Avis

Avis Oakley Sphaera : le verre sphérique à l’épreuve

  • 8 min de lecture
  • 19 tests analysés

Nous avons lu les 19 tests publiés sur la Oakley Sphaera et compté ce que chacun en dit. Chaque note est la part des testeurs qui en disent du bien : 100, aucun ne critique ce point ; 20, presque tous le critiquent. Le Runstameter fait le même compte, tous critères confondus.

Comment nous comptons

L’essentiel, d’après 19 tests

Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.

Ce qui est critiqué

  • Rapport qualité-prix10 contre, 2 pour

Ce qui fait consensus

  • Clarté optique19 pour, 0 contre
  • Tenue en mouvement19 pour, 0 contre
  • Confort de port17 pour, 1 contre
  • Protection13 pour, 1 contre
  • Champ de vision13 pour, 1 contre

La Sphaera est la lunette multisport d’Oakley, construite autour d’un grand écran sphérique qui descend bas sur les joues et s’enroule loin sur les côtés. Ses branches et son pont de nez sont gainés de caoutchouc, et le verre est un Prizm, la gamme d’Oakley qui accentue certaines couleurs pour renforcer les contrastes, dont la teinte change selon la version que vous choisissez.

Sur l’essentiel, les tests ne lui trouvent aucun défaut : l’optique est d’une netteté remarquable et la lunette ne bouge pas, même en plein effort. Le champ de vision, très large, ne suscite presque aucune critique. Les réserves portent sur autre chose, et seulement dans quelques situations précises : les longues sorties, les visages qui sortent de la norme, l’arrêt quand l’air est humide, et le vélo.

Pour courir sur route ou sur sentier avec une lunette qu’on oublie, c’est une excellente paire, à condition de choisir le bon verre. Quatre heures sur un vélo de route, ou un visage très fin ? Essayez-la avant.

Sphaera ou Sphaera Slash : deux variantes d’un même dessin

Oakley décline la Sphaera en deux versions. La Sphaera d’origine garde une allure de lunette de sport classique. La Sphaera Slash, plus anguleuse, est jugée mieux aérée par les tests qui comparent les deux. Une partie des tests porte sur l’une, une autre sur la Slash, et leurs conclusions se rejoignent sur presque tout.

Ce qui les réunit, c’est la forme du verre. Il est sphérique, c’est-à-dire bombé dans les deux sens, là où la plupart des écrans de sport ne sont courbés qu’à l’horizontale. Un test qui connaissait les anciens écrans cylindriques d’Oakley, courbés dans un seul sens, y voit une vraie amélioration du champ de vision. Oakley annonce un verre de 50,4 mm de haut pour une monture de 134,2 mm de large : c’est une grande lunette, qu’Oakley classe d’ailleurs parmi ses montures larges.

Oakley Sphaera Prizm Road, trois quarts

Les tests qui l’ont pesée relèvent 33 à 34 grammes. C’est dans la moyenne des lunettes de sport, pas en dessous, et deux tests le disent sans détour : ce n’est pas le modèle le plus léger du marché. Sa légèreté tient moins à la balance qu’à la répartition du poids, sur le nez et au-dessus des oreilles, et c’est ce que les testeurs remarquent.

Netteté, tenue, couverture : l’unanimité ou presque

L’optique d’abord, qu’aucun test ne prend en défaut. Aucune déformation sur les bords, des contrastes renforcés sans excès, des racines et des nids-de-poule qui ressortent du sol. Un testeur raconte avoir retiré et remis la lunette à plusieurs reprises pour s’assurer de ce qu’il voyait.

La tenue ensuite, qui ne s’attire aucune critique non plus. En descente sur un sentier cassant, en fractionné, sous la chaleur, trempée de sueur : la Sphaera ne glisse pas et ne rebondit pas. Selon un test, les plaquettes de nez et les branches caoutchoutées accrochent même davantage quand elles sont humides, ce qui est exactement ce qu’on leur demande.

Le champ de vision et la protection vont avec le verre. L’écran couvre jusqu’aux limites de la vision périphérique, la monture se fait presque oublier, et le vent, les insectes, les gravillons ne passent pas. Les remarques visent surtout le pont de nez, qu’un test aperçoit dans le coin de l’œil, et le bord du verre, visible sur les côtés pour un autre.

La polyvalence, enfin, ne fait aucun doute. Course, trail, vélo, randonnée, ski de fond, golf : les testeurs l’ont portée partout, et elle se porte aussi en ville sans avoir l’air d’un masque de course.

Pour une lunette qui ne bouge pas et à travers laquelle on voit parfaitement, la Sphaera coche toutes les cases.

Le verre se choisit selon la lumière dans laquelle vous courez

La netteté fait l’unanimité, mais la teinte, elle, dépend du verre que vous achetez, et chaque version a sa limite.

Le Prizm Road, le plus répandu parmi les tests, est un verre de catégorie 2, sur une échelle qui va de 0, transparent, à 4, très sombre : il laisse passer 20 % de la lumière, selon le test qui le détaille. Il accentue les contrastes, pousse un peu les couleurs vers le rose, et reste utilisable par temps couvert ou quand vous passez sans cesse du soleil à l’ombre des arbres. Le même test le trouve pourtant trop clair en plein soleil. C’est le verre des sorties en sous-bois et des matinées changeantes.

Oakley Sphaera Prizm Road, de face

Les verres plus foncés répondent au problème inverse. La version polarisée supprime les reflets et fait merveille en pleine lumière, mais un test la trouve un peu sombre sous la pluie. Le Prizm Field rosé, testé en ski de fond, impressionne au soleil et devient mal adapté le soir, dans la brume ou par temps très gris. Le verre photochromique, qui fonce avec la lumière, passe d’une situation à l’autre sans qu’on le remarque, selon le test qui l’a porté.

Le choix se fait à l’achat : un seul verre est livré, et un test regrette de ne pas en trouver de rechange dans la boîte. Le verre change aussi le prix. La fiche affiche 214 € en Prizm Road, 254 € en photochromique, 264 € en polarisé.

Vous courez surtout tôt le matin, en forêt ou sous un ciel variable ? Prenez le Prizm Road ou le photochromique. En plein été, en montagne ou sur la neige, montez d’une catégorie.

Un confort qui dépend de votre visage et de la durée de vos sorties

Sur le confort, un seul test est déçu, et dix-sept satisfaits. Mais d’autres, contents dans l’ensemble, émettent des réserves, et elles parlent toutes de la même chose : la forme de votre tête et le temps que vous gardez la lunette.

La durée d’abord. En course, les testeurs la disent confortable, et plusieurs l’oublient complètement, au-delà de quatre-vingt-dix minutes comme sur des sorties longues. Les branches serrent pourtant fermement au-dessus des oreilles, et c’est ce qui assure la tenue. Sur les longues sorties à vélo, un test finit avec les branches douloureuses derrière les oreilles, et un autre, après plusieurs heures, décrit une pression aux tempes qui lui donne mal à la tête.

Oakley Sphaera, les branches de profil

La morphologie ensuite. La monture est large, et sur un visage fin, un test la voit déborder et laisser passer la lumière par en dessous. À l’inverse, un autre prévient que les très grosses têtes la trouveront serrée. Rien ne se règle : ni les branches, ni le pont de nez. Oakley fournit deux plaquettes de nez d’épaisseur différente, mais sur un nez très fin ou très large, la lunette peut reposer trop haut.

Avec un visage de taille moyenne, et pour courir, vous n’aurez rien à redire. Visage très fin, longues journées de selle : essayez-la avant de l’acheter.

La buée : jamais en mouvement, parfois à l’arrêt

Sur la buée, neuf tests sont satisfaits et deux sont déçus. Et tous décrivent en réalité la même lunette.

Tant que vous avancez, l’aération fait son travail. L’ouverture au centre du bandeau, et le petit espace entre le verre et le visage, font circuler l’air, et plusieurs testeurs n’ont jamais vu le verre se couvrir, même sous la pluie en montée. Un testeur qui portait l’année précédente un autre modèle Oakley, sujet à la buée, n’en a plus avec celui-ci.

Oakley Sphaera, l'intérieur de la monture et l'aération

Les problèmes apparaissent quand l’air cesse de circuler. Au sommet d’une montée lente par temps humide, à un feu rouge, ou en rentrant au chaud après une sortie dans le froid, le verre se couvre, surtout en haut. La buée se dissipe dès qu’on repart, mais c’est le prix d’un écran qui enveloppe autant le visage.

Si vous courez sans vous arrêter, la buée ne vous concernera pas. Si vos sorties sont faites de pauses, de feux et de changements de température, gardez un chiffon à portée de main.

Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas

La Sphaera est faite pour vous si vous courez sur route ou en trail et cherchez une lunette qui ne bouge jamais, qu’on oublie sur le nez, et à travers laquelle on voit mieux qu’à l’œil nu. Elle se porte aussi bien sous une casquette que sous un casque, et passe de la course au vélo sans difficulté sur des sorties raisonnables.

Elle l’est moins si le vélo de route est votre sport principal. Trois tests lui préfèrent d’autres modèles pour rouler. Deux estiment qu’il existe mieux pour rouler, y compris chez Oakley, et l’un d’eux voit le haut de la monture entrer dans sa ligne de mire. Le troisième la trouve moins protectrice à vélo, parce que l’air passe sous l’écran.

Sur le prix, presque tous tombent d’accord : il est élevé. Ce que les testeurs lui reprochent n’est pas l’optique, qu’ils trouvent irréprochable, mais ce qui l’entoure : une monture sans aucun réglage, un seul verre dans la boîte, et des modèles plus anciens de la marque vendus moins cher. Ceux qui le jugent justifié y voient le prix d’un verre de premier ordre et du confort. Si vous cherchez la meilleure optique possible pour courir, la Sphaera vaut son prix. Si vous voulez une lunette réglable ou un second verre, cherchez ailleurs.

Le détail, dimension par dimension

Voir les 8 dimensions comptées
  • 100

    Clarté optique

    19 pour · 0 contre

  • 100

    Tenue en mouvement

    19 pour · 0 contre

  • 94

    Confort de port

    17 pour · 1 contre

  • 93

    Protection

    13 pour · 1 contre

  • 93

    Champ de vision

    13 pour · 1 contre

  • 82

    Buée et ventilation

    9 pour · 2 contre · 2 sans avis tranché

  • 100

    Polyvalence d'usage

    13 pour · 0 contre

  • 17

    Rapport qualité-prix

    2 pour · 10 contre

D’autres modèles à comparer

Nous avons lu 19 tests publiés sur cette lunette et compté ce qu’ils en disent, dimension par dimension. Zéro paire offerte.

Notre méthode