L’essentiel, d’après 52 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Respirabilité17 pour, 10 contre
- Rapport qualité-prix18 pour, 6 contre
- Accroche hors route8 pour, 3 contre
Ce qui fait consensus
- Dynamisme / retour d'énergie42 pour, 2 contre
- Quantité d'amorti50 pour, 0 contre
- Confort général47 pour, 0 contre
- Stabilité40 pour, 4 contre
- Protection des articulations36 pour, 0 contre
Le caractère de la chaussure
Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.
Distance à laquelle la chaussure convient
courtes distanceslongues distances47 testeurs sur 47 la placent côté longues distances
Fermeté de la mousse
moelleuxferme38 testeurs sur 39 la placent côté moelleux
Poids ressenti
lourdléger22 testeurs sur 31 la placent côté légeravis partagés
Largeur à l'avant-pied
étroitlarge18 testeurs sur 32 la placent côté largeavis partagés
Géométrie du déroulé
platrocker prononcé24 testeurs sur 26 la placent côté rocker prononcé
Foulée à laquelle la chaussure convient
talonavant-pied18 testeurs sur 21 la placent côté talon
Largeur au médio-pied
étroitlarge5 testeurs sur 9 la placent côté étroitavis partagés
La Vomero Plus est la chaussure d’entraînement maxi-amortie de Nike. Toute sa semelle intermédiaire est en ZoomX, la mousse haut de gamme de la marque, ici dans une version plus dense que celle de ses chaussures de compétition. La semelle monte à 45 mm au talon et 35 mm à l’avant, soit un drop, l’écart de hauteur entre les deux, de 10 mm. Pas de plaque rigide noyée dans la mousse : le rebond vient de la mousse seule. La fiche annonce 272 g, et 250 g pour la version femme.
C’est une première version, mais elle ne sort pas de nulle part. Elle prend la place de l’Invincible, l’ancienne chaussure maxi-amortie de Nike, très moelleuse et souvent jugée flottante, et se range au-dessus de la Vomero 18, la chaussure d’entraînement classique de la gamme, plus ferme et moins chère.
Sur l’amorti, le confort et la protection des jambes, les tests sont unanimes. Ils se séparent sur des questions plus pratiques : jusqu’à quelle allure elle suit, si son chaussant convient à un pied large, si elle tient chaud. Pour vos footings et vos sorties longues, elle fait exactement ce qu’on attend d’elle. Pour vos séances rapides, gardez une autre chaussure.
Plus ferme que l’Invincible, et c’est ce qui la tient debout
L’amorti ne reçoit aucun reproche, pas plus que la protection qu’il apporte aux articulations. Un seul test met en garde ceux dont les chevilles ou les genoux souffraient déjà de la souplesse de l’Invincible : ils retrouveront ici la même gêne. C’est la raison d’être de la chaussure, et elle la remplit : sous le pied, la mousse est épaisse, elle absorbe les chocs sur toute la longueur, et elle rebondit assez pour ne pas donner l’impression de courir dans le sable.
Reste à savoir ce que « moelleuse » veut dire ici. Trente-huit testeurs sur trente-neuf la placent côté moelleux. Mais beaucoup ajoutent un « pour une chaussure de cette hauteur ». Quatre tests la jugent plus ferme que l’Invincible, et plusieurs la trouvent plus ferme que son allure ne le laisse prévoir ; trois d’entre eux la sentent s’assouplir au fil des sorties. Deux la trouvent au contraire plus douce que l’Invincible. Face à une chaussure d’entraînement classique, elle est très tendre. Face à l’Invincible, elle est tenue.
C’est cette fermeté relative qui fait sa stabilité, que presque tous les tests lui reconnaissent. Plusieurs testeurs qui avaient trouvé l’Invincible instable la jugent nettement plus sûre, grâce à une base arrière élargie et à des bords de mousse qui remontent autour du pied.

Sur les quatre voix contraires, la plupart décrivent une situation précise : un virage, une descente, un dévers, cette route qui penche sur le côté, un passage de gravier, un sol de dalles irrégulières. La dernière trouve le talon mal posé au sol, même à l’arrêt. En ligne droite sur une route lisse, personne ne s’en plaint. Dès que l’appui devient imprévisible, la hauteur de la semelle se rappelle au coureur. Un testeur ajoute un autre moment, la fin des sorties très longues, quand les muscles qui stabilisent la cheville commencent à fatiguer.
Même parmi ceux qui la jugent stable, plusieurs posent une limite : elle ne corrige rien. Si votre pied s’affaisse vers l’intérieur à chaque foulée, ce que les coureurs appellent la pronation, et que vous cherchez une chaussure qui le retienne, celle-ci n’est pas conçue pour ça.
La foulée tranche aussi : dix-huit testeurs sur vingt et un la réservent à une attaque talon, quand le talon touche le sol en premier. Le drop de 10 mm et le talon très épais vont dans ce sens. Un testeur qui attaque par l’avant du pied y trouve malgré tout une poussée vive, un autre juge le drop trop haut pour sa foulée.
Vous attaquez du talon et vous courez surtout sur route ? Vous êtes exactement le coureur pour qui elle a été dessinée.
Une chaussure d’endurance, qui décroche vers 4 min 15 au kilomètre
Le dynamisme, le retour d’énergie qu’on sent à chaque appui, ne prend que deux critiques. Aux allures faciles et moyennes, la mousse rend ce qu’elle reçoit, et la chaussure avance plus facilement qu’on ne l’attendrait d’une telle semelle.
La polyvalence est plus discutée : trente tests la jugent polyvalente, six la trouvent limitée. Ceux qui la trouvent polyvalente la jugent pour une chaussure maxi-amortie, une catégorie qu’on réserve d’habitude au footing lent : elle accepte une sortie longue, une progressive, ce footing qu’on accélère sur la fin, ou quelques blocs à allure soutenue. Ceux qui la trouvent limitée regardent ce qu’on attend d’une chaussure à tout faire, et notent qu’elle ne suit pas les séances rapides.
Cinq tests situent l’allure où elle décroche. L’un la sent perdre en précision plus vite que 4 min 15 au kilomètre, un autre la trouve encombrante plus vite que 4 min 20. Un troisième, qui l’a emmenée sur piste entre 3 min 30 et 3 min au kilomètre, y constate ses limites. Un quatrième ne la sortirait pas à allure marathon, et un autre juge que la mousse ne répond plus assez vite passé le tempo, l’allure soutenue qu’on tient une heure environ.
Le poids recoupe ce partage : vingt-deux testeurs la trouvent légère, neuf la trouvent lourde. Les premiers la jugent pour ce qu’elle est. Pour 45 mm de mousse, elle est étonnamment légère, et plusieurs tests la trouvent plus légère que la Vomero 18 malgré sa semelle plus haute. Les seconds la jugent dès qu’ils accélèrent. Les tests qui la pèsent trouvent entre 275 et 293 g selon la pointure, et c’est ce poids qui se fait sentir au moment de relancer.
Pour un marathon, trois tests posent une limite chiffrée : deux la réservent à ceux qui courent en plus de 4 heures, le troisième à ceux qui visent plus de 3 h 10.
En venant d’une chaussure d’entraînement classique, vous trouverez qu’elle fait plus que le footing. Pour le fractionné, ces séances d’intervalles rapides, ou une course à objectif chronométré, une chaussure plus légère vous servira mieux.
Plus large que les autres Nike, pas assez pour un pied large
Sur la largeur de l’avant-pied, les tests se partagent : dix-huit la trouvent large, quatorze la trouvent étroite.
Nike a la réputation de chausser serré, et ceux qui la trouvent large la comparent souvent à la Vomero 18 ou aux autres modèles de la marque : plusieurs y trouvent plus de place et plus de volume dans la boîte à orteils, l’espace où les orteils s’étalent à l’appui. Ceux qui la trouvent étroite la jugent dans l’absolu, souvent avec un pied large ou des chaussettes d’hiver épaisses, et préviennent qu’un pied large risque de s’y sentir comprimé. Les deux constats sont vrais : c’est une Nike plus généreuse que la moyenne de la marque, qui reste une chaussure de largeur moyenne.
Au médio-pied, le milieu du pied, le partage est trop serré pour conclure. La tige, le dessus de la chaussure, n’enveloppe pas le pied d’une chaussette intérieure comme celle de la Vomero 18 : la languette est simplement rembourrée, et le volume intérieur s’en trouve un peu plus grand. Deux tests en tirent une conséquence sur la pointure : elle chausse un peu grand, et l’un d’eux note qu’un pied fin peut y flotter en montée. La plupart des testeurs l’ont prise à leur taille habituelle sans souci.

Le talon, lui, est bien tenu, et plusieurs testeurs notent que le problème de talon qui glissait sur l’Invincible a disparu. L’une des deux réserves décrit un col un peu ample sur les côtés, l’autre, celle d’un labo qui mesure la chaussure en plus de la courir, un léger compromis sur la tenue. Un test conseille d’utiliser le dernier œillet pour verrouiller le talon dès la première sortie.
Votre pied est fin ou moyen, et les Nike vous serrent d’habitude ? Elle vous ira mieux que les autres. Il est franchement large ? Mieux vaut chercher ailleurs, ou l’essayer avant d’acheter.
Un rembourrage qui protège le pied, et lui tient chaud
Le confort ne prend aucune critique. Le col et la languette sont épais, la maille est douce, et le pied se sent enveloppé dès l’enfilage. C’est aussi ce rembourrage qui explique le désaccord sur la respirabilité : dix-sept tests la jugent respirante, dix la trouvent trop chaude.
Ceux qui la jugent respirante regardent la maille, une double couche ajourée qui laisse passer l’air, et plusieurs l’ont courue en plein été sans souffrir de la chaleur. Ceux qui la trouvent chaude regardent la languette et le col : plusieurs écrivent que le rembourrage, si confortable, retient la chaleur. Les deux labos, qui mesurent la circulation de l’air, la jugent faible.
Vous courez surtout par temps frais, ou tôt le matin ? Ce point ne vous concernera pas. Pour des sorties longues en plein été, sous un climat chaud, il pèse davantage.
Une gomme qui dure, une accroche qui hésite sur le mouillé
La semelle extérieure est couverte de caoutchouc sur toute sa longueur, et sa durabilité ne suscite que deux réserves. La gomme est tendre, et s’use plus vite aux points d’appui : un testeur y voit une usure nette après 160 km, tout en notant que la mousse, elle, tient très bien.

L’accroche sur route est jugée bonne, sur sec comme sur mouillé, et seuls deux tests la critiquent. Sur le mouillé, une minorité nuance pourtant : plusieurs tests, sans la condamner, la trouvent moyenne sur les surfaces les plus glissantes, les dalles lisses, la peinture ou les plaques métalliques. Un test prévient que cette adhérence baisse à mesure que la gomme s’use. La majorité de ceux qui l’ont courue sous la pluie la trouvent pourtant sûre, et un testeur n’a jamais glissé, même sur les marquages au sol.
Hors du bitume, elle passe sur les chemins stabilisés et le gravier fin, et plusieurs testeurs l’y ont emmenée sans difficulté. L’herbe mouillée, la boue et les sentiers irréguliers restent à éviter, d’autant que la hauteur de la semelle y rend l’appui incertain.
Sur route, cette semelle vous suivra longtemps, pluie comprise. Sur les dalles lisses et les plaques d’égout mouillées, restez simplement attentif.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
La Vomero Plus est faite pour vous si vous cherchez une chaussure très amortie pour vos footings, vos sorties longues et vos jours de récupération, et si vous attaquez du talon. Pour un coureur qui accumule les kilomètres et veut ménager ses jambes, pour un marathonien qui ne vise pas un chrono serré, et pour quiconque avait aimé l’Invincible sans supporter son instabilité.
Elle n’est pas faite pour vous si vous cherchez une chaussure de vitesse, si vous avez besoin d’une chaussure qui retienne une pronation marquée, si votre pied est large, ou si vos parcours passent souvent par des virages serrés et des chemins irréguliers. Pour un usage plus varié, la Vomero 18, plus ferme, plus basse et moins chère, est l’alternative que plusieurs tests citent.
À 180 €, son prix est plutôt bien accepté : dix-huit tests le jugent justifié, six le trouvent élevé. Ce qui les sépare, c’est la chaussure à laquelle ils la comparent. Les plus favorables la mettent face aux chaussures d’entraînement de son niveau d’amorti, dont certaines dépassent 200 €, et notent que le prix n’a pas bougé depuis l’Invincible. Les plus réservés la comparent à la Vomero 18 ou à des chaussures d’entraînement plus simples, moins chères, et un test juge qu’elle devient vraiment intéressante entre 130 et 150 €. Si elle remplace l’Invincible dans votre placard, vous n’y perdez rien. Si vous hésitez avec la Vomero 18, l’écart de prix vous achète du moelleux, pas de la polyvalence.
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- 95
Dynamisme / retour d'énergie
42 pour · 2 contre · 7 sans avis tranché
- 100
Quantité d'amorti
50 pour · 0 contre
- 100
Confort général
47 pour · 0 contre
- 91
Stabilité
40 pour · 4 contre · 2 sans avis tranché
- 83
Polyvalence d'allures
30 pour · 6 contre · 6 sans avis tranché
- 100
Protection des articulations
36 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 93
Accroche sur route
26 pour · 2 contre · 5 sans avis tranché
- 63
Respirabilitéavis partagés
17 pour · 10 contre · 3 sans avis tranché
- 93
Durabilité de la semelle externe
27 pour · 2 contre
- 75
Rapport qualité-prixavis partagés
18 pour · 6 contre · 2 sans avis tranché
- 92
Maintien du talon
22 pour · 2 contre · 1 sans avis tranché
- 73
Accroche hors routeavis partagés
8 pour · 3 contre · 3 sans avis tranché
- 83
Aptitude à la marche
5 pour · 1 contre
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