L’essentiel, d’après 35 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Dynamisme / retour d'énergie12 pour, 10 contre
- Respirabilité15 pour, 5 contre
- Polyvalence d'allures14 pour, 5 contre
Ce qui fait consensus
- Stabilité35 pour, 0 contre
- Confort général30 pour, 1 contre
- Quantité d'amorti22 pour, 3 contre
- Maintien du talon19 pour, 0 contre
- Protection des articulations17 pour, 1 contre
Le caractère de la chaussure
Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.
Fermeté de la mousse
moelleuxferme19 testeurs sur 29 la placent côté fermeavis partagés
Poids ressenti
lourdléger9 testeurs sur 15 la placent côté légeravis partagés
Distance à laquelle la chaussure convient
courtes distanceslongues distances18 testeurs sur 19 la placent côté longues distances
Largeur à l'avant-pied
étroitlarge10 testeurs sur 17 la placent côté largeavis partagés
Foulée à laquelle la chaussure convient
talonavant-pied13 testeurs sur 13 la placent côté talon
Fidélité de la pointure
taille petittaille grand4 testeurs sur 5 la placent côté taille petit
Géométrie du déroulé
platrocker prononcé7 testeurs sur 9 la placent côté plat
L’Adrenaline GTS 24 est une chaussure de stabilité, et elle l’est de la façon la plus franche qui soit : aucun testeur ne lui trouve le moindre défaut de tenue. Brooks a changé la mousse pour une DNA Loft v3 injectée d’azote, élargi un peu l’avant du pied, et laissé les GuideRails exactement où ils étaient. Vous obtenez une paire protectrice, très bien maintenue, avec un drop (l’écart de hauteur entre le talon et l’avant-pied) de 12 mm qui la destine sans ambiguïté au coureur qui attaque du talon.
Le débat tient en deux questions. La nouvelle mousse est-elle douce ? Rend-elle de l’énergie ? Sur les deux, les descriptifs de boutique et les tests qui ont couru avec la chaussure ne répondent pas pareil, et l’écart est assez régulier pour qu’on puisse le compter.
Si vous cherchez une chaussure qui vous tienne le pied sur des kilomètres faciles, à allure d’endurance, elle fait partie des valeurs les plus sûres du marché. Si vous attendez qu’elle vous relance quand vous accélérez, ou si vous courez sur l’avant du pied, ce n’est pas la bonne.
Ce que la 24 change, et ce qu’elle garde intact
Le changement tient dans la semelle intermédiaire. Brooks remplace la DNA Loft v2 par une v3 injectée d’azote, une mousse allégée par le gaz qu’on y insuffle, censée amortir davantage à volume égal sans rien céder sur la tenue.
Le reste ne bouge pas, et c’est délibéré. Les GuideRails sont reconduits tels quels : ce sont ces deux renforts qui encadrent le talon de part et d’autre, au lieu de pousser sur l’intérieur du pied comme le faisaient les coins de stabilité d’autrefois. Le principe n’est pas de corriger votre foulée mais de limiter les mouvements excessifs du talon, et il n’a pas changé depuis plusieurs versions. Le drop reste à 12 mm, un chiffre aujourd’hui élevé quand la plupart des chaussures d’entraînement se situent entre 6 et 10 mm. La gomme couvre toujours la quasi-totalité du dessous.

Le résultat mérite d’être posé tout de suite, parce qu’il éclaire tous les désaccords qui suivent : la chaussure a changé de mousse sans changer de nature. Elle est un peu plus douce qu’avant et reste ferme. Elle a un peu plus de place à l’avant et reste moyenne. Un laboratoire mesure d’ailleurs son retour d’énergie à 54,6 %, une valeur quasiment identique à celle de la version précédente. La mousse a changé de nom et de procédé ; ce qu’elle rend sous le pied est resté le même.
Pour vous, ça se traduit simplement. Si vous possédez déjà une Adrenaline et que vous hésitez à passer à la 24, le gain est réel mais mesuré : un peu plus de douceur à l’atterrissage, un peu plus d’air autour des orteils, et rien de neuf sur la relance. Si vous découvrez la gamme, oubliez le nom de la mousse et retenez le drop et les GuideRails, qui sont les deux éléments qui décideront vraiment si cette chaussure vous va.
Stabilité, maintien, accroche : l’unanimité
La stabilité d’abord, et il faut s’y arrêter : trente-cinq tests l’évaluent, aucun n’émet la moindre réserve. C’est le métier de cette chaussure depuis vingt-quatre versions, et rien dans la matière ne vient nuancer ce point.
Le maintien du talon obtient exactement le même résultat, sans une voix contre. L’accroche sur route suit, elle aussi sans réserve. Le confort et la protection des articulations sont du même côté, et l’amorti est jugé généreux par une très large majorité, un test le décrivant comme un sac de couchage entre le pied et le sol.

La durabilité de la semelle mérite sa mention, parce qu’elle est rare à ce niveau : une seule réserve, contre quinze avis favorables, et un laboratoire qui relève 0,8 mm d’usure après son protocole d’abrasion, là où une semelle fragile se creuse de plusieurs millimètres au même essai. La gomme couvre tout le dessous, sans fenêtre de mousse à nu, et ça se voit à l’œil nu.
Les chemins ne lui font pas peur non plus tant qu’ils restent secs et tassés : six tests valident l’accroche hors route, et le seul avis contraire vise le trail technique, pour lequel personne ne la recommande. Les crampons sont espacés et peu profonds, ce qui suffit sur un chemin forestier dur et montre ses limites dès que ça devient meuble ou boueux.
Un mot enfin sur la marche, parce que ce n’est pas anecdotique pour cette chaussure-là : les tests qui l’évaluent debout ou en promenade la valident tous. C’est une paire que des gens achètent pour travailler debout toute la journée, et les retours vont dans ce sens.
Plus douce que la 23, ferme pour tout le monde
Dix-neuf testeurs décrivent une mousse ferme, dix une mousse moelleuse. Le partage n’est pas celui qu’on attend.
Parmi les dix qui la disent moelleuse, cinq sont des boutiques en ligne, qui présentent la chaussure à partir de ce que la marque annonce sur la nouvelle mousse. Parmi les dix-neuf qui la disent ferme, il n’y en a aucune : ce sont des tests et deux laboratoires. Le constat tient du simple décompte : décrire un produit à partir de son dossier technique et le décrire après l’avoir couru ne donne pas le même texte.
Les tests indépendants du camp moelleux, eux, disent en réalité autre chose, et c’est la clé de tout le désaccord. Ils comparent à la 23 : la v3 est plus souple que la v2, l’atterrissage est plus doux qu’avant, la mise à jour va dans le bon sens. C’est vrai. Les dix-neuf autres comparent à ce qui se vend aujourd’hui et concluent que la chaussure reste du côté sec du marché. C’est vrai aussi.
Les deux camps décrivent donc le même mouvement, vu de deux points de départ : une chaussure qui s’est adoucie sans quitter sa catégorie. Un test la juge même plus dense que le modèle neutre du même fabricant, ce qui situe assez bien l’écart.
En venant d’une Adrenaline précédente, vous sentirez la différence et elle vous plaira. En arrivant d’une chaussure à mousse moderne, vous la trouverez sèche dès le premier kilomètre.
Elle suit jusqu’à cinq minutes au kilomètre
Voici le désaccord frontal : douze testeurs trouvent la chaussure dynamique, dix lui reprochent son manque de relance.
Le partage se rejoue exactement comme sur la mousse. Six des douze voix favorables sont des boutiques ; les dix réserves viennent toutes de tests indépendants et d’un laboratoire. Quand on ne garde que ceux qui ont couru avec, la balance penche nettement du côté des réserves.
Reste à savoir à quel moment ça se sent, et là les tests sont précis. Ce qu’ils reprochent à la chaussure n’apparaît pas en endurance : il apparaît quand on accélère. La mousse encaisse l’appui et ne le rend pas, et la foulée devient pataude à mesure que l’allure monte. Un test pose un repère chiffré : la chaussure est à son aise autour de cinq minutes au kilomètre et plus lentement. Plus vite, elle suit sans plaisir.
La mécanique de ce plafond se lit dans la géométrie. Sept testeurs sur neuf décrivent une semelle plate, sans bascule marquée vers l’avant. L’un d’eux le formule d’une façon qui résume la chaussure entière : la transition ne vient pas de la forme de la semelle, elle vient du drop. Autrement dit, ce qui vous fait avancer ici, c’est la hauteur du talon, pas un dispositif de relance.
Second partage, plus discret mais décisif si vous êtes concerné : un testeur qui attaque sur l’avant du pied la trouve creuse à l’impulsion, et un second prévient explicitement les coureurs qui posent devant. Avec 12 mm de drop et un avant ferme, la chaussure ne rend rien au coureur qui pose l’avant du pied en premier. Elle n’a jamais été conçue pour.
Un avant-pied qui a gagné de la place sans devenir large
Dix testeurs trouvent l’avant-pied confortable en largeur, sept le trouvent juste. Le motif est le même que sur la mousse, en plus simple : ceux qui la trouvent spacieuse la comparent à la version précédente, qui serrait davantage.
Les réserves portent moins sur la largeur que sur la hauteur disponible au-dessus des orteils, jugée modeste, et sur un chaussant qui se resserre nettement au médio-pied, la partie centrale sous la voûte, et au talon. Ce resserrement n’est pas un défaut de conception : c’est ce qui tient le pied, et c’est indissociable du maintien que tout le monde salue par ailleurs.
La tige elle-même respire correctement pour la majorité, avec quelques réserves qui vont toutes dans le même sens : le mesh est épais, et ça se sent par forte chaleur.
Sur la pointure, la plupart des tests qui en parlent la trouvent fidèle, et ceux qui la trouvent décalée penchent du même côté : quatre la disent un peu courte, un seul un peu longue. Prenez votre taille habituelle et jugez sur pied : si elle vous paraît courte, la demi-pointure au-dessus est la piste à essayer.
Légère pour une chaussure de stabilité, lourde pour le reste
Neuf testeurs la trouvent légère, six la trouvent lourde, et huit refusent de trancher, ce qui en dit long sur la position de la chaussure.
Tout le monde a raison, parce que chacun compare à une chaussure différente. Face aux autres chaussures de stabilité, souvent massives, celle-ci passe pour agile, et plusieurs tests s’en étonnent dans ces termes. Face à une chaussure d’entraînement ordinaire, ses 277 g en pointure homme la placent dans le haut du panier, et les tests qui le notent le disent sans détour.
Ce n’est pas un poids qui se ressent au quotidien. C’est un poids qui se ressent le jour où vous essayez de courir vite, c’est-à-dire précisément le jour où cette chaussure n’est de toute façon pas la bonne.
Polyvalente pour un débutant, courte pour un coureur entraîné
Quatorze testeurs la jugent polyvalente, cinq lui refusent ce mot. Un test formule le partage mieux que n’importe quelle synthèse : ce ne sera pas un problème pour un débutant, mais un coureur plus chevronné aura du mal à pousser le rythme.
La polyvalence dont parle le camp majoritaire est une polyvalence d’usages, pas d’allures : footing, sortie longue, récupération, marche, salle, journée debout. Sur ce terrain-là, elle est difficile à prendre en défaut, et elle a de quoi devenir la paire unique de quelqu’un qui ne veut pas en posséder trois.
La distance, elle, ne fait pas débat du tout : dix-huit testeurs sur dix-neuf la placent du côté des longues sorties, plusieurs la recommandant explicitement pour préparer un semi ou un marathon. Le kilométrage, elle l’encaisse ; ce qu’elle refuse, c’est le chronomètre.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
Elle est faite pour vous si vous attaquez du talon, ce que les treize tests qui se prononcent sur la foulée confirment sans exception, et si vous cherchez du maintien plus que de la relance. Elle l’est aussi si vous enchaînez les kilomètres en endurance sans chercher à accélérer, si vous avez besoin d’une chaussure qui tienne un pied qui s’affaisse, ou si vous passez autant de temps debout qu’en mouvement. Les tests qui se prononcent sur son prix le trouvent tous justifié.
Elle ne l’est pas si vous courez sur l’avant du pied : le drop de 12 mm et l’avant ferme travaillent contre vous, et aucun réglage de laçage n’y changera rien. Elle ne l’est pas non plus si vous voulez une seule paire pour tout faire, fractionné compris (ces séances de répétitions courtes et rapides), parce qu’elle plafonne exactement là où les séances rapides commencent.
Et si vous n’avez aucun besoin de stabilité, sachez que vous payez pour un dispositif qui ne vous servira pas, et que vous le portez à chaque foulée.
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- 100
Stabilité
35 pour · 0 contre
- 97
Confort général
30 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché
- 55
Dynamisme / retour d'énergieavis partagés
12 pour · 10 contre · 6 sans avis tranché
- 88
Quantité d'amorti
22 pour · 3 contre · 3 sans avis tranché
- 75
Respirabilitéavis partagés
15 pour · 5 contre · 3 sans avis tranché
- 74
Polyvalence d'alluresavis partagés
14 pour · 5 contre · 3 sans avis tranché
- 100
Maintien du talon
19 pour · 0 contre
- 94
Protection des articulations
17 pour · 1 contre
- 100
Accroche sur route
15 pour · 0 contre · 3 sans avis tranché
- 94
Durabilité de la semelle externe
15 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché
- 100
Aptitude à la marche
9 pour · 0 contre
- 100
Rapport qualité-prix
9 pour · 0 contre
- 86
Accroche hors route
6 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché
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