L’essentiel, d’après 26 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Application et logiciel12 pour, 9 contre
- Précision du cardio au poignet12 pour, 8 contre
- Ergonomie des commandes12 pour, 6 contre
Ce qui est critiqué
- Fonctions connectées10 contre, 1 pour
Ce qui fait consensus
- Précision du GPS23 pour, 0 contre
- Confort au poignet et légèreté21 pour, 0 contre
- Lisibilité de l'écran21 pour, 0 contre
- Solidité et finition20 pour, 1 contre
- Pertinence des données d'entraînement19 pour, 1 contre
La Grit X2 est la montre outdoor compacte de Polar, sortie en 2025 à 479 €. Elle reprend l’essentiel de la Grit X2 Pro, vendue 749 €, dans un boîtier de 44,7 mm qui pèse 62 g : un écran AMOLED (un écran couleur, lumineux et contrasté), un verre saphir, très résistant aux rayures, des cartes topographiques, un GPS double fréquence, qui capte deux bandes du signal satellite pour mieux résister aux obstacles, et le capteur cardio le plus récent de la marque. Les Grit X précédentes avaient un écran MIP, un écran à réflexion qui utilise la lumière ambiante, plus terne mais très économe.
Sur la précision du GPS, l’écran, le confort et la qualité des données d’entraînement, les tests ne trouvent presque rien à redire. Ils se séparent sur trois points : le cardio au poignet, qui suit bien les efforts réguliers et décroche en fractionné ; l’application Polar Flow, que les sites spécialisés en course défendent et que les sites tech, qui testent toutes sortes d’appareils, critiquent ; et l’interface, que les boutons sauvent en partie. Dix tests regrettent l’absence des fonctions d’une montre connectée, un seul s’en contente.
Elle est faite pour le coureur de trail ou de route qui veut des cartes, de la précision et des outils d’entraînement sérieux dans une montre qu’il oublie au poignet. Elle ne l’est pas pour qui veut payer sans contact, écouter sa musique ou répondre à ses messages depuis son poignet.
La Grit X2 Pro en plus petit, et ce que vous laissez en route
C’est la question que se posent la plupart des acheteurs, et les tests y répondent assez nettement : la Grit X2 garde ce qui compte pour courir. Un testeur la décrit comme la Grit X2 Pro dans un format plus petit, plus léger et bien moins cher, et la juge plus raisonnable pour la plupart des gens. Elle conserve le capteur cardio, la double fréquence et les cartes.
Le gain de poids se sent. Un testeur la pèse à 62 g avec son bracelet contre 79 g pour la Pro, et un autre note que la Pro, comme les très grosses montres outdoor, ne convient vraiment qu’aux poignets larges. Personne ne se plaint d’ailleurs du confort.
Ce que vous laissez se résume à trois points. Le boîtier est en plastique, ce qui la rend moins luxueuse que la Pro sans la faire paraître bon marché. L’étanchéité descend à 50 m contre 100 m sur la Pro, ce qui suffit à la natation, en piscine comme en mer. Et la batterie est plus petite que celle de la Pro, on y revient plus bas.
En échange, Polar a ajouté deux choses que les tests apprécient : la montre se recharge pendant une activité sans l’interrompre, et sa batterie peut être remplacée. Sur le prix, un testeur la situe à peine au-dessus de la génération précédente et presque 300 € sous la Pro.
Vous hésitez entre les deux ? Sauf pour des expéditions de plusieurs jours sans recharge, la Grit X2 fait le même travail.
Fiable en endurance, débordé en fractionné
Le cardio au poignet est le vrai désaccord de cette montre : douze tests le jugent fiable, huit le trouvent imprécis. Les deux groupes décrivent pourtant le même capteur, à des intensités différentes.
Sur un effort régulier, sortie longue, footing, randonnée ou vélo, il suit. Un testeur trouve ses courbes très proches de celles d’une ceinture cardio, la référence de mesure portée sur la poitrine, un autre ne relève que de faibles écarts en course.
Dès que l’intensité change brusquement, il décroche. Quatre testeurs qui le jugent fiable dans l’ensemble précisent eux-mêmes qu’il prend du retard ou lisse les valeurs sur les intervalles courts et les sprints. Parmi ceux qui le critiquent, un testeur le voit lâcher à chaque intervalle d’une même séance, un autre le voit varier de 30 battements par minute pendant un intervalle couru à vitesse constante. Un troisième va plus loin et relève une mesure souvent 15 à 20 battements plus haute que celle d’une ceinture, ce qui fausse ensuite le calcul des calories et des zones d’intensité.

Ce n’est pas un défaut propre à Polar, et plusieurs tests le rappellent : c’est la limite de toute mesure optique au poignet. Elle compte davantage ici, parce que les conseils de récupération et la charge d’entraînement de la montre, l’effort accumulé sur les derniers jours, se calculent à partir de ce pouls.
Vous faites surtout de l’endurance ? Le capteur suffit. Vous faites du fractionné chaque semaine ? Ajoutez une ceinture cardio, que la montre accepte en Bluetooth.
Une application qui parle aux coureurs plus qu’aux sites tech
Polar Flow, l’application qui accompagne la montre sur téléphone et sur ordinateur, partage tout autant : douze tests l’apprécient, neuf la critiquent. Ici, ce qui sépare les testeurs est ce qu’ils attendent d’une application.
Les sites tech, qui testent aussi des montres connectées et des téléphones, la jugent sur sa présentation. Cinq la critiquent et aucun ne la défend. Ils la trouvent datée, mal organisée, « chaotique » quand on cherche une donnée, avec une synchronisation qu’il faut parfois lancer à la main.
Les sites spécialisés en course la jugent sur ce qu’elle permet de faire, et aucun des six qui en parlent ne la critique dans l’ensemble. Ils retiennent la planification d’une saison entière, le suivi de la charge et de la récupération, et la synchronisation avec les plateformes d’entraînement comme Strava ou TrainingPeaks. L’un d’eux nuance : en venant de Garmin Connect, l’interface paraît plus lourde.
Le sommeil montre le même écart entre la mesure et sa présentation. Le suivi lui-même convainc la plupart des tests. Mais un testeur trouve ses données affichées sans aucun ordre, et un autre relève des nuits où elle n’enregistre rien.
En venant de Garmin, attendez-vous à chercher vos repères quelques semaines. Si vous planifiez vos séances et suivez votre charge, l’application vous en donnera plus que la plupart.
Des boutons qu’on trouve sous la pluie, une interface qui a vieilli
Sur l’ergonomie, douze tests sont satisfaits, six réservés. Ils ne jugent pas tous la même chose.
Les boutons font presque l’unanimité. Ils sont cinq, texturés, faciles à presser sous la pluie, avec des doigts froids ou en sueur, et les tests apprécient de pouvoir piloter toute une séance sans toucher l’écran. Deux testeurs les trouvent peu saillants, et l’un prévient qu’ils seront difficiles à trouver avec des gants.

Les réserves visent surtout ce qui s’affiche. Trois des six portent sur l’interface elle-même, jugée austère et peu optimisée. Les trois autres relèvent des défauts plus ponctuels : un retour en arrière qui prend près de deux secondes, un écran qui ne s’allume pas toujours au mouvement du poignet, des boutons différents pour démarrer et pour arrêter une activité, qui prêtent à confusion. Un autre test, plus nuancé, signale une montre qui n’a pas réagi plusieurs fois au lancement d’une séance.
La logique s’apprend en quelques jours. N’en attendez pas les animations d’une Apple Watch.
Précise et agréable à porter
Aucun test ne critique le GPS dans l’ensemble. Un testeur obtient exactement 400 m par tour de piste sans activer le mode piste. Deux situations le mettent pourtant en difficulté : la nage en eau libre, où un testeur voit la distance gonfler de plus de moitié, et le couvert des arbres ou des immeubles, où un autre la trouve moins précise. Triathlètes, gardez-le en tête.
L’écran fait l’unanimité, lisible en plein soleil sans atteindre la luminosité des montres connectées haut de gamme. La finition convainc, et les données d’entraînement, charge, récupération, tests de forme, sont jugées pertinentes par presque tous.
Une montre de sport, pas une montre connectée
Sur les fonctions connectées, l’accord est presque total, et il est négatif : dix tests les jugent insuffisantes, un seul s’en contente.
La liste des absences est la même d’un test à l’autre : pas de lecteur de musique, pas de paiement sans contact, pas de micro ni de haut-parleur pour les appels, et pas d’applications tierces à installer. La montre affiche les notifications du téléphone et pilote sa musique, sans plus. Un testeur le dit sans détour : si vous voulez qu’elle remplace votre téléphone pour autre chose que le sport, ce n’est pas la bonne montre.

Sur le terrain, la navigation fonctionne bien. Polar a ajouté le guidage à chaque intersection pour tous les itinéraires. Préparer ces itinéraires est moins simple : la montre ne trace pas de parcours elle-même, elle dépend de Komoot, une application de parcours, ou de fichiers GPX, le format courant des traces, et un test juge le transfert des cartes laborieux, par câble USB.
Vous courez avec votre téléphone dans la poche de toute façon ? Ces absences ne vous coûteront rien. Vous comptez laisser le téléphone à la maison avec votre musique au poignet ? Regardez ailleurs.
Une semaine d’autonomie, à condition d’éteindre l’écran
Sur l’autonomie, seize tests sont satisfaits, cinq déçus. Ce qui les sépare, c’est surtout un réglage.
Polar annonce 30 h de GPS en mode le plus précis. Écran allumé seulement quand on lève le poignet, les testeurs satisfaits tiennent cinq à sept jours en usage courant avec des séances, et l’un finit une semaine avec encore 10 % de batterie. Un autre enchaîne des ultra-trails de deux ou trois jours en mode économie d’énergie.
Avec l’écran allumé en permanence, tout change. Un testeur perd près de 40 % de batterie en 24 h, et calcule qu’à 5 % par heure d’activité, les 30 h annoncées sont hors d’atteinte. Un autre juge l’autonomie plus courte que celle de concurrentes au même format, comme la Suunto Race S, ou même plus petites, comme la Garmin Forerunner 265S.
Gardez l’affichage permanent pour les jours où vous en avez besoin, et la semaine tient.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
Elle est faite pour le coureur de trail, de montagne ou de route qui veut des cartes, un GPS précis et un écran lisible, dans une montre assez légère pour être portée jour et nuit. Elle l’est aussi pour celui qui hésitait devant la Grit X2 Pro : il garde l’essentiel pour moins cher, et une montre qui va à un poignet moyen.
Elle convient au coureur qui suit sa charge et planifie sa saison, et qui passera du temps dans l’application plutôt que dans les menus de la montre.
Elle ne l’est pas pour vous si le fractionné est le cœur de votre entraînement et que vous refusez la ceinture cardio : au poignet, les intervalles courts lui échappent. Elle ne l’est pas non plus si vous attendez une montre connectée, avec la musique, le paiement et les appels, ni si vous voulez garder l’écran allumé en permanence et tenir plus de quelques jours.
Le détail, dimension par dimension
Voir les 15 dimensions comptées, dont 3 qui font débat
- 100
Précision du GPS
23 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 57
Application et logicielavis partagés
12 pour · 9 contre · 2 sans avis tranché
- 76
Autonomie
16 pour · 5 contre · 2 sans avis tranché
- 60
Précision du cardio au poignetavis partagés
12 pour · 8 contre · 2 sans avis tranché
- 67
Ergonomie des commandesavis partagés
12 pour · 6 contre · 4 sans avis tranché
- 100
Confort au poignet et légèreté
21 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 100
Lisibilité de l'écran
21 pour · 0 contre
- 95
Solidité et finition
20 pour · 1 contre
- 95
Pertinence des données d'entraînement
19 pour · 1 contre
- 88
Navigation
15 pour · 2 contre · 2 sans avis tranché
- 78
Rapport qualité-prix
14 pour · 4 contre
- 9
Fonctions connectées
1 pour · 10 contre · 5 sans avis tranché
- 85
Suivi santé et sommeil
11 pour · 2 contre · 3 sans avis tranché
- 89
Simplicité d'utilisation
8 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché
- 100
Précision de l'altitude et du dénivelé
5 pour · 0 contre
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