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Avis Coros Pace 3 : la montre qui va à l’essentiel

  • 10 min de lecture
  • 58 tests analysés

Nous avons lu les 58 tests publiés sur la Coros Pace 3 et compté ce que chacun en dit. Chaque note est la part des testeurs qui en disent du bien : 100, aucun ne critique ce point ; 20, presque tous le critiquent. Le Runstameter fait le même compte, tous critères confondus.

Comment nous comptons

L’essentiel, d’après 58 tests

Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.

Ce qui divise les testeurs

  • Solidité et finition20 pour, 15 contre
  • Suivi santé et sommeil21 pour, 10 contre

Ce qui est critiqué

  • Fonctions connectées33 contre, 5 pour

Ce qui fait consensus

  • Autonomie54 pour, 1 contre
  • Rapport qualité-prix54 pour, 1 contre
  • Confort au poignet et légèreté52 pour, 1 contre
  • Précision du GPS52 pour, 0 contre
  • Application et logiciel42 pour, 4 contre

La Pace 3 est la montre de course d’entrée de gamme de Coros, et elle en fait plus que bien des montres deux fois plus chères. Un boîtier en plastique de 41,9 mm, 39 g avec le bracelet en silicone et 30 g avec celui en nylon, un GPS bi-fréquence (il capte deux signaux par satellite, pour une trace plus juste en ville et en forêt), 38 heures d’autonomie en GPS standard et 15 jours en usage quotidien, pour 249 €.

Sur ce qui compte pour courir, elle ne laisse presque rien à redire. Le GPS est juste, la batterie tient des semaines d’entraînement, la montre se fait oublier au poignet, et l’analyse de l’entraînement vaut celle des modèles haut de gamme de la marque.

Les testeurs se séparent sur ce qui ne sert pas directement à courir. Le boîtier résiste aux chocs mais fait plastique. L’écran se lit au soleil mais paraît terne à côté d’un AMOLED, l’écran couleur lumineux des smartphones, et son mode tactile convainc peu. Le cardio est fiable la plupart du temps, pas à chaque séance. Et la montre mesure bien le sommeil sans en tirer grand-chose. Pour une montre d’entraînement légère, précise et endurante au meilleur prix, c’est elle. Pour une belle montre connectée de tous les jours, passez votre chemin.

Ce que la Pace 3 change par rapport à la Pace 2

La Pace 2 avait déjà bâti la réputation de la gamme : légère, endurante, bon marché. La Pace 3 garde la même silhouette et corrige ce qui la retenait.

Le GPS bi-fréquence d’abord, qui tient la trace sous les arbres et entre les immeubles, là où la Pace 2 décrochait. Le capteur cardio optique est nouveau, et l’altimètre barométrique mieux exploité. L’écran devient tactile, en plus de la couronne et des boutons. Un lecteur MP3 fait son apparition, avec la possibilité de courir sans téléphone. Le Wi-Fi accélère les mises à jour et les transferts, et un capteur de saturation en oxygène complète le suivi de santé.

Coros Pace 3, vue de profil

Une chose disparaît : la compatibilité ANT+, le protocole sans fil que partagent, avec le Bluetooth, la plupart des capteurs sportifs. Si votre ceinture cardio, votre capteur de puissance ou votre compteur de vélo ne parle qu’ANT+, la Pace 3 ne les verra pas. Plusieurs tests le relèvent, et un le présente comme le seul recul face à la Pace 2. Vérifiez vos capteurs avant d’acheter.

À sa sortie, elle coûtait plus cher que la Pace 2, et les testeurs qui le relèvent la jugent toujours aussi rentable.

GPS, batterie, poids plume : l’unanimité

L’autonomie d’abord, qu’une seule voix trouve à redire. Plusieurs tests en font le premier argument de la montre. En courant tous les jours en mode bi-fréquence, un testeur la recharge tous les cinq ou six jours. En usage plus léger, on oublie le chargeur une ou deux semaines.

Le GPS ensuite, qu’aucun test ne prend en défaut. Sous un couvert forestier dense, le long des immeubles, sur une piste d’athlétisme, les traces collent au parcours et les distances tombent juste face aux montres qui coûtent deux ou trois fois plus.

Coros Pace 3, trois quarts

Le confort, que presque personne ne prend en défaut. Avec son bracelet en nylon, la montre pèse 30 g selon la fiche, 39 g en silicone, et les testeurs la portent jour et nuit sans y penser, y compris sous la manche d’une combinaison de triathlon.

L’analyse de l’entraînement et l’application, enfin, ne déçoivent presque personne. La Pace 3 reçoit les mêmes outils que les modèles les plus chers de Coros : charge d’entraînement, estimation de la VO2 max (la consommation maximale d’oxygène, le repère de référence de votre forme) et prédictions de course que plusieurs testeurs trouvent justes, puissance de course au poignet. L’application est claire, permet de construire des séances et des itinéraires, et se connecte à Strava, à TrainingPeaks, une plateforme de planification d’entraînement, ou à Stryd, un capteur de puissance qui se fixe à la chaussure.

Vous attendez d’une montre une allure juste, une batterie qui ne vous lâche pas et un poids qu’on ne sent pas ? Sur ces trois points, la Pace 3 ne vous décevra pas.

Solide à l’usage, modeste à l’œil

Sur la solidité et la finition, les testeurs se partagent : vingt la jugent bonne, quinze la trouvent décevante. Et à les lire, ils ne parlent pas de la même chose.

Ceux qui la jugent solide racontent les chocs qu’elle a encaissés. Un testeur l’a cognée contre un chambranle de porte sans une rayure, un autre raconte qu’elle a survécu à plusieurs chutes. Après des semaines de port quotidien, en sous-bois comme à la salle, les écrans restent intacts.

Ceux qui la trouvent décevante jugent son allure. Le boîtier en polymère renforcé de fibres fait plastique, la couronne semble un peu légère, et la montre paraît bon marché à côté d’une Forerunner de Garmin ou d’une Apple Watch. Plusieurs testeurs, y compris parmi les critiques, reconnaissent dans le même test qu’elle résiste bien.

Deux réserves concrètes s’y ajoutent. Le bracelet en nylon se salit vite, et un testeur voit ses scratchs s’user. Le verre minéral demande un peu d’attention, et un test déconseille de la porter en escalade, où le rocher aurait vite raison de l’écran.

Vous cherchez un outil qui survit à l’entraînement ? Elle fera l’affaire des années. Pour une montre qui fasse bonne figure au bureau, ce n’est pas son registre.

Un écran fait pour dehors, un tactile dont on se passe

L’écran penche nettement du côté positif : trente et un tests le jugent bon, neuf le trouvent faible. Tout dépend de ce à quoi on le compare.

Face au soleil, cet écran MIP, à mémoire de pixels, qui se lit grâce à la lumière ambiante, est dans son élément : toujours allumé, lisible en plein jour sans forcer la luminosité, et c’est lui qui permet l’autonomie. Face à un AMOLED, il paraît terne, peu résolu, avec des graphismes que plusieurs testeurs trouvent datés. En intérieur ou dans le noir, il faut allumer le rétroéclairage à la main.

Coros Pace 3, l'écran

Les commandes, elles, divisent selon le profil de qui les juge. Les coureurs jugent presque tous les commandes bonnes : la couronne et les boutons suffisent pour faire défiler les écrans en courant. Les sites high-tech, eux, se partagent, et leurs critiques visent l’écran tactile. Ils le comparent aux montres connectées : face à elles, il réagit avec un temps de retard, demande un appui franc et ne répond presque plus quand il est mouillé. Plusieurs finissent par le désactiver et naviguer à la couronne, ce que la montre permet sans rien perdre.

Deux gênes plus pratiques reviennent. La couronne et le gros bouton latéral se déclenchent parfois tout seuls, contre une manche, un gant ou la sangle d’un sac, jusqu’à mettre l’activité en pause. Et il manque un bouton dédié au rétroéclairage, ce qu’un test regrettait déjà sur la Pace 2.

Si vous courez surtout dehors et que vous naviguez aux boutons, rien de tout cela ne vous gênera. Si vous venez d’une montre AMOLED, l’écran vous paraîtra d’une autre époque.

Un cardio fiable la plupart du temps, pas à chaque séance

Le cardio optique convainc une large majorité, mais dix tests le prennent en défaut, contre trente-trois satisfaits. Et les critiques ne suivent ni une discipline ni un type de séance : des coureurs sont des deux côtés, et le fractionné réussit chez certains quand il échoue chez d’autres.

Ceux qui en sont satisfaits l’ont comparé à une ceinture thoracique et trouvent des écarts minimes, y compris sur des séances de côtes ou de piste.

Coros Pace 3, le capteur cardio au dos du boîtier

Ceux qui sont déçus décrivent des séances qui dérapent sans prévenir. La montre met parfois vingt à trente secondes, voire plus, à accrocher le pouls au départ, plus longtemps que le GPS. Puis, certains jours, les valeurs s’envolent ou s’effondrent : un testeur relève 170 pulsations sur un footing facile, un autre 110 dans une montée où il en attendait 160. Un test note que le froid aggrave les choses, comme sur la plupart des capteurs optiques.

Ce que ça change pour vous : pour suivre votre forme et votre charge d’entraînement, le capteur suffit. Si vous pilotez vos séances par zones cardiaques, une ceinture Bluetooth reste la bonne idée.

Un sommeil bien mesuré, une santé peu commentée

Le suivi de santé partage les testeurs : vingt et un le jugent bon, dix le trouvent léger. Et l’écart vient, là encore, de ce que chacun attend d’une montre.

Ceux qui en sont satisfaits jugent ce que la montre mesure. Comparée à une bague connectée ou à un bracelet spécialisé, elle rend des durées de sommeil et des phases très proches.

Ceux qui la trouvent légère jugent ce qu’elle en fait, et ils la comparent souvent à Garmin. Pas de score de sommeil, pas de conseil pour mieux dormir, pas de jauge d’énergie ni de mesure du stress, une saturation en oxygène seulement à la demande. La Pace 3 est une montre de sport qui suit aussi votre sommeil, pas un compagnon de santé.

Sur la variabilité cardiaque, ces infimes écarts entre deux battements qui renseignent sur la récupération, les tests se contredisent : trois regrettent son absence, deux la présentent comme disponible. Le logiciel a bougé depuis la sortie, et un test note que les mises à jour relient désormais sommeil et récupération.

Le sommeil vous sert à savoir si vous êtes récupéré ? Les données sont là, et elles sont justes. Pour une montre qui vous coache au quotidien sur votre forme, regardez ailleurs.

Une montre de sport, pas une montre connectée

Sur les fonctions connectées, le constat est sévère : cinq testeurs seulement s’en contentent, trente-trois les jugent insuffisantes.

Le lecteur de musique existe, mais il ne lit que des fichiers MP3 que vous chargez vous-même, sans Spotify ni Deezer, avec des commandes réduites au morceau suivant ou précédent. Pour les podcasts, un test le trouve franchement pénible. Les notifications s’affichent, mais on ne peut pas y répondre, et elles se lisent mal sur un petit écran. Pas de paiement sans contact, pas d’applications à installer.

Si vous courez avec une playlist que vous possédez en fichiers, le lecteur vous libère du téléphone. Si vous écoutez en streaming, il ne vous servira à rien.

Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas

La Pace 3 est faite pour vous si vous voulez une montre d’entraînement complète sans payer le prix d’une montre haut de gamme. Elle mesure juste, tient des semaines, pèse moins que la plupart de ses concurrentes, et donne accès aux mêmes outils d’analyse que les modèles phares de Coros. Pour un premier achat, pour un marathonien qui veut une montre qu’on oublie, pour un triathlète au budget serré, elle coche tout.

Elle l’est moins si vous voulez une montre qui fasse aussi office de montre connectée, avec musique en streaming, paiement et bel écran. Moins aussi si vous tenez à un cardio au poignet irréprochable à chaque séance, ou si l’aspect plastique vous gêne.

Pour le trail en terrain inconnu, sachez ce que vous achetez. La montre vous guide sur une trace préparée à l’avance, avec un fil à suivre et une alerte quand vous en sortez, et une mise à jour a ajouté les indications de virage. La plupart des testeurs s’en contentent. Elle n’affiche pas de carte, et un test note que ce manque pourra freiner les adeptes des longues sorties en pleine nature. Sur des itinéraires balisés ou que vous connaissez, la trace suffit. Loin de tout, une montre à cartes vous rassurera davantage.

Sur le prix, enfin, les testeurs tombent d’accord à une voix près. À 249 €, les tests la décrivent comme une montre de milieu de gamme vendue au prix de l’entrée de gamme, et plusieurs la placent au meilleur rapport qualité-prix du marché. Une Pace 4 lui a depuis succédé, et deux tests récents le rappellent. Si l’écran AMOLED ne vous importe pas, la Pace 3 reste l’achat le plus sensé de sa catégorie.

Le détail, dimension par dimension

Voir les 15 dimensions comptées, dont 2 qui font débat
  • 98

    Autonomie

    54 pour · 1 contre · 2 sans avis tranché

  • 98

    Rapport qualité-prix

    54 pour · 1 contre

  • 98

    Confort au poignet et légèreté

    52 pour · 1 contre · 2 sans avis tranché

  • 13

    Fonctions connectées

    5 pour · 33 contre · 15 sans avis tranché

  • 100

    Précision du GPS

    52 pour · 0 contre

  • 91

    Application et logiciel

    42 pour · 4 contre · 6 sans avis tranché

  • 77

    Ergonomie des commandes

    33 pour · 10 contre · 9 sans avis tranché

  • 91

    Pertinence des données d'entraînement

    43 pour · 4 contre · 4 sans avis tranché

  • 77

    Précision du cardio au poignet

    33 pour · 10 contre · 6 sans avis tranché

  • 78

    Lisibilité de l'écran

    31 pour · 9 contre · 5 sans avis tranché

  • 90

    Simplicité d'utilisation

    37 pour · 4 contre · 2 sans avis tranché

  • 57

    Solidité et finitionavis partagés

    20 pour · 15 contre · 6 sans avis tranché

  • 68

    Suivi santé et sommeilavis partagés

    21 pour · 10 contre · 8 sans avis tranché

  • 79

    Navigation

    23 pour · 6 contre · 8 sans avis tranché

  • 92

    Précision de l'altitude et du dénivelé

    12 pour · 1 contre

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