Avis

Avis Hoka Cielo X1 3.0 : plus stable, toujours exigeante

  • 10 min de lecture
  • 50 tests analysés

Nous avons lu les 50 tests publiés sur la Hoka Cielo X1 3.0 et compté ce que chacun en dit. Chaque note est la part des testeurs qui en disent du bien : 100, aucun ne critique ce point ; 20, presque tous le critiquent. Le Runstameter fait le même compte, tous critères confondus.

Comment nous comptons

L’essentiel, d’après 50 tests

Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.

Ce qui divise les testeurs

  • Stabilité21 pour, 13 contre
  • Polyvalence d'allures17 pour, 14 contre

Ce qui est critiqué

  • Rapport qualité-prix10 contre, 1 pour

Ce qui fait consensus

  • Dynamisme / retour d'énergie47 pour, 0 contre
  • Confort général33 pour, 4 contre
  • Accroche sur route31 pour, 0 contre
  • Quantité d'amorti26 pour, 0 contre
  • Respirabilité24 pour, 0 contre

Le caractère de la chaussure

Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.

  • Poids ressenti

    lourdléger

    43 testeurs sur 44 la placent côté léger

  • Géométrie du déroulé

    platrocker prononcé

    39 testeurs sur 40 la placent côté rocker prononcé

  • Distance à laquelle la chaussure convient

    courtes distanceslongues distances

    32 testeurs sur 34 la placent côté longues distances

  • Foulée à laquelle la chaussure convient

    talonavant-pied

    27 testeurs sur 30 la placent côté avant-pied

  • Fermeté de la mousse

    moelleuxferme

    24 testeurs sur 26 la placent côté moelleux

  • Largeur à l'avant-pied

    étroitlarge

    18 testeurs sur 23 la placent côté étroit

  • Fidélité de la pointure

    taille petittaille grand

    9 testeurs sur 9 la placent côté taille petit

  • Largeur au médio-pied

    étroitlarge

    7 testeurs sur 10 la placent côté étroitavis partagés

La Cielo X1 3.0 est la chaussure de compétition de Hoka : une plaque de carbone prise entre deux couches de mousse PEBA, la mousse très rebondissante des super-chaussures, ces chaussures de compétition à plaque carbone qui ont fait tomber les records, sur une semelle haute de 38 mm au talon et 31 mm à l’avant. Le drop, l’écart de hauteur entre les deux, est de 7 mm. La fiche annonce 190 g ; un test relève 213 g dans sa pointure de référence, plus grande.

La 3.0 répond aux reproches faits à la 2.0, jugée lourde et instable. Elle perd du poids, abandonne les découpes latérales de la semelle qui rendaient l’appui flottant, aplatit son talon et rend sa bascule vers l’avant plus facile à trouver. La tige, le dessus de la chaussure, passe à une maille plus aérée, et la semelle extérieure à un polyuréthane qui accroche mieux sur le mouillé.

Sur le rebond, personne ne la conteste. Les testeurs se séparent ailleurs : est-elle enfin devenue stable, et à quelles allures peut-on la courir ? Les réponses dépendent beaucoup de votre foulée, c’est-à-dire de la partie du pied qui touche le sol en premier. Si vous attaquez par le milieu ou l’avant du pied et que vous cherchez une paire pour courir vite du 10 km au marathon, son rebond vous donnera ce que vous venez chercher. Si vous attaquez du talon, surtout en fin de course, lisez ce qui suit avant de dépenser 275 €.

Plus stable que la 2.0, encore fragile du talon

La stabilité est précisément ce que la 3.0 devait corriger, et c’est là que les tests se partagent : vingt et un tests la jugent stable, treize la trouvent instable.

Ceux qui la trouvent stable la jugent presque toujours par rapport à la 2.0, et la grande majorité des tests qui font cette comparaison décrivent un progrès, et l’un d’eux résume ce qu’il a ressenti : sur la 2.0, son pied basculait vers l’extérieur, sur la 3.0 il roule au centre de la semelle. La disparition de la découpe latérale y est pour beaucoup. Il ne reste qu’une rainure au centre de la semelle, et la mousse porte désormais le pied sur toute sa largeur.

Les testeurs qui la trouvent instable la jugent dans l’absolu, face aux autres chaussures de course à plaque carbone. Et beaucoup reconnaissent le progrès : six des treize écrivent qu’elle est plus stable que la 2.0, sans la trouver stable pour autant. Les deux labos, qui mesurent la chaussure en plus de la courir, sont de leur côté. L’un décrit une base étroite et une mousse très souple, haute, qui la laissent instable.

Hoka Cielo X1 3.0 vue de profil côté intérieur, semelle haute et talon aplati

Les critiques décrivent toujours les mêmes moments. Le talon d’abord : la mousse y est très tendre et la base étroite, et l’appui y devient flottant. Les allures lentes ensuite, quand la chaussure n’est plus portée par la vitesse. La fatigue, quand la foulée se dégrade et que le pied revient se poser en arrière. Les virages serrés et les relances, enfin, où la mousse qui rebondit si bien en ligne droite se dérobe sur le côté. Un testeur ressent l’instabilité en descente, au moment précis où il se met à attaquer du talon.

À l’avant du pied, et à allure de course, presque personne ne se plaint. Un test souligne même qu’on s’y sent en sécurité à n’importe quelle allure.

D’où la question de la foulée, sur laquelle les tests sont plus nets encore : vingt-sept testeurs sur trente la réservent à une attaque par l’avant ou le milieu du pied. Elle a été pensée pour poser le pied sous le corps et basculer aussitôt vers l’avant, et c’est là qu’elle rend tout ce qu’elle a. Les trois voix contraires nuancent plus qu’elles ne contredisent : l’une trouve le talon très rebondissant agréable pour se poser avant de rouler vers l’avant, une autre juge la 3.0 plus adaptée aux talonneurs que la 2.0, qui l’était encore moins.

Vous attaquez franchement du talon ? Plusieurs tests vous orientent vers la Rocket X 3, l’autre chaussure de compétition de Hoka, plus stable et moins rebondissante. Vous attaquez par l’avant, mais votre foulée recule sur la fin d’un marathon ? C’est ce moment-là qu’il faut anticiper, et un testeur le dit sans détour : c’est vers le 35e kilomètre que la plupart d’entre nous se remettent à poser le talon.

Du 5 km au marathon, jamais en footing

Sur la polyvalence, les tests se partagent presque à égalité : dix-sept tests la jugent polyvalente, quatorze la trouvent limitée. Les deux groupes n’emploient pas le mot dans le même sens.

Ceux qui la trouvent polyvalente parlent de distances. Elle court un 5 km comme un marathon, et plusieurs testeurs l’emmènent aussi bien sur un fractionné court que sur une sortie longue à allure marathon. Ils la comparent souvent à la 2.0, qu’il fallait courir vite et avec une posture parfaite pour en profiter. Un testeur explique qu’il n’aurait jamais couru un 5 km dans la 2.0, et que la 3.0 l’accepte.

Ceux qui la trouvent limitée parlent d’allures. Courue lentement, la chaussure perd tout son sens : le rocker, la courbure de la semelle qui fait basculer le pied vers l’avant, impose un mouvement qui n’a plus rien de naturel. Un test la juge réservée à la compétition, un autre prévient qu’elle n’a rien à faire en footing ou en récupération.

Au fond, tout le monde s’accorde : la Cielo X1 3.0 accepte toutes les distances, pas toutes les allures. Reste à savoir où se situe la limite, et deux tests la chiffrent. Le premier conseille de courir plus vite que 5 min au kilomètre pour en profiter pleinement. Le second est plus exigeant : plus lentement que 4 min 15 au kilomètre, le rocker force la foulée.

À l’autre bout, l’allure très rapide fait aussi douter. Deux tests la trouvent moins à l’aise sur des répétitions très courtes, de 400 m par exemple, où son déroulé arrondi répond moins bien que sur un effort long. Sa place de prédilection est entre le 10 km et le marathon, là où il faut tenir une allure rapide longtemps.

Cherchez-vous une paire pour vos séances au seuil, cette allure soutenue qu’on tient environ une heure, et pour vos sorties longues avec des blocs à allure marathon ? Elle fera ce travail. Pour le footing du lendemain, gardez une autre paire.

Une mousse tendre qui rend tout ce qu’on lui donne

Sur le dynamisme, aucun test ne la prend en défaut. Le rebond est la signature de la Cielo depuis la première version, et la 3.0 le garde : la mousse s’enfonce sous l’appui, la plaque redresse, le rocker fait basculer, et la chaussure renvoie le coureur vers l’avant sans qu’il ait à pousser.

La mousse est jugée tendre, presque sans exception : vingt-quatre testeurs sur vingt-six la placent côté moelleux. La 3.0 est faite de deux couches de PEBA, là où la 2.0 posait une mousse plus ferme dessous, et deux tests la trouvent plus douce que sa devancière. Deux autres la jugent au contraire moins molle, ou moins spongieuse, que la 2.0. Cette tendreté a un prix : c’est elle qui rend le talon flottant quand on ralentit.

L’amorti ne reçoit aucun reproche non plus, et le confort très peu. Les réserves sur le confort visent le chaussant serré, une tige un peu rêche sur la peau nue ou l’instabilité, jamais la mousse.

Elle est aussi légère, ce que la fiche annonce et ce que la course confirme. Les tests qui la comparent à la 2.0 lui trouvent entre 11 et 24 g de moins. La tenue du talon dans la tige, qu’il ne faut pas confondre avec la stabilité de la semelle, et la respirabilité font enfin l’unanimité. La nouvelle maille, plus ouverte que l’ancienne, y est pour beaucoup.

Si vous venez d’une chaussure de compétition plus ferme, cette sensation de rebond vous surprendra : vous la sentirez dès le premier kilomètre.

Un chaussant de course, étroit devant et court

Sur la largeur de l’avant-pied, les tests tranchent : dix-huit la trouvent étroite, cinq la trouvent large. Un test note que l’avant-pied a perdu 5 à 6 mm de largeur depuis la 2.0, et c’est une partie du poids gagné. Un labo mesure lui-même la boîte à orteils, l’espace où les orteils s’étalent à l’appui, et confirme qu’il reste peu de place.

La pointe, effilée, est ce qui revient le plus souvent. Elle se rétrécit vite, et c’est elle qui donne aussi l’impression d’une chaussure un peu courte. Ceux qui la trouvent large regardent plutôt la tige : la maille souple se détend et laisse de la marge à un pied un peu large, tout en tenant le pied. D’autres la comparent aux super-chaussures, qui sont souvent plus serrées encore, et la trouvent plus accueillante qu’elles.

Sur la pointure, aucun testeur ne la trouve grande, et neuf la trouvent petite. La plupart conseillent une demi-pointure de plus, et deux vont jusqu’à une pointure entière. Huit autres tests l’ont prise à leur taille habituelle sans souci.

Talon de la Hoka Cielo X1 3.0 vu de trois quarts arrière

La languette, fine et non cousue sur les côtés, demande d’être bien placée à l’enfilage, sinon elle plisse ou glisse. Et un test déconseille de la courir sans chaussettes, la tige étant rêche contre la peau.

Votre pied est fin ou moyen ? Le chaussant vous tiendra comme une chaussure de compétition doit le faire. Il est large à l’avant ? Essayez-la avant d’acheter, et prévoyez une demi-pointure de plus : elle règlera la longueur, pas la largeur de la pointe.

Une semelle qui tient sous la pluie, une mousse qui s’use entre les patins

La semelle extérieure change de matière. Hoka remplace le caoutchouc par un polyuréthane comprimé, posé en bandes, avec de la mousse à nu entre elles pour gagner du poids. Sur l’accroche, le choix paie : aucun test ne la critique, et plusieurs la jugent rassurante sur bitume mouillé, mieux que la 2.0. Un seul lui trouve quelques limites sous la pluie, sans la condamner.

La durabilité fait plutôt consensus, avec trois réserves. Tout dépend de la zone qu’on regarde. Ceux qui la trouvent solide regardent les bandes de polyuréthane, et un testeur n’y relève aucune usure, quand la mousse à nu, elle, commence à marquer. Les réserves visent surtout cette mousse exposée, plus large que sur la 2.0, et la plus sévère, celle d’un labo, juge sa résistance préoccupante. Une autre la trouve simplement moins durable qu’une chaussure d’entraînement.

Semelle de la Hoka Cielo X1 3.0 vue de dessous, bandes de polyuréthane et mousse à nu

Aucun test ne mesure encore sa longévité en kilomètres. Une chose est claire : cette semelle n’a pas été conçue pour durer comme celle d’une chaussure d’entraînement.

Hors du bitume, elle n’a pas sa place. Un test la réserve à la route et à la piste, à cause de la rainure centrale et de la mousse exposée.

Gardez-la pour vos courses et vos séances clés : c’est l’usage pour lequel cette semelle est faite.

Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas

La Cielo X1 3.0 est faite pour vous si vous attaquez par l’avant ou le milieu du pied, si vous courez vite, du 10 km au marathon, et si vous aimez une chaussure qui rebondit franchement plutôt qu’une chaussure ferme et directe. Pour un pied fin ou moyen, et un coureur dont la foulée tient jusqu’au bout de la course. Si la 2.0 vous avait déçu par son instabilité, la 3.0 mérite d’être réessayée.

Elle n’est pas faite pour vous si vous attaquez du talon, si votre foulée se dégrade nettement quand la fatigue arrive, si vous avez l’avant du pied large, ou si vous cherchez une paire pour courir lentement. Un parcours plein de virages serrés ne lui convient pas non plus. Dans la gamme Hoka, la Rocket X 3 est l’alternative que plusieurs tests citent pour ces profils.

À 275 €, son prix fait réagir : dix tests la trouvent chère, un seul la juge d’un bon rapport qualité-prix. Ce qui les sépare, c’est l’usage qu’ils en imaginent. Le plus sévère calcule le prix par sortie, pour une chaussure qu’on ne chausse que cinq à dix fois par an. Ceux qui ne la jugent pas chère la comparent aux autres chaussures de compétition à plaque carbone, toutes à ce niveau de prix, et notent qu’il n’a pas bougé depuis la 2.0. Vous préparez un objectif chronométré et elle correspond à votre foulée ? Le prix est celui du segment. Vous comptez la porter au quotidien ? Il devient difficile à justifier.

Où acheter Hoka Cielo X1 3.0

dès 203 €

  • 203 €275 € -26 %Voir

Le détail, dimension par dimension

Voir les 11 dimensions comptées, dont 2 qui font débat
  • 100

    Dynamisme / retour d'énergie

    47 pour · 0 contre

  • 62

    Stabilitéavis partagés

    21 pour · 13 contre · 12 sans avis tranché

  • 89

    Confort général

    33 pour · 4 contre · 3 sans avis tranché

  • 55

    Polyvalence d'alluresavis partagés

    17 pour · 14 contre · 5 sans avis tranché

  • 100

    Accroche sur route

    31 pour · 0 contre

  • 100

    Quantité d'amorti

    26 pour · 0 contre

  • 100

    Respirabilité

    24 pour · 0 contre

  • 100

    Maintien du talon

    17 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché

  • 9

    Rapport qualité-prix

    1 pour · 10 contre · 5 sans avis tranché

  • 77

    Durabilité de la semelle externe

    10 pour · 3 contre

  • 100

    Protection des articulations

    10 pour · 0 contre · 2 sans avis tranché

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