L’essentiel, d’après 75 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Rapport qualité-prix28 pour, 19 contre
- Navigation9 pour, 23 contre
- Simplicité d'utilisation24 pour, 9 contre
- Solidité et finition18 pour, 8 contre
Ce qui fait consensus
- Pertinence des données d'entraînement62 pour, 0 contre
- Lisibilité de l'écran59 pour, 2 contre
- Autonomie45 pour, 5 contre
- Précision du GPS54 pour, 0 contre
- Ergonomie des commandes48 pour, 1 contre
La Forerunner 265 est la montre de course qui a fait entrer l’écran AMOLED, l’écran couleur lumineux des smartphones, dans le milieu de gamme de Garmin. Un boîtier de 46 mm, 46 g sur la fiche, un GPS bi-fréquence (il capte deux signaux par satellite, pour une trace plus juste sous les arbres et entre les immeubles), 20 heures d’autonomie annoncées en GPS, de la musique embarquée, et presque tous les outils d’analyse que la marque réserve à ses montres les plus chères. Il existe aussi une version 265S, plus petite, pour les poignets fins.
Sur l’essentiel, elle ne se discute pas. Le GPS est juste, l’analyse de l’entraînement est l’une des plus complètes du marché, et la montre se porte jour et nuit sans qu’on y pense. L’écran, lui, change tout par rapport à la Forerunner 255 : lumineux, net, lisible en plein soleil.
Les réserves sont ailleurs. Cet écran coûte de la batterie face à sa devancière, sans en faire une montre à recharger tous les soirs. Le cardio au poignet est fiable en endurance, plus hésitant en fractionné. Les testeurs se partagent vraiment sur trois points : l’absence de cartes, qui ne gêne que ceux qui quittent les chemins connus, une finition en plastique qui encaisse bien mais ne fait pas le prix, et ce prix lui-même. Vous courez sur route ou en trail balisé et voulez une montre d’entraînement complète et agréable à regarder ? Elle a peu de rivales. Pour des sentiers inconnus ou des ultras, lisez la suite avant d’acheter.
Ce que l’AMOLED apporte, et ce qu’il fait payer à la batterie
La Forerunner 255 avait un écran à mémoire de pixels, dit MIP, qui se lit grâce à la lumière ambiante : toujours allumé, économe, un peu terne. La 265 le remplace par un AMOLED tactile, et c’est la vraie nouveauté de cette génération. Le reste de la montre, son GPS, ses boutons, ses outils d’entraînement, prolonge la 255 plus qu’il ne la bouleverse.

L’écran fait l’unanimité ou presque, avec à peine deux réserves. Les couleurs sont vives, le texte est net, et plusieurs tests le lisent sans effort en plein soleil d’été, là où la plupart des écrans de montre connectée pâlissent.
Pour ménager la batterie, il s’éteint entre deux regards, et il faut lever le poignet pour le rallumer. Un testeur qui courait avec la 255 à l’autre poignet raconte qu’il devait désormais pivoter franchement le poignet pour lire son allure, là où un coup d’œil suffisait. À vélo, les mains sur le cintre, le geste ne se fait plus du tout, et un test la juge mal adaptée pour cette raison.
Reste l’autonomie. Une large majorité la juge bonne : quarante-cinq tests en sont satisfaits, cinq la trouvent faible, et treize restent neutres.
Tout dépend en fait du point de comparaison. Face à une montre connectée, elle est remarquable. Un testeur qui devait recharger son Apple Watch chaque soir la trouve bien meilleure sur ce point. Un autre, qui court tous les jours avec ses notifications actives, la recharge tous les quatre ou cinq jours.
Face à la 255, le constat se retourne. Un testeur a comparé les deux montres au même rythme d’usage : au moment où la 265 s’est éteinte, il restait 53 % de batterie à la 255. Un autre chiffre l’écart à environ cinq jours d’usage quotidien, et désigne l’écran.
Deux réglages pèsent lourd. L’écran toujours allumé réduit l’autonomie de façon nette, plusieurs tests le relèvent. Un test conseille d’ailleurs de ne pas l’activer. La musique aussi : un testeur voit l’autonomie en GPS passer de 16 heures à 6 heures et demie dès qu’il lance une playlist. Un autre note enfin une baisse après une mise à jour du logiciel, preuve que ce chiffre bouge encore.
Sur les très longues distances, les triathlètes eux-mêmes ne s’accordent pas. Un test estime qu’elle tient un Ironman complet, un autre en fait sa seule faiblesse sur cette distance. Ce que ça veut dire pour vous : pour un marathon et une semaine d’entraînement, la batterie ne sera jamais un souci. Pour un ultra, regardez ailleurs.
Entraînement, GPS, confort : l’unanimité
L’analyse de l’entraînement d’abord, que personne ne prend en défaut. Charge d’entraînement, estimation de la VO2 max (la consommation maximale d’oxygène, le repère de référence de votre forme), prédictions de course, score de préparation qui vous dit chaque matin s’il faut pousser ou récupérer : la 265 reçoit presque tout ce que Garmin met dans ses modèles haut de gamme. Un test voit sa prédiction de 10 km tomber à 35 secondes de son vrai chrono.
Le GPS ensuite, sans une voix contre. En bi-fréquence, les traces tiennent sous les arbres, et les distances tombent juste sur des boucles mesurées à l’avance. Un test l’utilise même comme référence pour juger les autres montres qu’il teste.
Le confort ne prend aucune critique non plus. Fine et légère, elle se glisse sous une manche et se garde la nuit, ce qui compte pour une montre dont les meilleurs indicateurs dépendent du sommeil. Seul bémol, un test la trouve un peu grande pour un petit poignet en 46 mm : c’est ce que la 265S corrige.
Les commandes et l’application, elles, ne suscitent que de rares réserves. Les cinq boutons fonctionnent avec des doigts mouillés ou gantés, et l’écran tactile sert en complément pour faire défiler les menus hors séance. Plusieurs tests tiennent l’application de Garmin pour l’une des plus complètes du marché.
Une allure juste, un suivi d’entraînement sérieux, un poids qu’on oublie : si c’est ce que vous attendez d’une montre, la 265 vous le donne sans discussion.
Un cardio fiable en endurance, en retard sur le fractionné
Le capteur cardio optique convainc une large majorité : trente-quatre tests le jugent précis, six le prennent en défaut. Mais ce qui sépare les avis n’est pas un groupe de testeurs contre un autre : c’est le type de séance, et la frontière traverse souvent le même test.

En endurance, à allure constante, la courbe colle à celle de la ceinture thoracique. Plusieurs tests superposent les deux sans voir de différence notable.
Dès que l’intensité varie, le capteur prend du retard. En fractionné, il rate les pics les plus courts, monte trop tard sur une accélération et redescend trop lentement quand on ralentit. Un test mesure un écart moyen de plus de trois battements par minute, avec des pointes à vingt. Un autre soupçonne la montre de confondre parfois le pouls et la cadence, avec des valeurs qui s’envolent sans raison.
Trois situations aggravent les choses. À vélo, les vibrations du cintre et les manches d’hiver brouillent la lecture, et un testeur qui roulait avec elle la juge alors peu fiable. Sur une peau tatouée, un testeur n’obtient des relevés corrects qu’en portant la montre à l’envers, sous le poignet. Et un bracelet trop lâche fausse les premières minutes, ce qu’un testeur corrige simplement en le serrant.
Pour suivre votre forme, votre charge et votre sommeil, le capteur suffit. Si vous pilotez vos séances rapides par zones cardiaques, la plupart des testeurs déçus vous donnent le même conseil : ajoutez une ceinture.
Suivre un itinéraire n’est pas lire une carte
Sur la navigation, la balance penche nettement du côté critique : vingt-trois tests la trouvent limitée, neuf la jugent suffisante. Pourtant, les deux camps décrivent exactement la même montre.
Elle n’a pas de cartes. Vous chargez un itinéraire depuis votre téléphone, et la montre affiche une ligne sur fond noir, avec les changements de direction et une alerte si vous vous écartez du tracé. Le retour au point de départ et la boussole complètent l’ensemble.
Ce qui les sépare, c’est le terrain qu’ils ont en tête. Ceux qui la jugent suffisante courent sur route ou sur des sentiers balisés. À pied, on va assez lentement pour suivre le tracé d’un coup d’œil et faire demi-tour si l’on rate une intersection, et plusieurs tests jugent que l’absence de cartes ne les a guère gênés.
Ceux qui la trouvent limitée pensent aux sentiers inconnus, à la randonnée ou au vélo. Sans fond de carte, vous ne voyez que votre ligne : à une intersection imprévue, impossible de savoir où mène l’autre chemin, ou de trouver un raccourci. Et plusieurs tests regrettent que ce bel écran couleur, qui serait parfait pour afficher une carte, n’en affiche aucune.
Si vous courez sur des parcours que vous connaissez, ou que vous suivez un tracé balisé, rien ne vous manquera. Si vous partez en exploration, il vous faut une montre avec cartes, chez Garmin ou ailleurs.
Simple à manipuler, plus long à comprendre
La simplicité d’utilisation penche du côté positif, vingt-quatre tests la jugent simple, neuf la trouvent compliquée. Et là encore, le mot ne recouvre pas la même chose des deux côtés.
Ceux qui la trouvent simple parlent de la prise en main. La montre se configure en quelques minutes depuis l’application, les profils sportifs sont prêts, et lancer une séance se résume à deux pressions sur le gros bouton de départ.
Ceux qui la trouvent compliquée parlent de ce qu’elle affiche ensuite. La 265 produit une quantité d’indicateurs qui demande du temps pour être comprise : un test parle de deux jours pour s’y retrouver dans l’application, puis de plusieurs autres pour saisir ce que signifie chaque mesure. Un autre juge qu’il y en a sans doute trop. Certains réglages, comme la personnalisation des cadrans, demandent aussi de fouiller.
Pour simplement enregistrer vos sorties, vous serez opérationnel le premier jour. Pour vous servir de toute l’analyse, comptez quelques semaines d’apprentissage.
Un verre qui encaisse, un boîtier qui fait plastique
Sur la solidité et la finition, les avis se partagent : dix-huit tests la jugent bonne, huit la trouvent décevante. Ils ne regardent pas la même chose.
Ceux qui la jugent solide racontent ce qu’elle a encaissé. Le verre Gorilla Glass 3, un verre renforcé courant sur les montres de sport, résiste aux chocs : un test l’a cognée à plusieurs reprises sans dommage, un autre ne relève pas une micro-rayure après des semaines d’usage intensif. Elle passe sous la douche, en piscine et en mer sans broncher.
Ceux qui la trouvent décevante la jugent à son prix. Pour une montre lancée autour de 500 €, le boîtier en plastique et le Gorilla Glass 3 leur paraissent en dessous du prix. Un test relève que l’écran légèrement bombé dépasse de la lunette, ce qui l’expose aux rayures, et un autre conseille un film de protection.
Pour un usage sportif, elle tiendra. Si vous voulez une montre qui ait l’air d’un objet haut de gamme, le plastique vous décevra.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
La 265 est faite pour vous si vous courez surtout sur route ou en trail balisé, que vous voulez comprendre votre entraînement et pas seulement l’enregistrer, et que vous tenez à un écran agréable à lire. Les triathlètes y trouvent aussi leur compte, avec un mode multisport qui enchaîne les disciplines d’une pression sur un bouton.
Elle n’est pas faite pour vous si vous cherchez une vraie montre connectée. Elle affiche vos notifications, paie sans contact et stocke votre musique, mais elle n’a ni micro ni haut-parleur pour téléphoner, et vous ne pouvez répondre aux messages que sous Android, par des phrases toutes faites. Face à une Apple Watch, plusieurs tests la jugent loin du compte sur ce terrain. Elle n’est pas faite non plus pour l’ultra-trail, ni pour la navigation hors des sentiers.
Le prix, enfin, partage franchement les testeurs : vingt-huit tests la jugent intéressante, dix-neuf la trouvent chère. Ceux qui la trouvent chère la comparent à la 255, dont elle reprend l’essentiel pour plus cher, ou aux Coros, qui offrent plus d’autonomie pour beaucoup moins. Ceux qui la trouvent intéressante la comparent aux Garmin du haut de la gamme, dont elle offre presque tous les outils d’entraînement pour une fraction du prix. Depuis, Garmin l’a remplacée par la Forerunner 570, et plusieurs tests récents en font justement une bonne affaire à son prix actuel. Si l’écran ne compte pas pour vous, la 255 ou une Coros feront l’affaire pour moins cher. S’il compte, elle vaut la différence.
Le détail, dimension par dimension
Voir les 15 dimensions comptées, dont 4 qui font débat
- 100
Pertinence des données d'entraînement
62 pour · 0 contre · 5 sans avis tranché
- 97
Lisibilité de l'écran
59 pour · 2 contre · 3 sans avis tranché
- 90
Autonomie
45 pour · 5 contre · 13 sans avis tranché
- 100
Précision du GPS
54 pour · 0 contre · 3 sans avis tranché
- 83
Fonctions connectées
40 pour · 8 contre · 9 sans avis tranché
- 60
Rapport qualité-prixavis partagés
28 pour · 19 contre · 9 sans avis tranché
- 98
Ergonomie des commandes
48 pour · 1 contre · 4 sans avis tranché
- 100
Confort au poignet et légèreté
48 pour · 0 contre · 3 sans avis tranché
- 85
Précision du cardio au poignet
34 pour · 6 contre · 5 sans avis tranché
- 28
Navigationavis partagés
9 pour · 23 contre · 6 sans avis tranché
- 97
Application et logiciel
32 pour · 1 contre · 3 sans avis tranché
- 73
Simplicité d'utilisationavis partagés
24 pour · 9 contre · 2 sans avis tranché
- 86
Suivi santé et sommeil
25 pour · 4 contre · 6 sans avis tranché
- 69
Solidité et finitionavis partagés
18 pour · 8 contre · 2 sans avis tranché
- 100
Précision de l'altitude et du dénivelé
5 pour · 0 contre
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