur le dynamisme, les tests sont largement d’accord : cinquante lui trouvent du répondant, six la jugent plate. La polyvalence d’allures fait encore plus l’accord, avec seulement trois réserves. Footing, sortie longue, séance à allure soutenue ou course de 10 km : la Rebel v5 suit, et c’est ce que ses défenseurs retiennent d’abord.
Ce que lui reprochent les autres tient à leur point de comparaison. Ils attendaient l’effet ressort des chaussures à plaque, ou des mousses plus nerveuses que l’on trouve dans les chaussures de vitesse. L’un écrit que la mousse, tendre et souple, ne produit pas l’effet de relance, cette poussée vers l’avant à chaque foulée, des chaussures d’entraînement à plaque, ni même de certaines chaussures sans plaque à la mousse plus réactive. Un laboratoire trouve que le talon rend peu de l’énergie qu’il reçoit à l’impact, et qu’il manque à la mousse le rebond sec des mousses plus énergiques.
Un autre testeur pose une question différente, celle de la durée : vers 100 km, il a senti la mousse de l’avant-pied perdre de sa souplesse et de son rebond, et juge que c’est beaucoup trop tôt pour une chaussure de ce type.
Pour une seule paire qui s’adapte à vos allures, elle est facile à vivre. Pour la sensation d’être propulsé, prenez une chaussure à plaque.
Stable pour la plupart, à condition d’avoir une foulée neutre
La stabilité porte l’essentiel des réserves : trente-neuf testeurs la jugent stable, treize s’en méfient. Les deux laboratoires sont du côté positif, et l’un fait même de la stabilité latérale un point fort. Plusieurs testeurs l’expliquent par une base large, qui compense en partie la mousse très tendre.
Ceux qui s’en méfient décrivent rarement une chaussure qui vacille à chaque foulée. Ils décrivent des situations. Les virages serrés reviennent dans quatre tests : l’un sent le pied glisser dans la tige au milieu du pied, un autre l’avant du pied mal tenu, un troisième un léger flottement, le quatrième une chaussure moins sûre dans les changements brusques de direction. Ce dernier la trouve aussi stable entre 5 min 30 et 4 min 30 au kilomètre, puis de moins en moins sûre quand il court plus vite que 4 min 15. D’autres testeurs la trouvent pourtant très stable dans les virages : le partage tient autant au pied qu’à la chaussure. Même désaccord sur la fatigue : un testeur la juge moins rassurante quand la foulée se dégrade en fin de sortie, quand un laboratoire la trouve bien posée même fatigué.

La seconde explication tient au coureur. Une dizaine de tests la déconseillent à ceux qui ont besoin de soutien ou qui pronent, ceux dont le pied s’affaisse vers l’intérieur à l’appui. Un test va plus loin et la réserve aux coureurs à la foulée neutre d’environ 75 kg au plus, la jugeant trop tendre au-delà.
Foulée neutre, parcours roulant, gabarit léger ? Vous ne sentirez rien de tout cela. Pied qui s’affaisse ou gabarit lourd ? La mousse très tendre reprend le dessus.
Sortie longue ou séance courte : une question de gabarit
Sur la distance, trente testeurs la destinent aux sorties longues, neuf aux distances courtes. Le poids de celui qui court explique une bonne part de cet écart.
Plusieurs testeurs le disent sans détour. Pour un coureur léger, elle peut tout faire, du 5 km au marathon. Pour un coureur plus lourd qui aime les chaussures très amorties, mieux vaut la garder pour les séances rapides et les distances plus courtes. Un laboratoire ajoute une mesure : la capacité de la mousse à absorber les chocs baisse nettement au cours des vingt premiers kilomètres d’utilisation, puis plus lentement, et la chaussure devient plus sèche à mesure qu’elle accumule les kilomètres.
L’amorti, lui, n’est presque jamais pris en défaut, avec quatre réserves seulement. Trois d’entre elles disent la même chose : il suffit pour courir souvent, pas pour remplacer une grosse paire de sortie longue lente. La quatrième vient du testeur qui a senti la mousse s’affaisser vers 100 km. Un testeur, au bout de 22,4 km, sentait l’avant-pied protéger moins que celui d’une chaussure d’entraînement très amortie.
Coureur léger, elle couvrira vos sorties longues. Gabarit plus lourd et marathon en vue ? Associez-la à une paire plus amortie.
Plus vive sur l’avant-pied, plus douce en attaque talon
Sur la façon de poser le pied, les testeurs se partagent : neuf la conseillent à ceux qui attaquent par l’avant ou le milieu du pied, cinq à ceux qui attaquent du talon. Même les deux laboratoires s’opposent. L’un la recommande d’abord à ceux qui posent le pied à plat ou sur l’avant, l’autre à ceux qui attaquent du talon, pour la douceur du passage du talon vers l’avant du pied.
Chacun a raison à sa façon. Un testeur décrit le contraste mieux que personne : en attaque talon, il la trouve lente, presque ennuyeuse ; sur l’avant-pied, elle devient franchement dynamique. Une boutique relève le même partage, avec une restitution d’énergie en baisse au talon et en hausse à l’avant par rapport à la v4. Le passage du talon vers l’avant s’est adouci : ceux qui attaquent par l’arrière y gagnent du confort, ceux qui attaquent par l’avant y gagnent du répondant.
Le déroulé suit la même logique : dix-sept testeurs sentent bien le rocker, cette courbure de la semelle qui fait basculer le pied vers l’avant, neuf la trouvent plate. Deux de ceux qui le sentent la comparent à la v4, dont le talon donnait des réceptions plus lourdes et plus plates. Les seconds la comparent aux chaussures à plaque et à rocker très marqué, et regrettent un avant-pied souple qui laisse le pied faire le travail.
Plus ajustée que la v4, encore large pour la plupart des pieds
À l’avant-pied, vingt-quatre testeurs la trouvent large, huit étroite. Ce qui les sépare, c’est la v4. Six de ceux qui la trouvent étroite la comparent à la version précédente, réputée très ample, et décrivent une chaussure plus ajustée à l’avant. Les laboratoires, qui la jugent dans l’absolu, la trouvent bien proportionnée pour la plupart des pieds.
Au milieu du pied, les avis sont plus partagés, neuf la trouvent étroite, six large, et beaucoup de ceux qui la jugent serrée en parlent comme d’un bon maintien. Le talon, renforcé sur cette version, tient le pied sans une critique.
Pied large et habitué à la v4 ? Passez par une boutique avant de commander. Ceux qui trouvaient la v4 trop ample seront mieux tenus.
La tige respire bien, à quatre réserves près. Elles parlent surtout de chaleur : un testeur a senti le pied chauffer pendant une séance rapide, un autre en été, et ce dernier la trouve en revanche très protectrice par temps froid.
La gomme tient, la mousse à nu s’use
Sur la durabilité, vingt-quatre testeurs sont rassurés, sept inquiets. Tout dépend de l’endroit de la semelle que l’on regarde.
Ceux qui sont rassurés parlent de la gomme, plus épaisse que sur la v4. Un testeur ne relève aucune usure visible après plus de 110 km, trois autres une usure faible ou nulle après 150 km, et un quatrième une usure visible mais régulière après 392 km.

Les inquiets parlent de la mousse laissée à nu entre les zones de gomme, très tendre, qui se raye et se marque vite. Deux d’entre eux pointent aussi le bord extérieur du talon : l’un y relève une usure marquée dès 120 km, plus forte que sur la v4, l’autre met en garde les coureurs lourds et ceux qui attaquent fort sur cette zone. C’est là que votre paire vieillira le plus vite.
Sur route, l’accroche a très peu de détracteurs, trois seulement, et tous visent le mouillé : peinture au sol, virages sous la pluie. Bien plus nombreux sont les testeurs qui la jugent bonne, voire excellente, sur bitume humide : seuls les marquages au sol et les virages mouillés demandent de la prudence. Hors de la route, en revanche, huit testeurs la trouvent limitée, six suffisante. Les chemins secs et bien damés passent, la terre humide et le gravier instable beaucoup moins.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
La Rebel v5 est faite pour vous si vous voulez une chaussure légère et tendre pour courir souvent, à toutes les allures, sans plaque sous le pied. Elle convient particulièrement aux coureurs à la foulée neutre et au gabarit léger ou moyen, qui peuvent s’en servir du footing jusqu’à la course sur route. Ceux qui attaquent par l’avant du pied en tireront le plus de rebond.
Elle n’est pas faite pour vous si vous avez besoin de soutien, si votre pied s’affaisse vers l’intérieur, ou si vous cherchez une paire très protectrice pour de longues sorties lentes avec un gabarit lourd. En venant d’une chaussure de vitesse à plaque, vous la trouverez souple et peu propulsive. Et si vous couriez en v4 pour vos séances rapides, essayez d’abord : la v5 est plus tendre et plus ajustée.
À 160 €, son prix ne prend aucune critique, et les testeurs qui en parlent le trouvent juste pour ce qu’elle offre.
Où acheter New Balance FuelCell Rebel v5
dès 110 €
Le détail, dimension par dimension
Voir les 13 dimensions comptées, dont 2 qui font débat
- 89
Dynamisme / retour d'énergie
50 pour · 6 contre · 8 sans avis tranché
- 95
Polyvalence d'allures
57 pour · 3 contre · 2 sans avis tranché
- 100
Confort général
61 pour · 0 contre
- 92
Quantité d'amorti
48 pour · 4 contre · 5 sans avis tranché
- 75
Stabilitéavis partagés
39 pour · 13 contre · 4 sans avis tranché
- 90
Respirabilité
36 pour · 4 contre
- 92
Accroche sur route
34 pour · 3 contre · 1 sans avis tranché
- 77
Durabilité de la semelle externe
24 pour · 7 contre · 6 sans avis tranché
- 100
Maintien du talon
31 pour · 0 contre
- 100
Rapport qualité-prix
25 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 83
Protection des articulations
15 pour · 3 contre · 2 sans avis tranché
- 43
Accroche hors routeavis partagés
6 pour · 8 contre · 2 sans avis tranché
- 89
Aptitude à la marche
8 pour · 1 contre
D’autres modèles à comparer
Nous avons lu 64 tests publiés sur cette chaussure et compté ce qu’ils en disent, dimension par dimension. Zéro paire offerte.
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