L’essentiel, d’après 45 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Dynamisme / retour d'énergie21 pour, 14 contre
- Polyvalence d'allures11 pour, 20 contre
- Respirabilité9 pour, 8 contre
- Rapport qualité-prix5 pour, 11 contre
- Accroche hors route6 pour, 2 contre
Ce qui fait consensus
- Confort général44 pour, 0 contre
- Stabilité36 pour, 0 contre
- Quantité d'amorti41 pour, 0 contre
- Maintien du talon26 pour, 0 contre
- Protection des articulations27 pour, 0 contre
Le caractère de la chaussure
Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.
Fermeté de la mousse
moelleuxferme25 testeurs sur 35 la placent côté moelleuxavis partagés
Distance à laquelle la chaussure convient
courtes distanceslongues distances33 testeurs sur 34 la placent côté longues distances
Poids ressenti
lourdléger27 testeurs sur 32 la placent côté lourd
Largeur à l'avant-pied
étroitlarge21 testeurs sur 26 la placent côté large
Foulée à laquelle la chaussure convient
talonavant-pied12 testeurs sur 15 la placent côté talon
Géométrie du déroulé
platrocker prononcé9 testeurs sur 15 la placent côté platavis partagés
Largeur au médio-pied
étroitlarge5 testeurs sur 9 la placent côté étroitavis partagés
La Glycerin est la chaussure de confort de Brooks, celle des footings et des sorties longues, pour une foulée neutre, où le pied ne s’affaisse ni vers l’intérieur ni vers l’extérieur. La 23 garde la même mousse, la DNA Tuned, tendre au talon et plus dense à l’avant, et retouche le reste. Le drop, l’écart de hauteur entre le talon et l’avant-pied, passe de 10 à 8 mm : le talon reste à 38 mm, l’avant-pied gagne 2 mm de mousse et monte à 30 mm. La tige, le dessus de la chaussure, s’épaissit d’une troisième couche de tricot. Et la chaussure prend du poids : la fiche annonce 297 g en 42.
Sur le confort, l’amorti et la stabilité, aucun test ne la prend en défaut. Les tests se séparent sur sa vivacité. Comparée à la 22, elle paraît plus alerte à l’avant ; comparée aux chaussures récentes, plus légères et plus rebondissantes, une forte minorité la trouve plate. Et presque tous lui reprochent son poids.
Vous cherchez une paire douce et stable pour accumuler les kilomètres tranquilles, et vous posez le talon en premier ? C’est exactement son terrain. Vous voulez aussi une chaussure qui suive quand vous accélérez ? Ce n’est pas elle.
Plus de confort, et plus de poids
Les retouches de Brooks vont toutes dans le même sens : plus de mousse à l’avant, une tige plus rembourrée, une chaussure plus confortable. Elles ont un prix sur la balance. Les tests relèvent de 10 à 20 g de plus que sur la 22, à pointure égale, quand la plupart des chaussures d’entraînement s’allègent d’une année sur l’autre.

C’est la critique qui revient le plus : vingt-sept testeurs la trouvent lourde, cinq légère. Le camp d’en face est presque entièrement fait de boutiques en ligne, qui publient leurs propres tests : quatre des cinq testeurs qui la trouvent légère en sont, contre trois des vingt-sept qui la trouvent lourde. Plusieurs tests la placent parmi les chaussures d’entraînement les plus lourdes du moment, et un laboratoire de test, qui mesure les chaussures en machine, la juge très lourde, même pour sa catégorie.
Ce poids ne se sent pas partout. Plusieurs testeurs écrivent qu’il disparaît derrière le confort sur une sortie longue et à allure tranquille, et qu’il se rappelle à eux dès qu’ils accélèrent.
En venant de la 22, vous retrouverez la même chaussure, plus tendre à l’avant que l’ancienne et un peu plus lourde. Le confort a progressé, la légèreté a reculé.
Vive face à la 22, plate face aux mousses récentes
Sur le dynamisme, les tests se partagent : vingt et un la trouvent dynamique, quatorze plate. Ce qui les sépare tient d’abord à la chaussure qu’ils ont en tête.
Ceux qui la trouvent vive la comparent à la Glycerin 22. Sept tests la jugent plus alerte que sa devancière, et plusieurs l’expliquent par les 2 mm de mousse ajoutés à l’avant : le déroulé, ce passage du talon à la pointe, est moins paresseux, la poussée plus franche. Un testeur résume l’impression : pas de rebond spectaculaire, mais un pied qui bascule plus volontiers vers l’avant.
Les autres la comparent aux mousses récentes, plus légères et plus élastiques, que d’autres marques et Brooks lui-même utilisent sur d’autres modèles. Face à elles, la DNA Tuned amortit l’impact mais le rend peu. Les deux laboratoires sont de cet avis : l’un mesure un retour d’énergie inférieur à la moyenne, l’autre le juge faible au talon comme à l’avant.
Qui écrit compte aussi. Sept des testeurs qui la trouvent dynamique sont des boutiques en ligne, contre un seul parmi ceux qui la trouvent plate. Les boutiques reprennent volontiers ce que la marque annonce, une mousse plus réactive à l’avant.
La forme de la semelle n’aide pas. Le rocker, la courbure qui fait basculer le pied vers l’avant, reste discret : neuf testeurs lui trouvent un profil plutôt plat, six un rocker marqué. Un laboratoire décrit une courbure qui s’écrase sous la charge et pousse peu vers l’avant.
Vous la choisissez pour son confort ? Ce manque d’entrain ne vous gênera pas. Vous cherchez du rebond ? D’autres chaussures en donnent davantage pour moins de poids.
Une chaussure de footing, pas de séances rapides
La polyvalence est son point faible : onze tests la jugent polyvalente, vingt non. La plupart la réservent aux footings, aux sorties longues et aux jours de récupération, et lui préfèrent une paire plus légère pour le tempo, cette allure soutenue tenue une vingtaine de minutes, et pour le fractionné, ces répétitions courtes et rapides.
Les allures citées dessinent sa limite. Un test situe son meilleur registre plus lentement que 5 min au kilomètre pour un coureur qui attaque du talon, et la juge encore à l’aise jusqu’à 4 min 30 en appui sur l’avant du pied. Un autre sent son poids et son volume dès qu’il court plus vite que 4 min 45 au kilomètre, un troisième dès qu’il court plus vite que 5 min 10 environ.
Les exceptions existent. Un testeur l’a menée de 5 min 30 à 4 min au kilomètre sur une sortie en accélération progressive, sans la trouver dépassée, et un autre a tenu ses allures cibles en fractionné, tout en la sentant nettement plus lourde que sa paire habituelle.
Une boutique dit même l’avoir courue de 3 min 30 à 6 min au kilomètre. Comme sur le dynamisme, cinq des onze testeurs qui la jugent polyvalente sont des boutiques, contre trois des vingt qui la jugent limitée.
Retenez ceci : elle accepte quelques accélérations, et certains y tiennent une séance, mais la plupart lui préfèrent une paire plus légère dès que l’allure devient rapide.
Tendre au talon, plus dense à l’avant
Sur la fermeté, la majorité la trouve tendre : vingt-cinq testeurs la placent côté moelleux, dix côté ferme. Ce qui les sépare, c’est surtout la partie de la semelle qu’ils regardent.
Brooks a construit sa mousse en deux zones, et plusieurs tests le sentent nettement : un talon tendre, qui s’enfonce à l’atterrissage, et un avant-pied plus dense, plus tenu à la poussée. Ceux qui la trouvent ferme parlent surtout de cet avant-pied, ou d’une sensation un peu raide les premiers kilomètres, qui s’adoucit en courant.

Comparée à la 22, la mousse divise. Trois tests la trouvent un peu plus ferme que sa devancière, et davantage la trouvent plus tendre, surtout à l’avant, là où la mousse a été ajoutée. Les deux laboratoires ne disent pas la même chose : l’un mesure une mousse plus tendre que sur les Glycerin précédentes, l’autre la juge très ferme, au talon comme à l’avant. Un test rappelle aussi qu’elle n’a jamais eu la mollesse des chaussures de confort les plus tendres d’autres marques.
Cette construction en fait une chaussure de talon : douze testeurs la destinent à une attaque talon, trois à une attaque avant-pied. Un testeur trouve la conduite toujours tirée vers l’arrière malgré le drop abaissé. Vous posez le talon en premier ? Vous vivrez surtout la partie tendre. Vous courez sur l’avant du pied ? Vous sentirez la partie plus dense, plus efficace à la poussée selon un test, moins vivante selon un autre.
Confortable et stable, pour courir comme pour marcher
Sur l’essentiel, la Glycerin tient sa réputation. Le confort, l’amorti et la protection des articulations ne prennent aucune critique, et le talon tient le pied sans qu’aucun test ne signale de glissement. La stabilité ne prend aucune critique non plus, grâce à une base large sous le talon, avec quelques nuances. Un test réserve une nuance aux coureurs qui atterrissent sur le bord extérieur du talon, qui gagneraient à rester sur la 22, et trois autres notent un peu moins de soutien sous la voûte qu’avant.
Ce confort déborde de la course. Quatorze tests la recommandent pour la marche, un seul la déconseille, et un testeur l’a portée au travail quatorze heures d’affilée sans s’en plaindre.

La semelle explique une partie du poids et ne prend aucune critique sur l’usure. Un laboratoire mesure 3,3 mm de gomme, une couche épaisse, et n’en retire que 0,7 mm lors d’un test d’usure à la fraise, qui creuse la gomme toujours de la même façon, un résultat qu’il juge très bon. L’accroche sur route ne prend qu’une critique. Sur le mouillé, trois tests la trouvent en progrès par rapport à la 22, quand deux la jugent encore un peu juste. Hors de la route, elle passe sur les chemins de terre secs et le gravier, pas dans la boue.
Une tige douillette, chaude dès que le thermomètre monte
La tige est l’autre moitié du confort : épaisse, rembourrée au col et à la languette, à trois couches de tricot. Sur la chaleur, les tests sont presque à égalité : neuf la trouvent respirante, huit trop chaude.
Ce qui les sépare, c’est d’abord le climat. Par grand froid, sous zéro, la tige garde les pieds au chaud, ce que deux testeurs apprécient, quand un autre la trouve déjà chaude à -2 °C. Ceux qui la jugent trop chaude pensent à l’été, et un test la trouve moins respirante que la 22, justement à cause de la troisième couche. Un laboratoire mesure une respirabilité un peu inférieure à la moyenne. Trois des neuf testeurs qui la jugent respirante sont des boutiques, contre un des huit qui la trouvent chaude.
Le chaussant, la façon dont la chaussure enveloppe le pied, est jugé généreux à l’avant : vingt et un testeurs trouvent l’avant-pied large, cinq étroit. Au milieu du pied, les avis se partagent davantage, quatre la trouvent large, cinq étroite, et un laboratoire conseille la version large aux pieds larges au niveau de la voûte. La longueur ne pose pas de problème : dix-huit tests la chaussent à leur pointure habituelle.
En hiver, cette tige est un atout ; sous la chaleur, attendez-vous à avoir chaud aux pieds.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
Elle est faite pour le coureur qui veut avant tout du confort et de la stabilité pour ses footings, ses sorties longues et ses jours de récupération, sur une foulée neutre et en attaquant du talon. Elle convient aussi très bien à la marche et aux longues journées debout, et sa semelle est bâtie pour durer.
Elle l’est moins pour qui cherche une chaussure légère, du rebond ou une paire unique capable de passer des footings aux séances rapides. Les pieds sensibles à la chaleur trouveront sa tige trop chaude en été.
Le prix fâche : cinq tests le jugent justifié, onze trop élevé. Tout dépend de ce qu’on attend d’une chaussure à 180 €. Pour les uns, cette somme paie un confort et une durabilité sans faille. Pour les autres, elle paie une mousse inchangée, du poids en plus et aucune polyvalence, quand d’autres chaussures, chez Brooks même, sont plus légères et plus vives pour le même prix ou moins. Si vous comptez la garder longtemps et ne lui demandez que du confort, la dépense se défend ; si vous attendez aussi de la légèreté, elle se défend mal.
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Confort général
44 pour · 0 contre
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Stabilité
36 pour · 0 contre · 7 sans avis tranché
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Dynamisme / retour d'énergieavis partagés
21 pour · 14 contre · 6 sans avis tranché
- 100
Quantité d'amorti
41 pour · 0 contre
- 35
Polyvalence d'alluresavis partagés
11 pour · 20 contre · 5 sans avis tranché
- 100
Maintien du talon
26 pour · 0 contre · 2 sans avis tranché
- 100
Protection des articulations
27 pour · 0 contre
- 96
Accroche sur route
24 pour · 1 contre · 2 sans avis tranché
- 100
Durabilité de la semelle externe
24 pour · 0 contre
- 53
Respirabilitéavis partagés
9 pour · 8 contre · 3 sans avis tranché
- 31
Rapport qualité-prixavis partagés
5 pour · 11 contre · 4 sans avis tranché
- 93
Aptitude à la marche
14 pour · 1 contre
- 75
Accroche hors routeavis partagés
6 pour · 2 contre · 2 sans avis tranché
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