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Avis Asics Novablast 5 : ce que change la nouvelle mousse

  • 10 min de lecture
  • 37 tests analysés

Nous avons lu les 37 tests publiés sur la Asics Novablast 5 et compté ce que chacun en dit. Chaque note est la part des testeurs qui en disent du bien : 100, aucun ne critique ce point ; 20, presque tous le critiquent. Le Runstameter fait le même compte, tous critères confondus.

Comment nous comptons

L’essentiel, d’après 37 tests

Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.

Ce qui divise les testeurs

  • Stabilité20 pour, 8 contre
  • Accroche sur route11 pour, 8 contre
  • Accroche hors route8 pour, 4 contre

Ce qui fait consensus

  • Dynamisme / retour d'énergie29 pour, 1 contre
  • Polyvalence d'allures29 pour, 4 contre
  • Confort général33 pour, 0 contre
  • Quantité d'amorti30 pour, 0 contre
  • Respirabilité25 pour, 0 contre

Le caractère de la chaussure

Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.

  • Poids ressenti

    lourdléger

    30 testeurs sur 30 la placent côté léger

  • Fermeté de la mousse

    moelleuxferme

    25 testeurs sur 25 la placent côté moelleux

  • Distance à laquelle la chaussure convient

    courtes distanceslongues distances

    27 testeurs sur 28 la placent côté longues distances

  • Largeur à l'avant-pied

    étroitlarge

    19 testeurs sur 23 la placent côté large

  • Géométrie du déroulé

    platrocker prononcé

    14 testeurs sur 18 la placent côté rocker prononcé

  • Largeur au médio-pied

    étroitlarge

    le panel est coupé en deux, 4 contre 4avis partagés

La Novablast 5 est une chaussure d’entraînement quotidien qui a changé de mousse, et c’est le seul changement qui compte. Asics a remplacé sa mousse maison FF Blast+ Eco par la FF Blast MAX, nettement plus tendre, élargi l’avant-pied et refait la tige, le dessus textile de la chaussure, en mesh jacquard. Pour le reste, la fiche suffit : 243 g annoncés, un drop (l’écart de hauteur entre le talon et l’avant-pied) de 8 mm, et aucune plaque rigide dans la semelle.

Les tests en disent une chose rare : sur le confort comme sur l’amorti, aucun ne formule de réserve. C’est une chaussure que les testeurs aiment presque sans réserve, et qui accepte à peu près toutes les sorties qu’on lui donne.

Presque. Il reste deux endroits où la mousse tendre se paie, et ils sont précis : le bitume mouillé, où la semelle patine, et le soutien latéral, qu’elle n’apporte pas. Si vous courez neutre et que vous n’habitez pas sous la pluie, c’est une chaussure très facile à recommander.

Une mousse neuve, et une chaussure qui change de caractère

Le changement porte un nom : FF Blast MAX. Elle remplace la FF Blast+ Eco de la Novablast 4, et presque tous les tests qui ont couru avec les deux font le même constat. La nouvelle est plus molle.

Asics Novablast 5 vue de profil

Un testeur l’a vérifié au doigt avant de courir avec : la matière s’enfonce visiblement plus que celle de la version précédente. Sur la route, ça se traduit par un appui qui absorbe davantage et qui claque moins. Aucun testeur ne range cette semelle du côté ferme, ce qui, pour une chaussure d’entraînement, est un positionnement très marqué.

Asics en a profité pour corriger le reproche récurrent fait à la 4 : l’avant-pied était étroit, il a été élargi, et dix-neuf tests sur vingt-trois trouvent désormais le chaussant confortablement large. La tige est passée à un mesh jacquard plus fin, que les testeurs jugent très respirant. Le talon a reçu un nouveau biseau, qui adoucit l’attaque pour ceux qui posent l’arrière du pied.

Sur la balance, la fiche annonce 243 g. Les testeurs qui pèsent leur paire relèvent entre 245 et 256 g selon la pointure, l’écart habituel entre le chiffre du fabricant et ce qu’on a réellement au pied. Le point notable est ailleurs : malgré la mousse supplémentaire, la Novablast 5 est plus légère que la 4. Un testeur l’explique en une phrase, en constatant que les dimensions et la structure n’ont pas bougé, et que seuls les matériaux sont devenus moins denses. Aucun testeur ne la trouve lourde, ce qui est peu banal pour une chaussure de ce gabarit.

Cette mousse a un coût, et plusieurs tests le formulent : la 4, plus dense, restait la meilleure des deux pour les séances soutenues. C’est la contrepartie logique du choix d’Asics, et vous la retrouverez plus bas.

Confort, amorti, respirabilité : l’unanimité

Le confort, d’abord : aucun testeur ne lui trouve de défaut.

L’amorti suit exactement le même chemin. Le laboratoire qui mesure au banc l’absorption des chocs la range parmi les meilleurs choix pour qui veut un maximum d’amorti sous le pied. Deux testeurs le confirment à l’usage : sur une sortie longue, les jambes encaissent visiblement moins. Pour une chaussure de tous les jours, c’est l’essentiel du travail.

Le talon ne prend que des réserves mineures : un test le trouve un peu lâche, un autre sent le pied bouger vers l’avant. La respirabilité n’en prend aucune, ce qui n’était pas gagné avec le tricot épais de la version précédente. Le contrefort, la coque rigide qui enserre le talon, est ferme, la languette matelassée, le laçage tient sans qu’on ait à y penser.

Il y a plus surprenant. La durabilité de la semelle, qui plombe la plupart des chaussures à grosse mousse, est ici jugée bonne par dix-neuf tests sur vingt-cinq. Au banc d’abrasion, la gomme ne se creuse que de 0,9 mm, un résultat que le laboratoire traduit en plus de 800 km de durée de vie, et deux testeurs ne relèvent presque aucune usure après 100 km. Un seul cas d’usure traversante de la semelle apparaît, au talon extérieur.

Rien de tout cela ne fait débat. Vous cherchez une paire pour absorber la majorité de vos kilomètres ? Sur ces points-là, elle ne vous décevra pas, et la question du prix ne se pose qu’ensuite.

Elle encaisse plus d’allures qu’une chaussure d’entraînement ordinaire

Sur la polyvalence, le résultat est net : vingt-neuf tests la trouvent polyvalente, quatre seulement en doutent. Les mots qui reviennent sont « couteau suisse », « chaussure à tout faire », « celle qu’on sort du placard sans réfléchir au programme du jour ».

Concrètement, elle tient l’endurance, la sortie longue, la séance en allure marathon et le tempo, cette allure soutenue tenue sur plusieurs kilomètres. Le rocker prononcé, une semelle arrondie comme le pied d’un fauteuil à bascule, fait dérouler le pied tout seul, et un testeur raconte qu’il a du mal à courir vraiment lentement avec, tellement la géométrie pousse à avancer.

Le retour d’énergie va dans le même sens : vingt-neuf tests le trouvent au rendez-vous, et un seul le dit absent. Une mousse tendre rend en général peu d’énergie, et c’est l’exception intéressante de cette semelle : elle absorbe beaucoup et redonne quand même, sans plaque pour l’y aider. Plusieurs tests qui ont couru avec les deux générations trouvent celle-ci plus vive que la précédente, ce qui n’était pas l’issue attendue en assouplissant la mousse.

Les voix contraires parlent presque toutes du même endroit, et il est précis : les allures rapides, du tempo aux répétitions sur piste. La raison est technique et facile à comprendre : la mousse est tendre et il n’y a aucune plaque pour la rigidifier, donc le pied s’enfonce au lieu de rebondir quand l’appui devient violent. Un testeur a fait une séance de vitesse avec, puis l’a définitivement rangée dans la catégorie entraînement.

Elle couvre donc tout votre volume hebdomadaire, sauf le haut du spectre. Vous faites de la piste ? Gardez une deuxième paire pour ces jours-là.

Ceux qui n’ont pas glissé n’ont pas couru sous la pluie

Sur l’accroche, les tests se séparent en deux, onze positifs contre huit négatifs. C’est un vrai désaccord, et il se dissout dès qu’on lit ce que les testeurs ont sous les pieds.

Les deux camps décrivent la même semelle sur deux surfaces différentes. Sur sec, l’accroche ne pose de problème à presque personne, sur bitume comme sur terre battue ou sur piste. Sur mouillé, elle patine, et les formulations sont sans ambiguïté d’un test à l’autre : la semelle glisse, l’adhérence devient incertaine, le talon d’Achille historique du modèle.

Semelle extérieure de l'Asics Novablast 5

La photo de la semelle explique le reste. La gomme AHAR LO ne couvre que les zones d’appui, en larges plaques séparées, et le dessin est peu creusé. Il reste beaucoup de mousse à nu au centre, et peu de rainures pour évacuer l’eau. C’est un compromis assumé : cette gomme tendre est précisément ce qui donne l’excellente accroche sur sec et la bonne longévité relevée plus haut, et un testeur note explicitement que le gain en durabilité se paie sur l’adhérence.

Le plus éclairant vient d’un testeur qui dit les deux choses dans le même compte rendu. Il note d’abord n’avoir couru ni sous la pluie ni sur surface humide, et trouver l’accroche bonne. Il raconte plus loin une sortie d’une dizaine de kilomètres après une averse, où la semelle a bel et bien glissé sur le bitume. Les deux affirmations sont vraies, et à elles seules elles tracent la frontière : ce qui varie, c’est la route.

Reste un second point de comparaison, plus encourageant. Plusieurs tests estiment que cette semelle corrige le problème des versions précédentes, d’autres répondent que la différence est mince ou que le mouillé reste son point faible. Le mouillé s’améliore donc, sans être réglé.

Si vous courez dans une région pluvieuse, c’est la réserve à prendre au sérieux, et la seule qui pourrait vous faire regarder ailleurs.

Stable pour sa hauteur, ce qui n’en fait pas une chaussure de soutien

Vingt tests trouvent la Novablast 5 stable, huit la trouvent instable. Ici encore, tout le monde a raison, parce que les uns et les autres ne répondent pas à la même question.

Asics Novablast 5 vue de trois quarts arrière

La première question est : cette chaussure est-elle stable compte tenu de la quantité de mousse qu’elle empile ? La réponse est oui, et c’est ce que décrit le premier camp. La plateforme a été élargie au talon comme à l’avant, les parois de mousse remontent sur les côtés, le contrefort est rigide. Un laboratoire résume bien la chose : le pied est plus haut que sur la version précédente et posé sur une mousse plus molle, et pourtant l’ensemble reste presque aussi stable.

La seconde question est : cette chaussure corrige-t-elle une pronation, cet affaissement du pied vers l’intérieur à l’appui ? La réponse est non, et c’est ce que dit le second. Plusieurs tests la déconseillent explicitement aux coureurs qui pronent, et l’un d’eux les renvoie vers une Kayano. Les cas cités reviennent d’un test à l’autre : les changements de direction rapides, les virages serrés à haute allure, les dévers, et les coureurs qui ont besoin d’être tenus.

La fiche technique tranche d’ailleurs dans le même sens que les tests, en classant le modèle « neutre ».

Vous courez neutre ? La hauteur de semelle ne doit pas vous inquiéter. Suivi pour une pronation, vous ne trouverez en revanche aucune aide dans cette paire.

Le gravier fin oui, le terrain technique non

Les tests qui se sont aventurés hors du bitume dessinent une frontière assez nette. Sur piste cyclable, gravier fin, chemin de parc et terre compacte, la chaussure passe sans difficulté et garde son amorti. Plusieurs relèvent même que le nouveau dessin de semelle accroche mieux que l’ancien sur sol meuble.

Au-delà, elle décroche. Terrain cassé, boue, feuilles mouillées, dévers marqué : la gomme n’a pas les crampons pour ça, et la tige légère laisse passer l’eau. Un testeur signale aussi que de petits cailloux viennent parfois se loger dans les rainures.

La fiche marchand annonce « Route/Chemin », et c’est exactement le bon découpage : le chemin roulant, pas le sentier.

Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas

Elle est faite pour vous si vous cherchez une paire unique pour l’essentiel de vos kilomètres, si vous courez neutre, si vous aimez un appui moelleux, et si vous avez un pied de volume normal à large. Un test la juge adaptée jusqu’à 85 kg, et plusieurs la recommandent aux coureurs lourds ; un autre, à l’inverse, ne la conseille pas au-delà de 70 à 75 kg.

Elle n’est pas faite pour vous si vous avez besoin de soutien, si vos séances de piste doivent tenir dans la même paire, ou si vous courez souvent sur route mouillée. Sur ces trois points, les tests sont constants et ne laissent pas d’espoir.

Une question mérite d’être posée à part : faut-il passer de la 4 à la 5 ? Chez les testeurs qui ont couru avec les deux, la réponse dépend de ce que vous aimiez dans la 4. Oui si vous trouviez la 4 trop ferme, trop plate ou trop étroite à l’avant, parce que ces trois reproches sont exactement ceux qu’Asics a traités. Non si vous aimiez précisément sa densité pour vos séances soutenues, parce que c’est ce que la nouvelle mousse a perdu.

Deux détails pour finir. La pointure est fidèle, et presque tous les tests qui en parlent recommandent votre taille habituelle. Et si vous attaquez du talon, elle vous accueille bien : c’est à cette foulée que profitent le drop de 8 mm et le biseau arrière retravaillé.

Ce qu’Asics a fait ici n’a rien de spectaculaire, et c’est précisément pour ça que ça fonctionne. La marque a pris une chaussure déjà appréciée, l’a rendue plus douce, plus large et plus respirante, sans toucher à ce qui marchait. Le résultat est une paire sur laquelle les testeurs s’accordent presque partout, avec deux réserves que vous savez maintenant reconnaître.

Où acheter Asics Novablast 5

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Le détail, dimension par dimension

Voir les 12 dimensions comptées, dont 3 qui font débat
  • 97

    Dynamisme / retour d'énergie

    29 pour · 1 contre · 7 sans avis tranché

  • 88

    Polyvalence d'allures

    29 pour · 4 contre · 3 sans avis tranché

  • 100

    Confort général

    33 pour · 0 contre

  • 100

    Quantité d'amorti

    30 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché

  • 71

    Stabilitéavis partagés

    20 pour · 8 contre · 2 sans avis tranché

  • 58

    Accroche sur routeavis partagés

    11 pour · 8 contre · 7 sans avis tranché

  • 100

    Respirabilité

    25 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché

  • 83

    Durabilité de la semelle externe

    19 pour · 4 contre · 2 sans avis tranché

  • 100

    Rapport qualité-prix

    21 pour · 0 contre

  • 90

    Maintien du talon

    19 pour · 2 contre

  • 93

    Protection des articulations

    13 pour · 1 contre

  • 67

    Accroche hors routeavis partagés

    8 pour · 4 contre · 1 sans avis tranché

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