L’essentiel, d’après 13 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Buée et ventilation6 pour, 2 contre
Ce qui fait consensus
- Tenue en mouvement11 pour, 0 contre
- Confort de port9 pour, 1 contre
- Clarté optique8 pour, 0 contre
- Polyvalence d'usage8 pour, 1 contre
- Rapport qualité-prix8 pour, 0 contre
La Fusion est une lunette à écran unique, un seul grand verre d’une tempe à l’autre, que la marque suédoise Bliz a dessinée d’abord pour le vélo. Elle pèse 34 g, sa monture en nylon souple se règle au nez et aux oreilles, et sa partie basse, le Jawbone, s’enlève : la lunette n’a plus alors de cadre sous le verre. Elle coûte 99 €, avec des verres interchangeables.
Sur la tenue, le champ de vision et le confort, les tests ne trouvent presque rien à reprendre, y compris ceux qui l’ont portée en courant. Ce qui fait hésiter tient en trois points : la buée, qui gagne l’écran quand l’air ne circule plus assez, à l’arrêt ou en courant ; la teinte du verre, à choisir selon la lumière où vous sortez ; et un écran qui paraît énorme sur un visage fin. Pour un coureur qui roule aussi, ou un triathlète, c’est une paire qui fait le travail dans les deux sports.
Le verre se choisit, la monture suit partout
Sur la netteté, aucun test ne trouve à redire. Les testeurs décrivent un verre sans déformation quand on regarde vers le bas ou sur les côtés, qui renforce les contrastes sur la route comme sur le sentier. C’est un écran cylindrique : courbé de gauche à droite, droit de haut en bas, ce qui l’aide à envelopper le visage sans brouiller l’image.
Les regrets portent sur la teinte. Les verres solaires se classent de 0, transparent, à 4, le plus sombre : la catégorie 3, celle des lunettes de soleil courantes, est faite pour le plein soleil. Un testeur qui portait un verre fumé de catégorie 3 le trouve parfait au soleil, un peu trop sombre sur les sentiers ombragés en forêt. Un autre, avec un verre gris lui aussi sombre, déconseille de rouler tard au crépuscule sous les arbres. À l’inverse, un testeur parti avec le Nordic Light, un verre violet de catégorie 2 pensé pour les ciels gris, le trouve idéal sous le couvert des arbres et par temps couvert, puis aurait voulu un verre plus sombre après des sorties de 4 h en plein soleil.
Aucune teinte ne fait tout. Mais la monture les accepte toutes. Les verres se démontent : un testeur en change en moins d’une minute, un autre prévient qu’il faut un peu de force pour les sortir. Les verres de rechange coûtent 22 € pour un verre clair d’après un test, moins de 30 € d’après un autre. Une deuxième teinte revient moins cher qu’une deuxième paire.
Pour ne pas choisir, il existe un verre photochromique, qui fonce tout seul au soleil et s’éclaircit à l’ombre. Le testeur qui l’a porté trois mois, sur 1 200 km de vélo et un semi-marathon, le décrit très rapide à s’éclaircir en entrant en forêt. Un test compare enfin les verres Bliz aux verres Prizm d’Oakley, une référence pour les contrastes : les couleurs y sont un peu moins justes, pour un prix divisé par deux.
Vous courez surtout tôt le matin, sous les arbres ou par ciel changeant ? Prenez le Nordic Light ou le photochromique, et gardez le verre fumé pour l’été.
Dessinée pour le vélo, elle ne bouge pas en courant
Sur la tenue, aucun test ne la voit glisser. La plupart des tests ont été faits à vélo : debout sur les pédales, couché sur le guidon, en VTT sur un sentier cassant, elle ne descend pas sur le nez. Les testeurs l’attribuent aux branches caoutchoutées, souples et courbées, qui serrent les tempes sans pincer, et à la plaquette de nez qu’on ajuste à sa forme.
Quatre testeurs l’ont aussi portée en courant, en sortie, en triathlon, en trail ou sur un semi-marathon, et aucun ne la voit bouger. L’un d’eux l’a gardée sur des sorties longues et note qu’elle reste en place même quand le visage ruisselle. Un triathlète en tire un conseil pratique : la même paire peut rester sur le nez au passage du vélo à la course, et vous y gagnez quelques secondes.
En venant d’une lunette qui saute à chaque foulée, la différence se sent dès la première sortie. Réglez les branches le premier jour, la tenue en dépend.
Un grand écran qui s’ajuste à presque tous les visages
L’écran mesure 127,9 mm de large et 58,9 mm de haut : une grande lunette, qui couvre le haut des joues. À 34 g pourtant, elle se fait oublier en course comme à vélo, et un testeur l’a gardée six heures d’affilée sans gêne.
Un seul test reste réservé sur le confort. Il la trouve solide et un peu massive, loin d’une lunette ultralégère qu’on sent à peine sur le nez. Les autres saluent surtout les réglages : les branches gardent la forme qu’on leur donne, la plaquette de nez s’écarte ou se resserre, et Bliz fournit une seconde plaquette. Un testeur ne la sent pas derrière les oreilles après 4 h de vélo, un autre la trouve compatible avec presque tous les casques.
Le visage fin, enfin. Pour l’ajustement, ce n’est pas un obstacle : un test la juge même plutôt faite pour les visages étroits, et un testeur au visage menu la trouve parfaitement ajustée. Pour l’apparence, c’est autre chose. Sur un visage fin, un test prévient qu’elle paraît énorme sans casque ni casquette, et se fond dans la silhouette une fois le casque posé.
Pour courir tête nue avec un visage fin, essayez-la devant un miroir, ou regardez la Fusion Small : même écran cylindrique, même partie basse amovible, même prix de 99 €, sur une monture de 120,1 mm de large et un verre de 56,3 mm de haut.
Sans buée en roulant, moins sûre en courant
Ici, les tests ne disent pas la même chose : six ne lui reprochent pas de s’embuer, deux si. Tous décrivent la même lunette, aérée par des ouvertures en haut de l’écran et par un léger écart entre le verre et le visage. Ce qui les sépare, c’est la quantité d’air qui passe derrière.

En roulant, elle en reçoit beaucoup, et personne ne voit le verre se couvrir, pas même dans les montées lentes. Dès qu’on s’arrête, l’air ne passe plus. Le premier des deux tests critiques le raconte : après un gros effort, à la pause, le souffle remonte sur l’écran, posé près du visage, et le couvre de buée. Un testeur pourtant satisfait de la ventilation voit lui aussi le verre se voiler, à peine, quand il s’arrête.
En course, l’air circule moins qu’à vélo, et les tests s’opposent. Le second test critique vient du testeur qui a couru un semi-marathon avec elle : à cette vitesse plus faible et sous un effort intense, le verre s’embue, et il en conclut qu’elle est faite d’abord pour le vélo. Deux autres testeurs, qui l’ont aussi portée en courant, n’ont jamais vu de buée, l’un même avec un tour de cou remonté sur le nez.
La protection ne prend qu’une voix contre. L’écran arrête le vent, la boue et les insectes, et ne laisse aucun espace sous la visière d’un casque. La critique vient d’un test fait à ski et à vélo, qui sent les yeux pleurer au-delà de 60 km/h de vent de face : une vitesse qu’aucun coureur n’atteint.
Vous transpirez beaucoup et vous courez souvent l’été ? La buée est un risque réel. Par temps frais, ou si vous vous arrêtez peu, elle vous gênera peu.
Le Jawbone : deux lunettes sur la même monture
Ce qui distingue la Fusion d’une lunette de vélo classique, c’est sa partie basse. Le Jawbone fait le tour du bas de l’écran ; on le retire, on clipse à sa place une simple plaquette de nez, et la lunette perd son cadre inférieur, plus légère et plus discrète. Bliz en fournit deux dans la boîte, de deux couleurs, mais ne les vend pas à l’unité : choisissez votre coloris avec soin.

Le champ de vision ne prend aucune critique. L’écran est si grand que les testeurs ne voient ni le haut ni le bas de la monture, et les branches comme la plaquette de nez sortent du regard. Un testeur a gardé la partie basse tout du long sans jamais avoir la vue coupée vers le bas.
Retirer le Jawbone change moins la vue que la lunette elle-même : une paire couvrante pour le vélo et le vent, une paire plus légère pour courir. Gardez-le pour le vélo et le trail sur sentier cassant, essayez sans pour vos sorties sur route.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
Elle est faite pour vous si vous partagez votre semaine entre la course et le vélo, ou si vous faites du triathlon. Elle tient en place dans les deux sports, protège bien à vélo et laisse le regard libre partout.
Elle est faite pour vous aussi si vous voulez changer de teinte selon la saison sans racheter une paire. Les verres se démontent et coûtent moins de 30 €.
Elle ne l’est pas si vous ne faites que courir, surtout l’été et en transpirant beaucoup. Son grand écran et sa ventilation sont pensés pour l’air qu’on reçoit à vélo, et c’est en courant, ou à l’arrêt, que la buée apparaît. Une lunette dont le verre s’éloigne davantage du visage vous laissera plus d’air.
Elle ne l’est pas non plus si vous courez tête nue avec un visage fin et que son apparence compte pour vous. La Fusion Small existe pour ça.
À 99 €, aucun test ne la trouve chère. Ils y trouvent une monture réglable et une optique nette, qu’on paie d’habitude bien plus cher, et des verres de rechange à petit prix. Pour une première lunette de sport comme pour une paire qu’on partage entre la route et le vélo, la dépense reste raisonnable.
Où acheter Bliz Fusion
dès 82 €
Le détail, dimension par dimension
Voir les 8 dimensions comptées, dont 1 qui fait débat
- 100
Tenue en mouvement
11 pour · 0 contre
- 90
Confort de port
9 pour · 1 contre
- 100
Clarté optique
8 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 89
Polyvalence d'usage
8 pour · 1 contre
- 75
Buée et ventilationavis partagés
6 pour · 2 contre
- 100
Rapport qualité-prix
8 pour · 0 contre
- 100
Champ de vision
8 pour · 0 contre
- 83
Protection
5 pour · 1 contre
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Nous avons lu 13 tests publiés sur cette lunette et compté ce qu’ils en disent, dimension par dimension. Zéro paire offerte.
Notre méthode



