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Avis Polar Grit X2 Pro : une Vantage V3 en armure

  • 12 min de lecture
  • 41 tests analysés

Nous avons lu les 41 tests publiés sur la Polar Grit X2 Pro et compté ce que chacun en dit. Chaque note est la part des testeurs qui en disent du bien : 100, aucun ne critique ce point ; 20, presque tous le critiquent. Le Runstameter fait le même compte, tous critères confondus.

Comment nous comptons

L’essentiel, d’après 41 tests

Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.

Ce qui divise les testeurs

  • Ergonomie des commandes23 pour, 8 contre
  • Précision du cardio au poignet16 pour, 9 contre
  • Application et logiciel9 pour, 12 contre
  • Confort au poignet et légèreté14 pour, 7 contre

Ce qui est critiqué

  • Rapport qualité-prix25 contre, 4 pour
  • Fonctions connectées22 contre, 3 pour

Ce qui fait consensus

  • Pertinence des données d'entraînement25 pour, 4 contre
  • Autonomie28 pour, 5 contre
  • Lisibilité de l'écran30 pour, 2 contre
  • Précision du GPS26 pour, 1 contre
  • Solidité et finition26 pour, 0 contre

La Grit X2 Pro est la montre outdoor de Polar, et sous son boîtier se trouve à peu de chose près une Vantage V3 : même écran AMOLED, lumineux et coloré comme celui d’un smartphone, même GPS bi-fréquence, qui capte deux signaux par satellite pour une trace plus juste, mêmes cartes hors ligne, même capteur optique, même logiciel. Ce qui change se voit et se touche : une lunette et un boîtier en acier, un verre saphir, une certification militaire, une étanchéité à 100 mètres. Le tout pèse 79 g et coûte 749 €.

Sur la robustesse, l’écran et le GPS, les testeurs n’ont presque rien à lui reprocher. Ils se séparent sur ce qu’elle hérite du logiciel Polar : une interface restée pensée pour les anciens écrans, un cardio qui a changé de visage après ses premières mises à jour, une application qui ne sait pas recevoir un plan d’entraînement venu d’ailleurs. Et sur son format, qui disparaît sur un poignet large et déborde d’un poignet fin.

Si vous cherchez une montre d’entraînement capable d’encaisser les chutes en montagne et les rochers, c’est une très bonne montre. Si vous n’avez pas besoin de cette armure, la Vantage V3 fait le même travail pour 150 € de moins. Et si vous attendez une montre d’expédition de plusieurs jours, ou une montre connectée, elle n’est ni l’une ni l’autre.

Ce que la Grit X2 Pro ajoute à la Vantage V3

Sur le papier, la différence est nette : boîtier frontal et lunette en acier inoxydable, verre en cristal de saphir, certification MIL-STD-810H (une norme militaire de résistance aux chocs et aux températures extrêmes), étanchéité WR100, soit 100 mètres. La V3 n’a ni saphir ni acier, et son étanchéité s’arrête à 50 mètres. Pour vous, la différence tient en un mot : rayures. Un verre saphir ne se raye pratiquement pas, et c’est ce que les tests constatent après des semaines de sentiers rocailleux.

L’armure a un prix en grammes. La Grit X2 Pro pèse 79 g avec son bracelet, là où la V3 en pèse 57, et son boîtier mesure 48,6 mm de large pour 13,4 mm d’épaisseur. Pour le reste, les tests sont d’accord : l’électronique est la même, et un test italien le résume d’une phrase, la vraie concurrente de la Grit X2 Pro est dans la même maison.

Polar Grit X2 Pro, vue de profil

Si vous venez de la première Grit X Pro, le saut est autrement plus grand. L’écran passe à l’AMOLED, les cartes topographiques arrivent, le GPS passe en bi-fréquence, et un processeur plus rapide règle le défaut qu’on reprochait à l’ancienne : un écran tactile qui répondait mal.

Solidité, écran, GPS : ses atouts sûrs

La solidité d’abord, qu’aucun test ne met en doute. Rochers escaladés, chutes en descente, sac à dos rempli d’appareils métalliques : les testeurs qui l’ont malmenée décrivent une montre sans une rayure. La finition suit, et plusieurs parlent d’un objet qui inspire la qualité dès qu’on le prend en main.

L’écran ne prend presque aucune critique. Il se lit en plein soleil comme dans la brume, et c’est lui qui rend les cartes vraiment utilisables au poignet.

Le GPS non plus. Sur marathon, la distance tombe à quelques centaines de mètres de la distance officielle et colle à celle d’une Vantage V3 et d’une Garmin portées en même temps. La réserve qui revient vise le mode d’économie qui ne relève la position que toutes les deux minutes, où la trace devient trop approximative pour un ultra.

Les données d’entraînement, enfin, sont le terrain de Polar. Charge d’entraînement, récupération, séances proposées chaque jour, tests de forme : tout est inclus, sans abonnement. Les réserves portent sur l’affichage, limité à quatre données par écran sur un cadran pourtant grand, et sur l’absence de mode piste.

Une montre qui ne craint rien, qu’on lit d’un coup d’œil et dont vous pouvez croire la distance : c’est exactement ce qu’elle sait faire.

Des boutons qu’on trouve avec des gants, une interface restée à l’âge du MIP

Sur les commandes, vingt-trois tests sont satisfaits, huit ne le sont pas. Les deux camps ne jugent pas la même chose : les uns parlent des boutons, les autres de ce qu’il y a derrière.

Les boutons font presque l’unanimité. Cinq en tout, trois à droite et deux à gauche, en relief et texturés. Huit tests les ont manipulés avec des gants, et tous les trouvent sans chercher. Deux regrettent seulement que les renforts du boîtier, qui les protègent des chocs, les rendent moins faciles à sentir sous un gant épais. L’écran tactile, lui, répond vite, et l’on peut marquer un tour d’une tape sèche sur la montre, sans chercher de bouton en plein fractionné.

Ceux qui sont déçus parlent de l’interface. Les menus sont ceux des Polar à écran MIP (à mémoire de pixels, plus terne mais très économe), repris tels quels sur un écran couleur : grosses icônes monochromes, profils sportifs affichés un par un, réglages courants enfouis dans les paramètres généraux. Plusieurs testeurs mettent du temps à savoir quel bouton fait quoi, et l’un se trompe encore de bouton en pleine séance.

Le défaut le plus partagé est plus simple : l’écran qui s’allume quand on lève le poignet. Sept tests le trouvent lent ou capricieux, en particulier en courant. Plusieurs conseillent de laisser l’écran allumé en permanence, avec la conséquence que vous verrez sur l’autonomie.

Vous pilotez votre montre aux boutons ? Vous ne serez pas déçu. Vous attendez une interface moderne, qui exploite ce grand écran couleur ? Vous la trouverez datée.

Un cardio jugé sur deux versions du logiciel

Le cardio optique partage les testeurs : seize le jugent fiable, neuf le prennent en défaut. Ce qui les sépare, c’est d’abord la date du test.

Parmi les neuf critiques, certaines visent les premières versions du logiciel de la montre. Elles décrivent des courbes erratiques, des valeurs trop hautes pendant les dix premières minutes, des accélérations manquées. Trois tests ont vécu l’avant et l’après d’une mise à jour, et racontent la même chose : des relevés inquiétants au départ, largement corrigés ensuite.

Polar Grit X2 Pro, le capteur optique au dos du boîtier

Les tests publiés plus tard sont nettement plus favorables. Sur un marathon, le capteur suit une ceinture thoracique presque battement pour battement, avec la même fréquence maximale et la même moyenne. Sur des séances comparées à une ceinture, les écarts moyens restent de deux ou trois battements par minute.

Certains terrains laissent les avis plus réservés. Le vélo d’abord : trois tests trouvent la mesure franchement mauvaise dès qu’on pédale, un seul, qui a surtout roulé, la juge solide. Les variations brutales ensuite : fractionné court, HIIT (des efforts très intenses et très brefs), changements de rythme, où le capteur rate un intervalle ou tarde à monter. Et même chez les satisfaits, les premières minutes de séance restent le moment où la valeur s’emballe avant de se caler.

Pour courir en endurance et suivre votre forme, le capteur suffit. À vélo, ou pour piloter vos séances rapides par zones cardiaques, prévoyez une ceinture.

L’autonomie d’un écran AMOLED, pas celle d’une montre d’expédition

L’autonomie prend peu de critiques : vingt-huit tests la jugent bonne, cinq la trouvent courte. Mais tout dépend de la montre à laquelle on la compare.

Ceux qui en sont satisfaits la comparent aux autres montres à écran AMOLED, et face à elles, elle tient la distance. Écran allumé seulement quand vous levez le poignet, elle tient une semaine d’entraînement quotidien, souvent dix jours. En séance, les testeurs qui ont mesuré retrouvent à peu près les 43 heures de GPS annoncées par la fiche, autour de 40 à 42 heures en haute précision. Un testeur a traversé quatre jours de trek sans jamais la retirer ni la recharger.

La plupart de ceux qui la trouvent courte la mesurent à une Garmin Fenix, à une Suunto Race ou à une montre à écran MIP, et face à elles, la Grit X2 Pro recharge plus souvent. Un test allemand le dit sans détour : pour un ultra-trail comme l’UTMB ou une course de plusieurs jours, elle ne suffit pas.

Les réglages pèsent autant que la montre. Passez l’écran en affichage permanent et l’autonomie quotidienne est divisée par deux, trois à cinq jours au lieu de dix. Ajoutez la carte à l’écran et la navigation, et un testeur tombe à 17 heures de GPS.

Vos plus longues sorties durent une journée ? L’autonomie ne vous posera aucun problème. Pour un ultra de plus de 24 heures avec la carte affichée, regardez plutôt du côté des écrans MIP.

Des cartes pour suivre une trace, pas pour improviser

La navigation compte dix-sept tests satisfaits et cinq déçus, et beaucoup restent entre les deux. Leur jugement dépend de ce qu’ils lui demandent.

Pour suivre un itinéraire préparé, elle fait très bien le travail. Un tracé construit sur Komoot, l’application de préparation d’itinéraires, arrive sur la montre, s’affiche sur une carte lisible et nette, et la montre prévient à chaque changement de direction. Le profil de dénivelé, qui montre ce qui reste à monter, aide à doser l’effort. Sur le fond de carte, les tests saluent la fluidité du zoom et du défilement, que le processeur plus rapide rend possible.

Polar Grit X2 Pro, la carte et l'itinéraire à l'écran

Pour improviser, elle montre ses limites. Les cartes ne sont pas routables : si un chemin est inondé ou barré, la montre ne propose aucun autre itinéraire, et c’est à vous de retrouver le tracé. Le guidage virage par virage n’existe que pour les itinéraires Komoot, ceux de Strava se suivent sur une simple trace. Les cartes préinstallées sont grossières : les sentiers n’apparaissent qu’avec les cartes détaillées, gratuites, mais qui se chargent pays par pays depuis un ordinateur, par câble, faute de Wi-Fi.

Et un défaut revient chez sept testeurs, même chez ceux que la navigation satisfait : la boussole réclame d’être recalibrée, parfois plusieurs fois dans la même sortie, en faisant tourner le poignet dans tous les sens.

Vous préparez vos sorties sur Komoot ? La Grit X2 Pro vous guidera sans faute. Pour qu’une montre recalcule votre itinéraire en pleine montagne, tournez-vous vers Garmin : celle-ci ne le fait pas.

Polar Flow reçoit vos itinéraires, pas les plans de votre entraîneur

Sur l’application, les avis penchent du côté négatif, neuf tests satisfaits, douze déçus. Ce qui les sépare, c’est la façon dont vous vous entraînez.

Si vous construisez vous-même votre entraînement, Polar Flow a de quoi vous plaire. On y programme une saison entière, on y périodise un objectif, on y analyse chaque séance en détail. Les itinéraires Komoot et Strava s’y synchronisent sans manipulation, et vos séances partent automatiquement vers Strava.

Si vous suivez un plan écrit ailleurs, c’est une autre histoire. Neuf tests le reprochent : impossible de charger sur la montre les séances structurées de TrainingPeaks, la plateforme en ligne où un entraîneur prépare vos séances. Les séances terminées partent bien vers TrainingPeaks, mais rien n’en revient. Un test le résume : pour un athlète coaché, recopier chaque jour ses séances à la main est une perte de temps.

Le reste relève de l’application mobile elle-même. La synchronisation échoue parfois et demande d’être relancée à la main. Les itinéraires ne se créent pas depuis le téléphone, seulement sur le site de Polar ou dans Komoot et Strava.

Si vous vous entraînez seul, avec les séances que Polar vous propose ou celles que vous écrivez, l’écosystème vous suffira. Si un entraîneur vous envoie vos séances par TrainingPeaks, c’est un point bloquant.

Un boîtier qui se fait oublier sur un poignet large, pas sur un fin

Le confort partage les tests à quatorze contre sept. Et ce qui les sépare, c’est d’abord le poignet qui la porte.

Le bracelet, lui, est salué. Silicone souple, texture travaillée, trous rapprochés pour un réglage précis : un test y voit le meilleur bracelet qu’il ait porté sur une montre GPS.

Le boîtier divise. Sur un poignet moyen ou large, plusieurs testeurs finissent par l’oublier. Sur un poignet fin, elle déborde : trop grande, un peu lourde, pas très confortable sur la durée, et un test note qu’elle ballote en courant vite. Un test allemand, pourtant, la trouve à l’aise sur un poignet étroit. Et contrairement à Garmin, Polar ne propose pas de taille plus petite.

La version compte aussi. Trois des tests qui la trouvent légère portaient la Titan, au boîtier en titane. Quant au port jour et nuit, deux tests trouvent le bracelet en silicone peu agréable à la longue.

Si vous avez un poignet fin, essayez-la avant de l’acheter, ou regardez la V3, plus légère de 22 grammes.

Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas

La Grit X2 Pro est faite pour vous si vous courez en montagne, sur des sentiers où une montre prend des coups, et que vous voulez la même rigueur d’entraînement que chez Polar sans craindre pour votre écran. Son boîtier encaisse, son écran se lit partout, son GPS est fiable, et elle vous guidera sur un itinéraire préparé.

Elle l’est moins si vous attendez d’une montre ce qu’offre une montre connectée. Sur ce point, trois tests seulement s’en contentent. Pas de musique stockée sur la montre, alors que ses 32 Go ne servent qu’aux cartes. Pas de paiement sans contact. Pas de réponse aux notifications, pas de magasin d’applications. Vous commandez la musique du téléphone depuis le poignet, et c’est à peu près tout.

Elle l’est moins aussi si vous préparez des aventures de plusieurs jours avec la carte affichée, si vous suivez un plan TrainingPeaks, ou si vous pilotez vos séances rapides au cardio sans ceinture.

À 749 €, le prix fait pencher les tests nettement du côté négatif. Face aux Garmin Fenix et Epix, vendues dans les mêmes eaux, elle offre moins de fonctions. Face à la Vantage V3, elle offre la même montre dans un boîtier plus solide, pour 150 € de plus. Un test espagnol juge ces 150 € justifiés par le saphir, l’acier et la finition. Si cette armure vous est utile, elle vaut son supplément. Si vous courez surtout sur route, prenez la V3.

Où acheter Polar Grit X2 Pro

dès 559 €

Le détail, dimension par dimension

Voir les 15 dimensions comptées, dont 4 qui font débat
  • 86

    Pertinence des données d'entraînement

    25 pour · 4 contre · 7 sans avis tranché

  • 85

    Autonomie

    28 pour · 5 contre · 3 sans avis tranché

  • 77

    Navigation

    17 pour · 5 contre · 13 sans avis tranché

  • 74

    Ergonomie des commandesavis partagés

    23 pour · 8 contre · 2 sans avis tranché

  • 94

    Lisibilité de l'écran

    30 pour · 2 contre · 1 sans avis tranché

  • 96

    Précision du GPS

    26 pour · 1 contre · 5 sans avis tranché

  • 64

    Précision du cardio au poignetavis partagés

    16 pour · 9 contre · 6 sans avis tranché

  • 43

    Application et logicielavis partagés

    9 pour · 12 contre · 9 sans avis tranché

  • 14

    Rapport qualité-prix

    4 pour · 25 contre

  • 76

    Suivi santé et sommeil

    19 pour · 6 contre · 4 sans avis tranché

  • 12

    Fonctions connectées

    3 pour · 22 contre · 3 sans avis tranché

  • 100

    Solidité et finition

    26 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché

  • 67

    Confort au poignet et légèretéavis partagés

    14 pour · 7 contre · 3 sans avis tranché

  • 88

    Simplicité d'utilisation

    15 pour · 2 contre · 3 sans avis tranché

  • 88

    Précision de l'altitude et du dénivelé

    7 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché

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