L’essentiel, d’après 52 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Dynamisme / retour d'énergie28 pour, 12 contre
- Quantité d'amorti27 pour, 10 contre
Ce qui fait consensus
- Confort général46 pour, 1 contre
- Polyvalence d'allures39 pour, 3 contre
- Respirabilité34 pour, 4 contre
- Accroche sur route29 pour, 3 contre
- Durabilité de la semelle externe33 pour, 1 contre
Le caractère de la chaussure
Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.
Fermeté de la mousse
moelleuxferme16 testeurs sur 31 la placent côté moelleuxavis partagés
Poids ressenti
lourdléger17 testeurs sur 33 la placent côté lourdavis partagés
Distance à laquelle la chaussure convient
courtes distanceslongues distances21 testeurs sur 33 la placent côté longues distancesavis partagés
Largeur à l'avant-pied
étroitlarge13 testeurs sur 21 la placent côté étroitavis partagés
Géométrie du déroulé
platrocker prononcé11 testeurs sur 20 la placent côté rocker prononcéavis partagés
Foulée à laquelle la chaussure convient
talonavant-pied19 testeurs sur 19 la placent côté talon
Largeur au médio-pied
étroitlarge8 testeurs sur 8 la placent côté étroit
La Pegasus 41 est la chaussure d’entraînement que Nike décline depuis quarante ans, et cette version ne cherche pas à la réinventer. La marque a changé la mousse, rehaussé la semelle, arrondi un peu le déroulé et élargi l’appui sous le talon. Le reste de la recette est intact : un drop de 10 mm, c’est-à-dire l’écart de hauteur entre le talon et l’avant du pied, deux bulles d’air Zoom, une gomme épaisse, un chaussant Nike.
Le résultat est une chaussure double, et c’est là que les testeurs se séparent. L’arrière est neuf, tendre et bien amorti. L’avant n’a presque pas bougé, et il reste mince et ferme. Selon que vous posez le talon ou l’avant du pied, selon que vous la comparez à la Pegasus 40 ou aux mousses les plus récentes, vous ne courrez pas avec la même chaussure.
Si vous attaquez du talon et que vos sorties se courent à allure d’endurance, elle reste un choix sûr, confortable, solide et prévisible. Si vous cherchez du rebond, si vous posez l’avant du pied ou si vous préparez un marathon, les réserves qui suivent vous concernent directement.
Ce que change la 41e génération, et pour qui
Le changement tient d’abord dans un nom, ReactX. C’est la mousse apparue sur l’InfinityRN 4, et elle remplace la React des versions précédentes. Nike lui prête 13 % de réactivité en plus, et les tests qui se prononcent sur cette promesse vont de « on n’en est pas loin » à « je ne sens pas la différence ». Un détail compte plus que ce chiffre pour comprendre la suite : deux tests précisent que la nouvelle mousse est logée à l’arrière de la chaussure.

La semelle a pris de la hauteur, et l’arrière a été retravaillé. La plateforme est plus large sous le talon, et des bords de semelle remontent sur les côtés pour recentrer le pied à la réception. Un laboratoire la décrit comme la semelle la plus arrondie que Nike ait jamais donnée à une Pegasus. Le dessus a été refait lui aussi, avec un mesh plus léger et plus aéré.
Tout cela a un prix, sur la balance et en magasin. La fiche annonce 270 g en pointure 42, et les tests qui pèsent leur paire relèvent jusqu’à près de 300 g selon la taille, et la plupart de ceux qui la comparent à la 40 la trouvent un peu plus lourde. Le prix de référence est passé à 140 €, et plusieurs tests le notent.
Pour qui ça change tout ? En venant d’une Pegasus 40 que vous trouviez un peu sèche, la 41 vous paraîtra plus amortie et plus vivante. En découvrant la gamme après une chaussure à mousse récente, ces progrès vous sembleront modestes.
Confort, maintien, durabilité : presque l’unanimité
Le confort d’abord, qui ne prend qu’une réserve, et le maintien du talon, qui n’en prend aucune. Le col rembourré, la languette épaisse et le contrefort ferme, la coque qui entoure le talon, tiennent le pied sans le serrer, et c’est la qualité que les habitués de la gamme retrouvent d’une version à l’autre.
La durabilité est l’autre point fort, et l’un des tests ne se donne même pas la peine de la discuter : la Pegasus n’a jamais eu de problème connu de ce côté-là. La stabilité suit, sans vraie réserve : les deux voix contraires rappellent seulement que c’est une chaussure neutre, sans soutien pour un pied qui s’affaisse vers l’intérieur. Et les testeurs qui l’ont portée en dehors de la course la recommandent aussi pour marcher.
La respirabilité mérite une nuance. Les réserves sont rares, et elles disent toutes la même chose : ce dessus rembourré tient chaud en été. Si vous courez surtout par forte chaleur, prévoyez des chaussettes fines.
L’accroche sur route, enfin, est jugée bonne par une large majorité. Les trois voix contraires visent pourtant le même endroit, le sol mouillé, et un laboratoire mesure une adhérence faible. Sur bitume sec, vous ne verrez pas le problème. Sous la pluie, sur une plaque d’égout ou un trottoir lisse, soyez prudent dans les virages et à la relance.
Hors route, la gomme épaisse et ses crampons courts s’en sortent mieux qu’on ne l’attendrait d’une chaussure de route : la plupart des tests qui l’ont emmenée sur les chemins s’en satisfont. Les réserves posent toutes la même limite, les sentiers techniques et rocailleux. Un chemin de terre ou une allée gravillonnée ne lui posent aucun problème.
Un talon tendre, un avant-pied ferme
Ici, les tests se coupent en deux : quinze testeurs trouvent la mousse ferme, seize la trouvent moelleuse. Les deux camps décrivent chacun une moitié de la chaussure.
Ceux qui la trouvent moelleuse parlent de l’arrière. Ils décrivent un atterrissage doux, un talon plus tendre et plus haut que sur aucune Pegasus précédente, un pied qui s’enfonce à la réception. C’est là que se trouve la nouvelle mousse, et un canal plus large sous le talon l’aide encore à s’écraser.

Ceux qui la trouvent ferme parlent de l’avant. Un laboratoire décrit un avant-pied « exceptionnellement ferme », d’autres tests une semelle dure, mince, qui transmet le sol. Plusieurs attribuent cette fermeté à la bulle d’air placée sous l’avant-pied, gonflée sous pression, et deux d’entre eux vont plus loin : pour que l’écart entre l’arrière et l’avant ne soit pas trop brutal, tout le reste de la chaussure a dû rester assez ferme.
Le même partage se retrouve sur l’amorti. Une nette majorité le juge suffisant, et dix tests le trouvent un peu court. Presque toutes ces réserves visent la même zone, l’avant-pied, décrit comme mince, dur, trop peu protecteur. L’amorti sous le talon, lui, ne prend presque aucune critique.
La conséquence tombe sur votre foulée, et là-dessus les testeurs s’accordent sans exception : les dix-neuf testeurs qui se prononcent destinent la Pegasus 41 à une attaque par le talon. Le drop de 10 mm va dans le même sens. Un test prévient qu’un coureur qui pose l’avant du pied trouvera la sensation étrange, faute de mousse là où il atterrit.
Ce que ça change pour vous : en attaquant du talon, vous courez sur la meilleure partie de la chaussure. En posant à plat ou vers l’avant, sur la moins bonne.
Plus vive que la 40, plus lente que les mousses modernes
Sur le dynamisme, vingt-huit tests la trouvent réactive, douze la trouvent plate. La différence tient d’abord à la chaussure à laquelle chacun la compare.
Ceux qui la trouvent vive la comparent à la Pegasus 40. Pour eux, le progrès est net et immédiat : plus de rebond, plus d’entrain, une chaussure qui ne demande plus à être poussée. Ceux qui la trouvent plate la comparent aux mousses de dernière génération, et un test la juge « à des années-lumière » de ce qu’elles offrent.
L’allure fait le reste. À rythme d’endurance, les uns comme les autres décrivent une chaussure agréable. C’est en accélérant que les avis se séparent, et les tests qui la trouvent plate décrivent souvent le même moment, celui où le pied pousse sur l’avant et ne reçoit presque rien en retour. Un testeur raconte une séance de huit répétitions de 400 m autour de 4 min 08 au kilomètre, où son poids et son manque de nervosité sautaient aux yeux.
La géométrie suit exactement la même ligne. Onze testeurs décrivent une semelle arrondie qui aide à dérouler, neuf la trouvent plate. Les premiers la comparent aux anciennes Pegasus, bien plus plates. Les seconds la comparent aux chaussures récentes à semelle très arrondie, et plusieurs précisent que l’arrondi s’arrête au talon : à l’avant, c’est le pied qui fait le travail.
Si vous vous entraînez surtout en endurance, avec quelques accélérations de temps en temps, elle fera l’affaire. Pour les séances rapides, gardez une autre paire.
Jusqu’au semi, pas toujours au-delà
Vingt et un testeurs la destinent aux longues distances, douze aux distances plus courtes. Ce qui les sépare : l’allure de leurs sorties, et la partie du pied qu’ils regardent.
Ceux qui la gardent pour le long parlent de sorties à allure modérée, et l’un d’eux rapporte même une victoire sur un ultra de 400 km, en Pegasus d’un bout à l’autre. Ceux qui fixent une limite la placent au même endroit : trois tests situent la bascule autour de 20 km, quand l’avant-pied mince et le poids commencent à se faire sentir. C’est cohérent avec ce qui précède. Le talon protège sur la durée, l’avant-pied beaucoup moins, et plus la sortie s’allonge, plus il travaille.
Le poids se discute de la même façon : seize testeurs la trouvent légère, dix-sept lourde. Ceux qui la trouvent lourde regardent la balance, et deux tests la rangent désormais parmi les plus lourdes de sa catégorie. Ceux qui la trouvent légère parlent de ce qu’ils sentent au pied, et deux tests résument l’écart en disant qu’elle court plus légère que ce que la balance annonce. Là où le poids se fait vraiment sentir, c’est à l’accélération : les tests qui s’en plaignent parlent de fractionné (des séances d’intervalles rapides), de fartlek (des changements d’allure libres au fil de la sortie), de relances.
Si vos sorties longues dépassent régulièrement les 20 km, ou si vous préparez un marathon, essayez une chaussure plus épaisse à l’avant avant de trancher. En dessous, la Pegasus tient la distance sans difficulté.
Un chaussant Nike, et une version large pour y échapper
Huit testeurs trouvent l’avant-pied large, treize le trouvent étroit. Nike a une réputation de chaussants serrés, et elle pèse ici autant que la chaussure elle-même.
Un laboratoire donne un premier élément : mesuré à son point le plus large, l’avant-pied est aussi large que celui de la Vomero, une chaussure de la marque réputée spacieuse. Un autre test explique pourquoi elle paraît pourtant plus étroite que ses concurrentes : une doublure intérieure enveloppe le pied de bout en bout et réduit le volume disponible. La semelle est large, l’intérieur l’est moins.
Au milieu du pied, en revanche, aucun testeur ne la trouve large. La voûte est ajustée, de faible volume, et c’est ce qui donne au chaussant son caractère tenu.
Chez les pieds larges, les avis se partagent : certains testeurs au pied fort n’ont rien senti de gênant, un autre regrette de ne pas avoir pris une pointure au-dessus. La réponse la plus simple est donnée par plusieurs tests : la Pegasus 41 existe en version large. Si vous avez le pied fort, c’est elle qu’il faut essayer, plutôt que de monter d’une demi-pointure.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
Elle est faite pour vous si vous attaquez du talon, si vos sorties se courent surtout à allure d’endurance et ne dépassent pas souvent le semi-marathon, et si vous voulez une chaussure qui dure, qui tient le pied et qui ne réserve aucune surprise. Elle l’est aussi si vous débutez, ou si vous cherchez une paire qui passe de la course à la marche.
Elle ne l’est pas si vous posez l’avant du pied, si vous cherchez le rebond des mousses récentes, si vous voulez une seule paire pour le fractionné, ou si vous courez souvent sous la pluie sur des sols lisses.
Côté prix, comptez 140 € au catalogue. Vingt-cinq tests le jugent justifié, sept le trouvent trop élevé. Là encore, tout dépend du point de comparaison. Ceux qui le trouvent juste regardent ce que la chaussure offre en confort et en longévité pour une paire d’entraînement. Ceux qui le trouvent trop élevé notent que la Pegasus coûte plus cher qu’avant, et que ses concurrentes offrent désormais plus d’amorti et plus de rebond pour le même prix, ou moins. Si vous la trouvez en promotion, l’argument penche nettement en sa faveur.
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Le détail, dimension par dimension
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- 70
Dynamisme / retour d'énergieavis partagés
28 pour · 12 contre · 9 sans avis tranché
- 98
Confort général
46 pour · 1 contre · 2 sans avis tranché
- 93
Polyvalence d'allures
39 pour · 3 contre · 5 sans avis tranché
- 73
Quantité d'amortiavis partagés
27 pour · 10 contre · 9 sans avis tranché
- 89
Respirabilité
34 pour · 4 contre
- 91
Accroche sur route
29 pour · 3 contre · 5 sans avis tranché
- 97
Durabilité de la semelle externe
33 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché
- 78
Rapport qualité-prix
25 pour · 7 contre · 2 sans avis tranché
- 94
Stabilité
29 pour · 2 contre · 1 sans avis tranché
- 100
Maintien du talon
28 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 81
Protection des articulations
17 pour · 4 contre · 1 sans avis tranché
- 82
Accroche hors route
14 pour · 3 contre · 1 sans avis tranché
- 100
Aptitude à la marche
9 pour · 0 contre
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