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Avis Asics Superblast 3 : la super trainer devenue moelleuse

  • 11 min de lecture
  • 57 tests analysés

Nous avons lu les 57 tests publiés sur la Asics Superblast 3 et compté ce que chacun en dit. Chaque note est la part des testeurs qui en disent du bien : 100, aucun ne critique ce point ; 20, presque tous le critiquent. Le Runstameter fait le même compte, tous critères confondus.

Comment nous comptons

L’essentiel, d’après 57 tests

Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.

Ce qui divise les testeurs

  • Rapport qualité-prix12 pour, 14 contre
  • Accroche hors route6 pour, 3 contre
  • Aptitude à la marche2 pour, 3 contre

Ce qui fait consensus

  • Dynamisme / retour d'énergie52 pour, 2 contre
  • Polyvalence d'allures45 pour, 2 contre
  • Confort général49 pour, 0 contre
  • Quantité d'amorti45 pour, 1 contre
  • Protection des articulations35 pour, 1 contre

Le caractère de la chaussure

Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.

  • Poids ressenti

    lourdléger

    50 testeurs sur 51 la placent côté léger

  • Fermeté de la mousse

    moelleuxferme

    39 testeurs sur 45 la placent côté moelleux

  • Distance à laquelle la chaussure convient

    courtes distanceslongues distances

    47 testeurs sur 48 la placent côté longues distances

  • Largeur à l'avant-pied

    étroitlarge

    26 testeurs sur 30 la placent côté large

  • Géométrie du déroulé

    platrocker prononcé

    10 testeurs sur 15 la placent côté rocker prononcéavis partagés

  • Largeur au médio-pied

    étroitlarge

    7 testeurs sur 8 la placent côté large

La Superblast est la chaussure qu’Asics vend à ceux qui veulent tout faire avec une seule paire : une super trainer, c’est-à-dire une chaussure d’entraînement qui embarque une mousse de course, mais pas la plaque de carbone, cette lame rigide noyée dans la semelle des chaussures de compétition. La troisième version garde la silhouette, très haute, 46,5 mm au talon et 38,5 mm à l’avant, avec un drop, l’écart de hauteur entre les deux, de 8 mm. Elle change le reste. La couche supérieure de mousse, ferme sur les deux premières versions, est remplacée par la FF Leap, beaucoup plus tendre. La chaussure perd une dizaine de grammes, la fiche annonce 227 g en 42, et l’avant-pied s’élargit.

La plupart des tests saluent ce changement, et le confort, l’amorti et le dynamisme font la quasi-unanimité. Ce qui sépare les testeurs, c’est la chaussure qu’ils avaient aux pieds avant. Ceux qui aimaient la V2 pour sa fermeté trouvent la nouvelle moins stable et moins vive quand on accélère. Les autres découvrent une chaussure qui protège comme une chaussure à amorti maximal et accélère comme une chaussure de séances rapides.

Vous cherchez une paire unique pour vos footings, vos sorties longues, vos séances soutenues et votre marathon, avec une foulée neutre, où le pied ne s’affaisse pas vers l’intérieur ? C’est sa raison d’être. Vous cherchiez une chaussure ferme et directe, ou une chaussure qui corrige votre appui ? La V2 vous convenait mieux que celle-ci.

La Superblast a changé de mousse, et de caractère

Le changement se sent dès les premiers pas, et les tests le décrivent avec les mêmes mots : plus douce, plus rebondissante. Trente-neuf testeurs placent la mousse côté moelleux, six côté ferme. Un laboratoire explique pourquoi : Asics a retiré la mousse PEBA, une mousse de course ferme et nerveuse, qui garnissait le dessus des deux premières versions, pour la remplacer par la FF Leap, une autre mousse de course, bien plus souple. En dessous, une couche de 10 mm de FF Blast+, plus dense, sert de socle.

Profil de la Asics Superblast 3, semelle de 46,5 mm au talon et drop de 8 mm

Le confort ne prend aucune critique, l’amorti une seule, la protection des articulations une seule. Plusieurs tests qui jugeaient la V2 dure, voire bruyante à l’impact, disent que la troisième corrige précisément ce qu’ils lui reprochaient.

La minorité qui la trouve ferme ne la décrit pas autrement. Un testeur la sent ferme en sautant sur place, à l’arrêt, puis s’y trouve tout de suite à l’aise en courant. Un autre la déconseille à qui cherche une sensation très molle et très relâchée. Ferme pour une chaussure de confort, tendre pour une Superblast : les deux lectures décrivent la même semelle.

Le revers est ailleurs. Un test prévient que la mousse plus tendre peut s’écraser jusqu’au bout sous un coureur lourd, ou sous un talon qui frappe le sol très fort à chaque pas. Un autre note que le pied travaille davantage les premières sorties, le temps de s’habituer à tant de souplesse.

Surtout, plusieurs tests mettent en garde ceux qui ont aimé la V2 pour ce qu’elle était : une chaussure ferme, presque rigide, taillée pour les allures soutenues. Une boutique rapporte que des clients fidèles à la V2 n’apprécient pas la V3, justement parce qu’elle est plus tendre. En venant de la V2 et en l’ayant choisie pour sa fermeté, essayez-la avant de racheter.

Stable pour sa hauteur, moins que la V2

Une semelle aussi haute et aussi tendre devrait chavirer. La plupart des tests sont surpris qu’elle ne le fasse pas : trente-six la trouvent stable, neuf instable. Ceux qui la défendent pointent tous la même construction : une base très large, et la couche ferme du dessous qui empêche la mousse tendre de partir sur les côtés.

Vue arrière de la Asics Superblast 3, talon évasé et base large

Ce qui les sépare, c’est d’abord leur point de comparaison. Comparée aux autres chaussures très amorties, elle passe pour une des plus sûres : un test la juge même plus stable que la Gel-Nimbus, la chaussure de confort d’Asics. Comparée à la V2, elle perd du terrain. Sept tests la trouvent moins stable que sa devancière, qui reposait sur une mousse plus ferme, quand quatre la jugent aussi stable, voire davantage.

Ensuite, qui la porte, et quand. Les réserves visent des situations précises.

  • Le pied qui s’affaisse vers l’intérieur, la pronation. Un test voit l’avant-pied plier vers l’intérieur dans la mousse tendre au moment où il quitte le sol, un autre déconseille franchement la chaussure aux pronateurs. Un troisième la juge pourtant sûre même avec une légère pronation, et un laboratoire note qu’Asics a ajouté de la mousse ferme sous la voûte plantaire pour ces coureurs.
  • La fatigue. Un laboratoire la sent devenir moins sûre quand la foulée se dégrade en fin de sortie. Quatre tests disent exactement l’inverse : c’est quand la technique se relâche qu’ils apprécient sa tenue.
  • L’allure lente. Deux tests la sentent moins tenue en footing très lent, l’un avec le pied qui roule vers l’intérieur, l’autre vers l’extérieur.

Un test isole aussi la forme de l’avant-pied, qu’il trouve orientée vers l’intérieur : il y a senti son pied rester trop longtemps affaissé, et l’associe à une douleur sur l’extérieur du genou. C’est le seul à le décrire.

Vous avez une foulée neutre, et vous cherchez une chaussure haute qui ne vous fasse pas peur dans les virages ? Elle vous rassurera. Vous avez besoin d’un vrai soutien, ou vous cherchiez dans la V2 une base ferme ? Vous la trouverez plus permissive.

Du footing au seuil, sans le fractionné court

C’est la grande force de la chaussure, et les tests ne la contestent presque pas : cinquante-deux la jugent dynamique, deux non. La polyvalence est aussi largement saluée. Là où la V2 demandait d’appuyer fort pour obtenir une réponse, la FF Leap rebondit sans effort, et plusieurs testeurs ont vu leur allure de footing accélérer sans le vouloir.

La plage d’allures citée est large. Un testeur l’a portée en footing de récupération à 6 min au kilomètre comme en séance au seuil, cette allure soutenue qu’on peut tenir environ une heure en course, à 3 min 45 au kilomètre. Un autre la juge à l’aise jusqu’à une allure de 3 min 50 au kilomètre.

Les réserves se logent aux deux extrémités.

Plus vite, trois tests la trouvent trop volumineuse pour le fractionné court, ces répétitions rapides de quelques minutes, ou pour courir un 10 km à fond. Un autre ne la conseille qu’aux coureurs plus lents que 4 min 30 au kilomètre, parce que la mousse tendre freine dès qu’on cherche à aller vite. C’est là que les anciens de la V2 la trouvent moins tranchante.

Plus lentement, la critique est plus inattendue. Quatre tests la trouvent moins à son affaire au petit trot : encombrante pour un footing tranquille, trop molle, ou moins efficace à très basse allure. D’autres testeurs la trouvent au contraire très agréable et stable en footing lent. Ces réserves restent des nuances : deux tests seulement la jugent vraiment peu polyvalente.

Le rocker, cette courbure de la semelle qui fait basculer le pied vers l’avant, partage aussi : dix testeurs le trouvent prononcé, cinq le trouvent discret. Ceux qui le jugent timide auraient aimé qu’il pousse davantage la foulée vers l’avant, faute de plaque pour le faire.

Votre semaine se compose de footings, de sorties longues et de séances soutenues ou au seuil ? Elle couvre tout. Vos séances clés sont des 400 m sur piste ? Gardez une paire plus légère pour elles.

Un marathon confortable plutôt qu’un marathon chrono

Sur la distance, le verdict est sans appel : c’est une chaussure de longues distances, et un seul test lui préfère des sorties plus courtes, au-delà desquelles il la trouve trop molle.

Reste à savoir si elle peut servir le jour de la course. Les tests répondent oui, à une condition : chercher le confort plutôt que la dernière minute. Un test la recommande aux marathoniens qui visent entre 3 h 15 et 4 h, un autre à ceux qui courent entre 4 h et 6 h et veulent tenir confortablement toute la distance. Un laboratoire rappelle qu’elle n’a pas le coup de fouet d’une chaussure de marathon à plaque de carbone.

Un testeur qui l’a portée sur marathon décrit une vraie économie musculaire sur la fin. Un autre, qui y a couru un marathon en 2 h 42, la décrit avant tout comme large et très confortable.

Vous préparez votre premier marathon, ou vous voulez arriver en bon état plutôt que battre votre record ? Elle peut être la paire de l’entraînement et celle du jour J. Vous jouez chaque seconde ? Une chaussure à plaque restera plus rapide le jour J, et celle-ci sera votre chaussure d’entraînement.

Un chaussant enfin plus généreux

C’était le reproche récurrent fait à la V2 : une boîte à orteils, l’espace où les orteils s’étalent, trop étroite et trop pointue. Cinq tests saluent la correction. Vingt-six testeurs trouvent désormais l’avant-pied large, quatre étroit.

Le gain se paie chez les pieds fins. Quatre tests préviennent qu’un pied étroit risque de flotter à l’avant, dont un testeur au pied fin qui y a trouvé trop de place dès la première sortie. À l’inverse, un laboratoire qui mesure la chaussure relève une boîte à orteils qui s’ouvre peu vers l’avant, dans la tradition d’Asics. Au milieu du pied, sept testeurs la trouvent large, un seul étroit : un laboratoire la juge un peu serrée au niveau de la voûte.

Côté longueur, seize tests la chaussent à leur pointure habituelle, y compris un testeur qui prenait une demi-pointure de moins sur les deux premières versions. Le talon tient bien le pied, avec une seule réserve sur un léger jeu à l’arrière.

La tige respire bien, de l’avis de la grande majorité. Même parmi ceux qui la jugent respirante, trois tests reprochent à la languette, en matière proche du néoprène, de garder la chaleur et l’humidité, et un laboratoire trouve l’avant de la chaussure peu aéré. Ce sera sensible sur une sortie longue en plein été, guère plus.

Une semelle solide, moins increvable que les précédentes

La plupart des tests jugent la semelle durable, et le chiffre le plus parlant vient d’un laboratoire : sa fraise, qui use la gomme toujours de la même façon, n’en retire qu’un demi-millimètre sur une épaisseur de 2,4 mm, un résultat qu’il juge excellent. Plusieurs testeurs ne voient aucune usure notable après 100 à 160 km.

Semelle de la Asics Superblast 3 vue de dessous, patins de gomme et mousse apparente

Les réserves viennent encore de la comparaison avec la V2. Les deux premières Superblast avaient la réputation d’être indestructibles, et quatre tests estiment que la troisième ne tiendra pas aussi longtemps. L’un d’eux voit de l’usure dès 30 km, sur la mousse à nu entre les patins de gomme, puis à 80 km sur le bord extérieur du talon et de l’avant-pied. Un autre test attribue l’usure à une gomme plus tendre, qui accroche mieux et s’use un peu plus vite. Aucun test ne l’a encore usée jusqu’au bout : sa durée de vie en kilomètres reste inconnue.

L’accroche sur route est saluée presque unanimement, y compris sur le mouillé. Hors de la route, six tests la trouvent correcte, trois insuffisante, et ils ne parlent pas des mêmes chemins : gravier et allées de parc d’un côté, sentiers et terrains irréguliers de l’autre.

Vous courez beaucoup ? Comptez sur une usure normale pour une chaussure de ce prix, pas sur la longévité légendaire des versions précédentes.

Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas

Elle est faite pour le coureur qui veut une seule paire pour presque tout : les footings, les sorties longues, les séances soutenues et au seuil, et un marathon couru pour le confort plutôt que pour le chrono. Elle convient particulièrement si vous attaquez du talon, quand le talon touche le sol en premier, grâce à son talon large et biseauté. Elle conviendra aussi aux pieds normaux à larges, qui se sentaient serrés dans la V2.

Elle l’est moins pour les pronateurs marqués et les coureurs qui ont besoin d’une chaussure qui corrige leur appui, pour les pieds très fins, et pour qui cherche une chaussure de fractionné. Et si vous aimiez la V2 pour sa fermeté, sachez que c’est justement ce qu’Asics a retiré.

Le prix divise : douze tests le jugent justifié, quatorze trop élevé. À 220 €, elle se retrouve au prix de chaussures de course à plaque de carbone, ce que deux tests lui reprochent. Ceux qui la défendent font un autre calcul : elle remplace deux paires, celle de l’entraînement et celle de la course. Un test la trouve chère si elle ne sert qu’aux sorties tranquilles, un autre juge l’investissement justifié si elle devient votre chaussure unique, jusqu’au marathon.

Où acheter Asics Superblast 3

dès 220 €

Le détail, dimension par dimension

Voir les 13 dimensions comptées, dont 3 qui font débat
  • 96

    Dynamisme / retour d'énergie

    52 pour · 2 contre · 1 sans avis tranché

  • 80

    Stabilité

    36 pour · 9 contre · 9 sans avis tranché

  • 96

    Polyvalence d'allures

    45 pour · 2 contre · 6 sans avis tranché

  • 100

    Confort général

    49 pour · 0 contre · 2 sans avis tranché

  • 98

    Quantité d'amorti

    45 pour · 1 contre

  • 97

    Protection des articulations

    35 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché

  • 46

    Rapport qualité-prixavis partagés

    12 pour · 14 contre · 6 sans avis tranché

  • 84

    Durabilité de la semelle externe

    21 pour · 4 contre · 5 sans avis tranché

  • 89

    Respirabilité

    25 pour · 3 contre · 1 sans avis tranché

  • 96

    Accroche sur route

    25 pour · 1 contre

  • 96

    Maintien du talon

    22 pour · 1 contre

  • 67

    Accroche hors routeavis partagés

    6 pour · 3 contre

  • 40

    Aptitude à la marcheavis partagés

    2 pour · 3 contre

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