Avis

Avis Hoka Clifton 10 : ce que change le drop à 8 mm

  • 10 min de lecture
  • 36 tests analysés

Nous avons lu les 36 tests publiés sur la Hoka Clifton 10 et compté ce que chacun en dit. Chaque note est la part des testeurs qui en disent du bien : 100, aucun ne critique ce point ; 20, presque tous le critiquent. Le Runstameter fait le même compte, tous critères confondus.

Comment nous comptons

L’essentiel, d’après 36 tests

Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.

Ce qui divise les testeurs

  • Dynamisme / retour d'énergie15 pour, 15 contre
  • Polyvalence d'allures17 pour, 9 contre
  • Durabilité de la semelle externe15 pour, 7 contre
  • Accroche hors route8 pour, 4 contre
  • Rapport qualité-prix5 pour, 2 contre

Ce qui fait consensus

  • Confort général33 pour, 0 contre
  • Quantité d'amorti33 pour, 0 contre
  • Stabilité29 pour, 0 contre
  • Maintien du talon23 pour, 0 contre
  • Protection des articulations20 pour, 0 contre

Le caractère de la chaussure

Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.

  • Fermeté de la mousse

    moelleuxferme

    18 testeurs sur 26 la placent côté moelleuxavis partagés

  • Poids ressenti

    lourdléger

    20 testeurs sur 24 la placent côté léger

  • Largeur à l'avant-pied

    étroitlarge

    15 testeurs sur 21 la placent côté largeavis partagés

  • Géométrie du déroulé

    platrocker prononcé

    22 testeurs sur 22 la placent côté rocker prononcé

  • Distance à laquelle la chaussure convient

    courtes distanceslongues distances

    21 testeurs sur 21 la placent côté longues distances

  • Foulée à laquelle la chaussure convient

    talonavant-pied

    11 testeurs sur 12 la placent côté talon

  • Largeur au médio-pied

    étroitlarge

    6 testeurs sur 10 la placent côté étroitavis partagés

La Clifton 10 est une chaussure d’entraînement qui protège plus qu’elle ne relance, et c’est un choix assumé par Hoka. La marque a monté le drop, l’écart de hauteur entre le talon et l’avant du pied, de 5 à 8 mm, élargi l’avant-pied, renforcé le talon, et gardé la même mousse. Résultat : une paire dans laquelle un coureur qui attaque du talon se sent immédiatement chez lui, très confortable, remarquablement stable pour sa hauteur de semelle, et franchement plate dès qu’on cherche à accélérer.

C’est là que les testeurs se séparent, et le partage n’a rien de mystérieux : ceux qui la trouvent vivante courent en endurance, ceux qui la trouvent molle ont fait des séances rapides avec. Même chose sur la mousse, jugée moelleuse par les uns et ferme par les autres selon ce qu’ils avaient aux pieds le mois précédent.

Si vous cherchez une paire pour enchaîner les kilomètres faciles et les sorties longues sans vous abîmer, elle fait exactement ce qu’on lui demande. Si vous en voulez une seule pour tout faire, fractionné (les séances d’intervalles rapides) compris, passez votre chemin.

Trois millimètres qui changent tout

Le drop de la Clifton passe de 5 à 8 mm. C’est une ligne de fiche technique, et c’est pourtant le changement qui décide de presque tout le reste.

Sur le type de foulée auquel elle convient, les tests répondent presque tous la même chose : l’attaque talon. Le talon plus épais et le drop relevé servent d’abord le coureur qui pose l’arrière du pied, et un test prévient que ce choix déplaira à ceux qui préfèrent courir sur un drop bas, plus près de leur foulée naturelle. Hoka a déplacé sa Clifton vers un autre coureur que celui qu’elle servait jusqu’ici.

Profil de la Hoka Clifton 10, hauteur de semelle et drop de 8 mm

Le deuxième changement est celui qu’on ne voit pas, parce qu’il n’a pas eu lieu. La mousse n’a pas bougé. Géométrie retravaillée, tige refaite, talon renforcé, et sous le pied la même CMEVA, une EVA moulée classique, à l’heure où la concurrence est passée aux mousses supercritiques, expansées au gaz, plus légères et plus rebondissantes. Retenez cette phrase : elle explique à elle seule le reproche qui revient le plus, le manque de relance, et celui qu’on lit parfois sur le prix.

Le poids, lui, a augmenté. Les tests qui posent la paire sur une balance relèvent autour de 280 g, et jusqu’à 290 g dans une pointure plus grande. Des tests notent que la 10 a pris du poids par rapport à la 9, et y voient une partie de son manque de relance. Elle reste pourtant légère pour ce qu’elle porte, et c’est ce que retient la grande majorité des testeurs : autant de mousse pour aussi peu sur la balance.

Confort, amorti, stabilité : l’unanimité

Une partie de cette chaussure ne fait débat nulle part, quelle que soit la langue du test.

L’amorti d’abord, que personne ne prend en défaut, et le confort avec lui. L’accroche sur route ne prend aucune critique en dix-huit tests, sur sec comme sur mouillé. Le talon tient le pied, et aucun test ne dit le contraire. Et un usage revient avec une régularité qui en dit long sur le genre de chaussure dont on parle : les testeurs sont nombreux à la recommander aussi pour marcher.

Le plus intéressant est ailleurs. Aucun test ne la trouve instable, et c’est la façon dont ils l’écrivent qui compte : ils la notent stable malgré sa hauteur de semelle, pas indépendamment d’elle. Une semelle aussi épaisse et aussi souple devrait rouler sur les côtés. Celle-ci ne le fait pas, et plusieurs tests attribuent ça à la largeur de la plateforme et aux bords qui remontent sur le pied. La seule mise en garde vient d’un test qui déconseille les sols irréguliers, où la hauteur de semelle brouille la lecture du terrain.

Talon de la Hoka Clifton 10, vue arrière

Un mot sur la respirabilité, qui fait exception. Ceux qui la critiquent ont presque tous un point commun qui mérite d’être dit : ils parlent de chaleur, d’été ou de climat chaud. Si vous courez au mois d’août dans le sud, la réserve est pour vous. Sinon, elle ne l’est pas.

Dynamique ou molle ? Tout dépend de votre allure

Ici, les tests se coupent exactement en deux : quinze trouvent la Clifton 10 dynamique, quinze la trouvent plate.

En les lisant côte à côte, la contradiction se dissout. Ils ne courent pas à la même vitesse.

Ceux qui la trouvent dynamique décrivent la même sensation : un déroulé qui se fait tout seul, une bascule du talon vers l’avant qu’on n’a pas besoin de provoquer, une chaussure qui avance sans qu’on la pousse. C’est le travail de la semelle arrondie, et il fonctionne parfaitement à allure d’endurance.

Ceux qui la trouvent plate parlent d’autre chose : de ce qui se passe quand on accélère. La mousse encaisse l’appui et ne le rend pas. Un testeur situe la bascule autour de 4 min 30 au kilomètre : plus lentement, la chaussure suit ; plus vite, elle traîne. Plusieurs tests conseillent d’aller voir ailleurs pour le fractionné, le tempo (une allure soutenue tenue longtemps) et la piste, et l’un d’eux va jusqu’à nommer les modèles à regarder à la place.

Les deux camps ont raison, et ils décrivent la même paire. La vraie question n’est donc pas de savoir si cette chaussure est dynamique. C’est de savoir à quelle allure vous passez vos kilomètres. Si vos séances rapides tiennent déjà dans une autre paire, ce désaccord ne vous concerne pas.

« Polyvalente » : le mot qui divise plus que la chaussure

Dix-sept testeurs la disent polyvalente, neuf disent qu’elle ne l’est pas. Ils décrivent pourtant exactement la même chose, avec des mots opposés.

Ceux qui la disent polyvalente pensent distances et usages. Le footing du mardi, la sortie longue du dimanche, un 10 km, un marathon en allure tranquille, la marche, le voyage, la journée debout. Une seule paire pour tout ce qui n’est pas rapide.

Ceux qui disent l’inverse pensent allures. Une chaussure qui ne sait faire qu’une chose, les kilomètres faciles, et qu’il faut compléter dès qu’on veut travailler la vitesse.

Le mot recouvre les deux, et tout le désaccord tient là-dedans. Sur le fond, ils tombent d’accord sans le savoir : gamme de distances très large, gamme d’allures très étroite.

Ceux qui connaissent la version précédente ajoutent une nuance qui compte si vous renouvelez votre paire. La 9 se laissait emmener vite plus facilement. La 10 a échangé un peu de vivacité contre du confort et de la protection, et il faut le savoir avant de commander la même pointure par habitude.

Moelleuse pour les uns, ferme pour les autres

Sur vingt-six testeurs qui tranchent, dix-huit placent la mousse du côté moelleux et huit du côté ferme. Ce sont les mêmes semelles, et personne ne ment.

Tout tient au point de comparaison, et les testeurs le disent eux-mêmes dès qu’on les lit en entier. Ceux qui la trouvent ferme viennent des chaussures d’entraînement récentes, celles qui sont passées aux mousses supercritiques : à côté d’elles, la CMEVA est franchement plus dense. Ceux qui la trouvent moelleuse la jugent contre le bitume et contre leurs jambes, et là, elle est très douce.

Un testeur donne la clé sans y penser : elle paraît ferme à la marche et s’assouplit une fois lancé. Retenez-le si vous l’essayez en magasin, parce que vous jugerez la version la plus ferme d’une chaussure que vous ne sentirez pas comme ça en courant.

Plusieurs tests prennent soin de préciser qu’elle n’est pas un marshmallow : elle amortit sans s’effondrer. C’est cohérent avec sa stabilité, et c’est probablement la même qualité vue de deux côtés. Une mousse qui ne s’écrase pas est une mousse qui tient droit.

Un avant-pied plus large, ce qui ne le rend pas large

Quinze testeurs sur vingt et un décrivent un avant-pied large, les six autres le trouvent encore étroit. Là encore, ils ne comparent pas à la même chose.

Sur le fait brut, tout le monde s’accorde : la 10 est plus large que la 9. Un test l’a mesurée, 92,2 mm au point le plus large sur la 9 contre 97,2 mm sur la 10. Cinq millimètres se sentent, et ce sont les testeurs aux pieds larges qui le remarquent en premier.

Ceux qui la trouvent encore étroite ne la comparent pas à la génération précédente mais au reste du marché. Et de ce côté, c’est une Hoka : le chaussant reste enveloppant, un testeur note que l’élargissement s’est surtout fait sur le bord extérieur du pied, un autre signale une gêne à l’articulation des orteils au-delà d’une demi-heure d’effort.

Autrement dit : plus large qu’avant, pas large dans l’absolu. Si vous avez un pied vraiment fort, les versions Wide et X-Wide, larges et très larges, existent, et un testeur qui devait les commander sur les modèles précédents dit ne plus en avoir besoin sur celui-ci.

Le milieu du pied, le médio-pied, divise aussi : six testeurs le trouvent étroit, quatre large, et chacun décrit une autre partie de la chaussure. Ceux qui le trouvent étroit décrivent la tige, qui serre et tient le pied. Ceux qui le trouvent large décrivent surtout la plateforme en dessous, volontairement élargie. Les deux sont vrais : un chaussant ajusté posé sur une semelle large, ce qui explique aussi une bonne part de sa stabilité.

La semelle s’use là où la gomme s’arrête

Quinze testeurs trouvent la semelle solide, sept s’en inquiètent. Cette fois, tout dépend de l’endroit de la semelle qu’on regarde.

Ceux qui la trouvent solide regardent la gomme. Un laboratoire mesure 3,6 mm de gomme, assez selon lui pour rendre une usure précoce très peu probable, et un testeur qui a passé les 160 km n’y relève presque aucune trace d’usure.

Semelle de la Hoka Clifton 10 vue de dessous, gomme et mousse à nu

Ceux qui s’inquiètent regardent entre les patins. La gomme ne couvre pas toute la surface, la mousse est à nu par endroits, et c’est là que ça part. Les signalements sont précis et ils convergent : un test relève une usure nette de ces zones vers 150 km, un autre dès une cinquantaine de kilomètres.

Personne ne se trompe. Cette chaussure a une bonne gomme et une mousse exposée qui vieillit plus vite qu’elle, ce qui veut dire que son usure sera visible bien avant d’être gênante. Sur la longévité totale, les chiffres avancés vont de 500 à 800 km selon les tests, des estimations que rien ne mesure.

Un terrain la met plus en danger que les autres. Hors route, les testeurs qui trouvent l’accroche correcte parlent de chemins roulants, de terre battue et de parcs urbains. Sur terrain technique ou détrempé, ceux qui ont essayé rapportent des glissades. C’est une chaussure de route qui tolère un chemin sec, et rien de plus hors du bitume.

Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas

Les consensus disent ce qu’une chaussure fait bien. Ce sont les désaccords qui disent à qui elle va, parce qu’un camp minoritaire n’a pas tort : c’est un camp qui ne court pas comme les autres.

Elle est pour vous si :

  • vous attaquez du talon : sur ce point, les tests sont presque unanimes
  • vous cherchez une paire d’endurance, de sortie longue et de récupération, et vos séances rapides ont déjà la leur
  • vous voulez beaucoup d’amorti sans le tangage qui l’accompagne d’habitude : aucun test ne la trouve instable, c’est son meilleur argument
  • vous marchez beaucoup dedans, en voyage ou debout toute la journée
  • vous aviez trouvé les Clifton précédentes trop étroites à l’avant

Elle n’est pas pour vous si :

  • vous attaquez de l’avant-pied ou du médio-pied franc. Les 8 mm de drop jouent contre vous, et les tests le disent sans détour
  • vous voulez une seule paire pour tout, fractionné compris. Près de la moitié des tests la trouvent plate dès qu’on accélère
  • vous aimez sentir le sol. La hauteur de semelle coupe la sensation de terrain
  • vous courez par forte chaleur et vous y êtes sensible
  • vous passez souvent sur des chemins techniques ou détrempés

Le vrai partage sépare ceux qui cherchent une chaussure qui protège de ceux qui cherchent une chaussure qui relance, quel que soit leur niveau. La Clifton 10 est la première, elle l’assume, et on peut lui reprocher de le facturer au tarif d’une chaussure qui saurait faire les deux.

Où acheter Hoka Clifton 10

dès 125 €

  • 125 €160 € -22 %Voir

Le détail, dimension par dimension

Voir les 13 dimensions comptées, dont 5 qui font débat
  • 100

    Confort général

    33 pour · 0 contre · 3 sans avis tranché

  • 100

    Quantité d'amorti

    33 pour · 0 contre

  • 50

    Dynamisme / retour d'énergieavis partagés

    15 pour · 15 contre · 2 sans avis tranché

  • 65

    Polyvalence d'alluresavis partagés

    17 pour · 9 contre · 5 sans avis tranché

  • 100

    Stabilité

    29 pour · 0 contre · 2 sans avis tranché

  • 68

    Durabilité de la semelle externeavis partagés

    15 pour · 7 contre · 1 sans avis tranché

  • 100

    Maintien du talon

    23 pour · 0 contre

  • 77

    Respirabilité

    17 pour · 5 contre

  • 100

    Protection des articulations

    20 pour · 0 contre

  • 100

    Accroche sur route

    18 pour · 0 contre

  • 67

    Accroche hors routeavis partagés

    8 pour · 4 contre · 2 sans avis tranché

  • 100

    Aptitude à la marche

    13 pour · 0 contre

  • 71

    Rapport qualité-prixavis partagés

    5 pour · 2 contre · 5 sans avis tranché

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Nous avons lu 36 tests publiés sur cette chaussure et compté ce qu’ils en disent, dimension par dimension. Zéro paire offerte.

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