L’essentiel, d’après 63 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Dynamisme / retour d'énergie24 pour, 26 contre
- Polyvalence d'allures18 pour, 22 contre
- Accroche hors route7 pour, 5 contre
Ce qui est critiqué
- Rapport qualité-prix12 contre, 1 pour
Ce qui fait consensus
- Confort général59 pour, 1 contre
- Quantité d'amorti58 pour, 0 contre
- Stabilité45 pour, 1 contre
- Protection des articulations44 pour, 0 contre
- Accroche sur route33 pour, 3 contre
Le caractère de la chaussure
Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.
Fermeté de la mousse
moelleuxferme38 testeurs sur 47 la placent côté moelleux
Poids ressenti
lourdléger51 testeurs sur 53 la placent côté léger
Distance à laquelle la chaussure convient
courtes distanceslongues distances42 testeurs sur 44 la placent côté longues distances
Largeur à l'avant-pied
étroitlarge15 testeurs sur 25 la placent côté largeavis partagés
Géométrie du déroulé
platrocker prononcé23 testeurs sur 26 la placent côté rocker prononcé
Foulée à laquelle la chaussure convient
talonavant-pied10 testeurs sur 13 la placent côté talon
Largeur au médio-pied
étroitlarge5 testeurs sur 8 la placent côté étroitavis partagés
La Gel-Nimbus est la chaussure de confort d’Asics, celle des sorties longues et des footings tranquilles, et la 28 ne change pas de mission. Elle change de poids : la fiche annonce 266 g en 42, contre 292 g pour la 27. Asics a obtenu ce gain sans toucher à l’essentiel. La mousse reste la FF Blast+, la semelle garde sa hauteur de 43,5 mm au talon et 35,5 mm à l’avant, et la capsule de gel PureGEL reste logée sous le talon.
Ce régime suffit-il à la rendre vive ? Les tests se partagent, et ce qui les sépare tient à la chaussure à laquelle on la compare. Face à la 27, elle a gagné en entrain. Face aux mousses récentes, plus élastiques, elle reste sage. Sur le confort, l’amorti et la protection, en revanche, personne ou presque ne la prend en défaut.
Le vrai frein est ailleurs : son prix de 200 € est critiqué par presque tous les tests qui en parlent. Vous cherchez la chaussure la plus confortable possible pour accumuler les kilomètres lentement, et le budget n’est pas votre premier critère ? Elle est faite pour vous. Vous voulez une paire qui relance quand vous accélérez ? Regardez ailleurs.
Vingt-six grammes en moins, la même mousse
La différence se lit sur la balance et se sent au pied : cinquante et un testeurs la trouvent légère, deux lourde. Les tests parlent de 20 à 30 grammes gagnés, selon la pointure. Pour une chaussure qui porte autant de mousse, c’est un poids devenu compétitif, même si un test rappelle que d’autres chaussures très amorties restent plus légères.

Asics a pris ces grammes un peu partout. La tige passe à une maille plus fine et plus souple. Le rocker, la courbure de la semelle qui fait basculer le pied vers l’avant, est plus marqué. Et la gomme recule sous l’avant-pied, où des rainures ont été creusées dans la mousse. La géométrie, elle, ne bouge pas : le drop, l’écart de hauteur entre le talon et l’avant-pied, reste à 8 mm, même si un testeur le ressent plus bas.
Ce qui ne change pas compte autant que ce qui change. La FF Blast+ est la même mousse que sur la 27, et deux tests le lui reprochent : Asics utilise des mousses plus modernes sur des modèles moins chers de sa propre gamme.
Vous aimiez la 27 ? Vous retrouverez la même chaussure, allégée. Vous la trouviez lourde et paresseuse ? La 28 corrige le premier défaut bien plus que le second.
Plus vive que la 27, encore sage face aux mousses récentes
Sur le dynamisme, les tests se partagent presque à égalité : vingt-quatre la trouvent dynamique, vingt-six la trouvent plate. Lus côte à côte, ils ne la jugent pas à la même aune.
Ceux qui la trouvent vive la comparent d’abord aux Nimbus précédentes : onze d’entre eux expliquent son entrain par la perte de poids ou par le rocker revu. Un testeur, qui court ses footings entre 5 et 6 min au kilomètre, se dit bien mieux relancé qu’avec sa 27, tout en reconnaissant que sa vieille paire avait beaucoup de kilomètres. Pour eux, la Nimbus n’est plus la pantoufle d’autrefois.
Ceux qui la trouvent plate la comparent à autre chose : une Asics Novablast, une Saucony Triumph 24, une Nike Vomero 18, les mousses supercritiques, ces mousses expansées au gaz qui rebondissent davantage. Face à elles, la FF Blast+ amortit l’impact sans le rendre. Deux laboratoires de test, qui mesurent les chaussures en machine, relèvent un retour d’énergie très faible, au talon comme à l’avant. Un testeur résume l’impression : une chaussure à amorti maximal d’il y a trois ans, un peu plus légère.
Le type de source pèse aussi. Sept des voix qui la trouvent vive sont des boutiques en ligne, contre trois parmi celles qui la trouvent plate. Les boutiques décrivent plus volontiers ce que la marque annonce, une chaussure plus légère et plus réactive.
En venant d’une ancienne Nimbus, vous la trouverez plus vive. En venant d’une chaussure d’entraînement à mousse récente, vous la trouverez éteinte.
À l’aise jusqu’à 4 min 30 au kilomètre, rarement plus vite
Sur la polyvalence, la balance penche contre elle : dix-huit la jugent polyvalente, vingt-deux non. Ce qui les sépare se lit dans les allures que donnent les tests.
Un test situe sa limite à 4 min 30 au kilomètre : elle suit jusque-là, et les coureurs plus rapides peinent ensuite à traverser une mousse qui s’écrase. Un autre la conseille entre 6 et 4 min au kilomètre, un troisième la trouve plus facile à faire avancer à 4 min 30 que la 27. Plus vite, les avis se brouillent : un testeur la sent décrocher à 4 min 15, un autre a tenu une allure voisine sans peine.
Ceux qui la refusent pour son manque de polyvalence pensent au tempo, une allure soutenue tenue une vingtaine de minutes : ils gardent une paire plus légère pour ces séances, et la réservent aux footings et aux sorties longues. Ceux qui la défendent y ont couru des blocs à allure marathon, un 10 km, un semi. Le fractionné, ces répétitions courtes et rapides, n’est revendiqué que par deux testeurs.
Un test plus prudent la réserve même à qui ne court jamais plus vite que 5 min au kilomètre. Retenez surtout ceci : plus votre allure de footing est rapide, plus tôt vous toucherez sa limite.
Moelleuse pour la plupart, ferme pour ceux qui la comparent aux nouvelles venues
La mousse est jugée tendre par une large majorité : trente-huit testeurs la trouvent moelleuse, neuf ferme. Ce qui la fait juger ferme ou moelleuse, c’est encore la chaussure de comparaison.
Face à la 27, la plupart des tests qui la comparent la trouvent plus douce, un seul plus ferme. Face aux chaussures à amorti maximal les plus récentes, une New Balance 1080 v15, une Mizuno Neo Vista 2, elle paraît au contraire tenue : « jamais un nuage », écrit un laboratoire. Un autre laboratoire précise où se trouve la tendresse : un talon très tendre, qui s’écrase facilement, et un avant-pied modérément ferme.
Ici, les boutiques en ligne sont toutes du même côté. Quinze des voix « moelleuse » en sont, aucune des voix « ferme ». Leur description reprend celle de la marque, la sensation de nuage, quand les tests qui la jugent ferme la décrivent après l’avoir courue.
Le gabarit du coureur pourrait compter aussi, mais les tests s’opposent sur ce point. Un testeur léger n’arrive pas à faire travailler cette semelle haute et raide à plier, qu’il compare à une brique, et un autre estime qu’elle donne le meilleur à partir de 70 kg. Un test la juge bien adaptée aux coureurs lourds, quand un laboratoire voit son talon s’écraser sous les fortes charges.
Vous trouvez les amortis récents trop mous ? Vous y serez à l’aise. Vous aimez sentir la mousse céder sous le pied, surtout si vous êtes léger ? Essayez-la avant.
Un talon qui encaisse tout, pour une foulée neutre
Sur l’essentiel, la Nimbus fait ce que sa réputation promet. L’amorti ne prend aucune critique, le confort une seule, la protection des articulations aucune. C’est une chaussure de longues distances, et seuls deux testeurs la cantonnent aux sorties courtes. Le talon tient le pied sans qu’aucun test ne signale de glissement.

C’est au talon qu’elle se vit le mieux. Dix testeurs sur treize la destinent à une attaque talon, quand le talon touche le sol en premier, et la capsule de gel posée à l’arrière y est pour beaucoup.
La stabilité est saluée par la quasi-totalité des tests, ce qui reste remarquable pour une semelle aussi haute. Même ceux qui la jugent stable en fixent la limite : la chaussure est faite pour une foulée neutre, où le pied ne s’affaisse ni vers l’intérieur ni vers l’extérieur. Le talon tendre s’écrase sous les charges lourdes et dans les changements de direction brusques, et les rainures creusées sur les flancs cèdent quand le pied s’affaisse vers l’intérieur, ce qu’on appelle la pronation. Un testeur la sent aussi flotter sur les trottoirs en dévers.
En attaquant du talon sur une foulée neutre, vous profiterez de tout ce qu’elle a. Votre pied s’affaisse vers l’intérieur à chaque appui ? Une chaussure de stabilité vous servira mieux.
Une place correcte devant, et une version large pour les pieds serrés
Sur l’avant-pied, quinze testeurs le trouvent large, dix étroit. Un laboratoire aide à comprendre pourquoi : à son point le plus large, la chaussure est un peu plus large que la moyenne, mais au bout des orteils, elle redevient tout à fait standard. Ceux qui la trouvent étroite parlent de leurs orteils qui frottent contre le flanc de la boîte à orteils, l’espace où ils s’étalent.
La comparaison avec la 27 n’aide pas à trancher. Trois tests la trouvent un peu plus étroite qu’avant, un autre un peu plus large. Asics la propose en version large, et c’est elle que conseillent les testeurs qui ont senti leurs orteils à l’étroit. Au milieu du pied, cinq testeurs sur huit la trouvent étroite. La longueur ne pose presque jamais de problème : dix-neuf tests la chaussent à leur pointure habituelle, un seul la trouve petite.
La nouvelle tige a un revers. Sa languette fine, qui participe au gain de poids, déplaît à trois testeurs, dont l’un sent les lacets mordre le dessus du pied quand il les serre. Et si la respirabilité est jugée bonne par la majorité, les réserves parlent surtout de chaleur, en été ou par temps chaud.
Pied fin ou moyen : prenez votre pointure habituelle. Pied large ou orteils serrés : passez directement à la version large, et ne serrez pas trop le haut du laçage.
Moins de gomme : sûre au sec, moins sûre sur le mouillé
Retournez la chaussure : de la gomme au talon et sous la plante, et de larges zones de mousse à nu entre les patins.

C’est le prix du gain de poids, et il se paie surtout sous la pluie. L’accroche sur route est saluée par la grande majorité, et les trois réserves visent toutes les surfaces mouillées ou glissantes. Un test décrit deux glissades au moment de la poussée, sur un trottoir humide : la mousse apparente n’offre aucune prise.
Hors de la route, les tests se partagent : sept trouvent l’accroche correcte, cinq insuffisante. Ils ne courent pas sur le même sol. Les premiers parlent de chemins secs en forêt, de gravier, d’un parc détrempé où la semelle a tenu. Les seconds parlent de sable, d’herbe mouillée, de sentiers techniques, pour lesquels la semelle n’a pas assez de relief.
L’usure, enfin, inquiète peu : la durabilité est jugée bonne par la grande majorité, et un laboratoire relève que la FF Blast+ résiste bien à l’abrasion. Plusieurs testeurs, y compris parmi ceux qui la jugent durable, trouvent pourtant la gomme trop rare sous l’avant-pied, où l’usure se concentre.
Sous la pluie en ville, méfiez-vous des pavés et des dalles lisses. Et gardez-la pour le bitume et les chemins roulants.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
Elle est pour vous si vous cherchez avant tout le confort, pour vos footings, vos sorties longues et vos jours de récupération, si vous attaquez du talon sur une foulée neutre, et si vous appréciez un amorti profond qui ne s’effondre pas. Elle sert aussi très bien à la marche et aux longues journées debout.
Elle n’est pas pour vous si vous voulez une paire qui relance au tempo ou au fractionné, si vous préférez le rebond des mousses récentes, ou si votre pied s’affaisse vers l’intérieur.
Le prix, lui, fâche : un seul test la juge au bon prix, douze la trouvent trop chère. Ce n’est pas le confort qu’ils contestent, c’est ce que contient la chaussure. Elle coûte 200 € au catalogue, après une deuxième hausse d’affilée, et plus cher en Europe qu’aux États-Unis, pour une mousse inchangée que plusieurs tests jugent dépassée. D’autres chaussures très amorties, dont la Novablast d’Asics, coûtent moins cher pour plus de rebond. Un testeur conseille d’attendre qu’elle baisse, ou de prendre la 27. À 200 €, la Nimbus 28 vaut son prix si le confort est la seule chose que vous lui demandez.
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Le détail, dimension par dimension
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- 98
Confort général
59 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché
- 100
Quantité d'amorti
58 pour · 0 contre
- 48
Dynamisme / retour d'énergieavis partagés
24 pour · 26 contre · 4 sans avis tranché
- 98
Stabilité
45 pour · 1 contre · 3 sans avis tranché
- 45
Polyvalence d'alluresavis partagés
18 pour · 22 contre · 7 sans avis tranché
- 100
Protection des articulations
44 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 92
Accroche sur route
33 pour · 3 contre · 2 sans avis tranché
- 82
Respirabilité
28 pour · 6 contre · 1 sans avis tranché
- 96
Durabilité de la semelle externe
25 pour · 1 contre · 4 sans avis tranché
- 100
Maintien du talon
24 pour · 0 contre
- 100
Aptitude à la marche
16 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 8
Rapport qualité-prix
1 pour · 12 contre · 3 sans avis tranché
- 58
Accroche hors routeavis partagés
7 pour · 5 contre · 1 sans avis tranché
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