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Avis Asics Gel-Nimbus 27 : le confort sans la relance

  • 10 min de lecture
  • 54 tests analysés

Nous avons lu les 54 tests publiés sur la Asics Gel-Nimbus 27 et compté ce que chacun en dit. Chaque note est la part des testeurs qui en disent du bien : 100, aucun ne critique ce point ; 20, presque tous le critiquent. Le Runstameter fait le même compte, tous critères confondus.

Comment nous comptons

L’essentiel, d’après 54 tests

Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.

Ce qui divise les testeurs

  • Dynamisme / retour d'énergie21 pour, 18 contre
  • Polyvalence d'allures15 pour, 22 contre
  • Rapport qualité-prix7 pour, 16 contre
  • Accroche hors route9 pour, 3 contre
  • Aptitude à la marche6 pour, 2 contre

Ce qui fait consensus

  • Confort général54 pour, 0 contre
  • Quantité d'amorti49 pour, 1 contre
  • Stabilité47 pour, 1 contre
  • Accroche sur route39 pour, 2 contre
  • Respirabilité31 pour, 3 contre

Le caractère de la chaussure

Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.

  • Fermeté de la mousse

    moelleuxferme

    30 testeurs sur 45 la placent côté moelleuxavis partagés

  • Distance à laquelle la chaussure convient

    courtes distanceslongues distances

    41 testeurs sur 43 la placent côté longues distances

  • Poids ressenti

    lourdléger

    27 testeurs sur 36 la placent côté lourdavis partagés

  • Largeur à l'avant-pied

    étroitlarge

    29 testeurs sur 31 la placent côté large

  • Géométrie du déroulé

    platrocker prononcé

    15 testeurs sur 17 la placent côté rocker prononcé

  • Largeur au médio-pied

    étroitlarge

    5 testeurs sur 9 la placent côté étroitavis partagés

  • Foulée à laquelle la chaussure convient

    talonavant-pied

    9 testeurs sur 9 la placent côté talon

La Gel-Nimbus 27 est une chaussure d’entraînement neutre, haute sur mousse, faite pour absorber et pour durer. Asics a ajouté 2 mm de semelle intermédiaire, reformulé sa mousse FF Blast Plus Eco, logé une capsule de PureGel sous le talon et refait la tige. Le drop, l’écart de hauteur entre le talon et l’avant du pied, reste à 8 mm et le poids à 292 g en taille 42, ce qui en fait une chaussure lourde, et c’est de loin le camp majoritaire dans les tests.

Là où les testeurs se séparent, c’est sur ce que la chaussure rend. Sa mousse ne renvoie presque rien, et un laboratoire l’a mesuré. Pourtant la moitié des tests la décrivent comme vive. Les deux camps ont raison en même temps, parce qu’ils ne parlent pas de la même chose : la mousse d’un côté, la forme de la semelle de l’autre.

Si vous attaquez du talon, que vous enchaînez les kilomètres faciles et les sorties longues, et que vous voulez une paire qui tiendra longtemps, c’est une des valeurs sûres du marché. Si vous cherchez une chaussure unique capable aussi de vos séances rapides, elle vous décevra. Et elle vous coûtera 200 €.

Deux millimètres de mousse en plus, un laçage en moins

Asics a surtout épaissi la Nimbus. La semelle intermédiaire gagne 2 mm de FF Blast Plus Eco, la mousse est recomposée pour se comprimer différemment, et la capsule de PureGel reste logée à l’arrière, là où le talon touche.

Le reste du changement est dans la tige. Le mesh jacquard est nouveau, plus ouvert, et la respirabilité en profite : c’est l’un des rares points où les tests notent une progression nette par rapport à la version précédente.

Un troisième changement passe presque inaperçu sur la fiche et se sent dès l’enfilage : la zone de laçage a été resserrée. L’avant-pied, lui, s’est élargi. La chaussure tient donc le pied autrement qu’avant, et pas toujours mieux.

Ce qui n’a pas bougé mérite autant d’attention. Le drop reste à 8 mm. Le poids reste celui d’une chaussure haute et large : la fiche annonce 292 g en taille 42, et plusieurs tests en annoncent 305. Rien dans cette génération n’a été fait pour l’alléger.

Trois quarts arrière de l'Asics Gel-Nimbus 27, épaisseur de semelle et capsule PureGEL au talon

Le confort fait l’unanimité, le reste presque

Le confort ne prend pas une seule réserve : tous les tests lus le jugent bon, sans exception. Sur une chaussure vendue exactement pour ça, c’est le minimum, et c’est atteint.

L’amorti suit, presque sans critique. La protection articulaire aussi. La durabilité de la semelle externe ne récolte aucune critique non plus, et c’est plus rare : les testeurs qui ont passé du kilométrage dessus décrivent une gomme à peine entamée.

Sur une chaussure aussi haute, la stabilité aurait pu être le point faible. Elle est au contraire l’un des arguments les plus solides du modèle. Plateforme large, mousse dense, pied encaissé dans la semelle : un test la trouve même plus stable qu’une chaussure de stabilité de la marque. Le maintien du talon va dans le même sens, sans une voix contre.

L’accroche suit le même chemin, et c’est sous la pluie qu’elle se prouve : les tests décrivent la gomme ASICSGRIP comme rassurante sur bitume mouillé, l’un d’eux après 17 km d’averse continue. Les deux seules réserves visent elles aussi le sol humide, et elles restent isolées. Quant à la protection des articulations, elle est l’autre raison d’acheter cette chaussure : les coureurs lourds et ceux qui souffrent des articulations en parlent comme d’un filet de sécurité.

Si vous avez déjà été déçu par une max-cushion, une de ces chaussures à amorti maximal, qui vacille en fin de sortie longue, ce n’est pas le reproche à lui faire.

Ferme ou moelleuse selon la paire que vous quittez

Sur la densité de la mousse, les tests se contredisent franchement : trente testeurs la trouvent moelleuse, quinze la trouvent ferme. Sur la même chaussure, à la même hauteur de mousse.

Tout tient au point de comparaison.

Ceux qui la trouvent moelleuse la jugent dans l’absolu. Ils parlent de matelas, de nuage, de canapé, et sur une semelle de cette épaisseur ils n’ont pas tort. Ceux qui la trouvent ferme la comparent à ses rivales directes, les autres max-cushion haut de gamme, et là le jugement s’inverse : face à elles, elle ressort nettement du côté ferme. Un test mesure sa mousse au duromètre et confirme qu’elle est plus ferme qu’elle n’en a l’air.

Une seconde chose les sépare, et celle-là est une question de calendrier. Quatre tests préviennent que la mousse est dure à la sortie de la boîte et qu’elle s’assouplit ensuite. L’un d’eux chiffre le rodage : 50 à 60 km avant que la chaussure ne se livre.

La conséquence est simple. En venant d’une mousse supercritique, ces mousses récentes expansées au gaz, plus légères et plus rebondissantes, vous la trouverez ferme et un peu morte. En venant d’une chaussure d’entraînement classique, vous la trouverez douce. Et dans les deux cas, ne jugez pas sur la première sortie.

La mousse ne renvoie rien, la semelle vous porte quand même

Vingt-et-un tests trouvent la Nimbus 27 dynamique, dix-huit la trouvent éteinte.

Sauf qu’ici, un des deux camps dispose d’une mesure. Un laboratoire chiffre le retour d’énergie de la semelle à 47,7 %, sur une chaussure vendue au prix d’un modèle haut de gamme, un chiffre que le laboratoire lui-même juge très bas. Voilà un nombre, et il est bas. La mousse absorbe beaucoup et rend peu. Les tests les plus sévères le redisent avec leurs mots : elle avale l’énergie sans la restituer.

Alors pourquoi l’autre moitié parle-t-elle d’une chaussure vive ?

Parce qu’elle ne parle pas de la mousse. Elle parle de la géométrie. Et sur ce terrain, les tests sont presque unanimes : la semelle arrondie déroule, la transition du talon vers l’avant se fait toute seule, et l’avant-pied rigide donne un appui franc au moment de pousser. La relance vient de la forme de la semelle, qui vous fait basculer vers l’avant, et non de la mousse.

Un test résume l’affaire sans le vouloir, en disant les deux choses dans la même phrase : l’appui à l’avant est solide et structuré, et pourtant la chaussure se détend mal après s’être pliée. Dynamique ou éteinte, c’est bien cette chaussure-là que chacun décrit.

La distinction n’a rien de théorique. Une mousse qui restitue vous rend de l’énergie à chaque appui, et vous la sentez surtout quand vous accélérez. Une géométrie qui déroule vous fait économiser du geste, et vous la sentez surtout quand vous êtes fatigué. La Nimbus 27 ne fait que la seconde chose, et elle la fait bien.

Le même mécanisme explique une bizarrerie des tests. Sur la balance, la Nimbus 27 est lourde, et la grande majorité des testeurs le note. Mais six tests précisent qu’elle court plus léger qu’elle ne pèse. C’est encore le déroulé : une chaussure qui bascule toute seule demande moins de travail qu’une chaussure qu’il faut décoller.

Retenez ceci. Vous n’aurez pas de retour d’énergie. Vous aurez une chaussure qui avance sans vous fatiguer. Ce n’est pas la même promesse, et selon ce que vous cherchez, c’est soit exactement ce qu’il vous faut, soit une déception à 200 €.

Semelle de l'Asics Gel-Nimbus 27 vue de dessous, géométrie arrondie et gomme ASICSGRIP

Polyvalente, mais pas dans le sens que vous croyez

Sur la polyvalence, le désaccord est un malentendu de vocabulaire. Vingt-deux tests refusent de la qualifier de polyvalente, quinze la trouvent au contraire très complète.

Chacun a compté sur un axe différent.

Le camp du « oui » parle de profils et de distances. Il souligne qu’elle convient au débutant comme au coureur confirmé, au coureur léger comme au coureur lourd, au footing de récupération comme au marathon. Sur ce point il a raison, et le reste des tests le confirme : la chaussure est massivement décrite comme une paire de longue distance.

Le camp du « non » parle d’allures, et il a raison aussi. Dès qu’on accélère, le poids se rappelle au coureur et la mousse ne suit pas. Trois tests placent la frontière entre 4 min 30 et 5 min au kilomètre. Plus lentement, elle porte. Plus vite, elle traîne.

Ce que ça change pour vous dépend entièrement de votre placard. Si vos séances rapides ont déjà leur paire, ce désaccord ne vous concerne pas : la Nimbus fera l’essentiel de votre volume hebdomadaire sans broncher. Si vous n’avez qu’une seule paire et que vous faites du fractionné avec, ces séances d’intervalles rapides, prenez autre chose.

L’avant s’élargit, le milieu se resserre

Asics a élargi l’avant-pied, et là-dessus les tests sont nets : la boîte à orteils, l’espace qui loge les orteils à l’avant de la chaussure, est spacieuse, et les pieds larges y gagnent.

Mais la marque a resserré la zone de laçage dans le même mouvement, et c’est là que le chaussant se complique. Sur le médio-pied, le milieu du pied, les tests se partagent presque à égalité entre ceux qui le trouvent étroit et ceux qui le trouvent large. La contradiction n’en est pas une : chacun décrit une zone différente. Les uns parlent de la plateforme, qui est large. Les autres parlent de l’endroit où les lacets tirent, qui a rétréci.

Le signe concret est ailleurs, dans ce que les testeurs ont dû faire. Trois d’entre eux racontent avoir peiné à verrouiller le médio-pied, et deux disent avoir retouché leur laçage pour y arriver. Sur une chaussure dont le maintien du talon ne récolte aucune critique, c’est un contraste qui mérite d’être connu avant l’achat.

Rien de rédhibitoire. Prévoyez simplement de ne pas juger le chaussant au premier enfilage, et d’essayer un laçage différent si votre pied flotte.

Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas

Les tests sont d’une clarté rare sur le coureur visé. Sur la foulée, tous les tests qui se prononcent disent la même chose : cette chaussure est faite pour l’attaque talon. Le talon épais, le biseau arrière et la capsule de gel placée à l’arrière ne servent personne d’autre. Un test mesure la largeur du talon à près de 100 mm, de quoi offrir une large zone d’atterrissage plutôt qu’un profil de vitesse.

Elle est donc pour vous si vous posez l’arrière du pied, si vous cherchez de la protection sur des volumes élevés, si vous préparez un marathon en visant le confort plutôt que le chrono, ou si vous êtes un coureur lourd que les mousses molles font vaciller. Elle est aussi un bon choix si vous voulez une paire qui dure, et la durabilité est un de ses vrais points forts.

Elle n’est pas pour vous si vous attaquez avant-pied, si vous voulez sentir la route, si vous cherchez du rebond, ou si cette paire doit être votre seule paire.

Un usage revient dans les tests sans être vraiment tranché : la marche et la journée debout. Les avis y sont majoritairement bons, mais ils sont trop peu nombreux pour en faire une recommandation ferme, et la rigidité de la semelle joue contre elle dès qu’on ne court plus.

Le prix, lui, divise autant que le reste : seize d’entre eux jugent le rapport qualité-prix mauvais, sept le défendent. Là encore, ce qui les sépare tient au pays plus qu’au goût. Vendue 200 € en Europe, elle s’affiche nettement moins cher outre-Atlantique, et deux tests le disent explicitement : au tarif américain le positionnement se défend, au tarif européen il ne se défend plus.

Ceux qui la défendent quand même avancent surtout un argument : la durabilité. Le raisonnement se tient, à condition d’accepter qu’il repose sur une promesse : aucun des tests lus ne met de chiffre sur la durée de vie de la chaussure, ils constatent une semelle intacte après leur propre kilométrage. Et il ne vaut que si vous courez assez pour user une paire : à faible volume, la durabilité ne vous rembourse rien.

Le détail, dimension par dimension

Voir les 13 dimensions comptées, dont 5 qui font débat
  • 100

    Confort général

    54 pour · 0 contre

  • 98

    Quantité d'amorti

    49 pour · 1 contre

  • 98

    Stabilité

    47 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché

  • 54

    Dynamisme / retour d'énergieavis partagés

    21 pour · 18 contre · 4 sans avis tranché

  • 41

    Polyvalence d'alluresavis partagés

    15 pour · 22 contre · 6 sans avis tranché

  • 95

    Accroche sur route

    39 pour · 2 contre · 1 sans avis tranché

  • 91

    Respirabilité

    31 pour · 3 contre · 2 sans avis tranché

  • 94

    Protection des articulations

    33 pour · 2 contre

  • 100

    Durabilité de la semelle externe

    32 pour · 0 contre

  • 30

    Rapport qualité-prixavis partagés

    7 pour · 16 contre · 6 sans avis tranché

  • 100

    Maintien du talon

    23 pour · 0 contre

  • 75

    Accroche hors routeavis partagés

    9 pour · 3 contre · 3 sans avis tranché

  • 75

    Aptitude à la marcheavis partagés

    6 pour · 2 contre

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Nous avons lu 54 tests publiés sur cette chaussure et compté ce qu’ils en disent, dimension par dimension. Zéro paire offerte.

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