L’essentiel, d’après 35 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Rapport qualité-prix8 pour, 6 contre
Ce qui fait consensus
- Confort de port25 pour, 2 contre
- Clarté optique28 pour, 0 contre
- Buée et ventilation21 pour, 3 contre
- Tenue en mouvement22 pour, 1 contre
- Champ de vision19 pour, 3 contre
La Radar EV Path est la lunette de sport à écran unique qu’Oakley a dessinée pour le vélo, et c’est à vélo que la plupart des tests l’ont portée. Elle reprend la Radar Path d’origine avec un verre plus haut, pensé pour la position penchée du cycliste. Sa monture pèse peu, ses branches et sa plaquette de nez sont recouvertes d’une gomme qui accroche, et le verre s’échange en quelques secondes.
L’essentiel ne se discute pas : on voit remarquablement bien à travers, et elle ne bouge pas, même quand la sueur coule. Les réserves tiennent à des situations précises, et elles se lisent toutes du point de vue du cycliste : des branches longues qui se heurtent au serrage du casque, un écran que certains trouvent petit parce qu’ils portaient plus grand avant, et de la buée quand l’air cesse de circuler.
Avec une casquette, sur route ou sur chemin, la plupart de ces réserves ne vous concernent pas. Sous un casque de vélo, vérifiez qu’il laisse la place aux branches.
Un verre plus haut : ce qu’il apporte à vélo, et en courant
Le « EV » du nom signifie extended view, vision étendue. Oakley annonce un verre de 138 mm de large pour 50,5 mm de haut, et des branches de 128 mm. Selon les tests qui la comparent à la Radar Path d’origine, le verre a gagné environ 5 mm vers le haut, et le bord supérieur de la monture est remonté avec lui.

Ce gain sert d’abord à une personne penchée sur un guidon. Tête basse, le regard remonte vers la route, et c’est là que l’ancienne Radar mettait sa monture en travers du chemin. Les tests qui connaissaient les deux décrivent la même chose : la monture sort du regard et passe dans la vision périphérique.
En courant, vous gardez la tête droite, et le bénéfice est plus discret. Il existe quand même. Un testeur, en course, raconte que son regard, au lieu de buter sur le haut de la monture, ne rencontrait plus que le verre. Le dessous du verre n’a pas de monture du tout, ce qui laisse le regard libre vers le sol, et c’est ce qui compte sur un sentier.
Les tests qui la pèsent relèvent 28 à 30 grammes. Oakley n’affiche aucun poids sur sa fiche produit, et les revendeurs pas davantage. Ce qui frappe les testeurs n’est pas tant le chiffre que la sensation : un testeur l’oublie au bout d’une demi-heure d’effort, un autre dit qu’elle ne demande aucun effort à porter.
Optique, tenue, polyvalence : les points forts
L’optique d’abord, que personne ne prend en défaut. Les contrastes sont renforcés sans que le monde paraisse teinté, les cailloux ressortent sur le sentier comme les nids-de-poule sur la route, et le verre déforme à peine sur les côtés alors qu’il s’enroule autour du visage. Un testeur raconte qu’une fois la lunette retirée, le monde lui paraît presque ennuyeux.
La tenue ensuite, qui ne suscite qu’une réserve, et elle vient du casque. En descente sur un sentier cassant, sur une route défoncée, en plein été à ruisseler de sueur : la lunette ne glisse pas sur le nez. En course non plus, rien ne bouge, que l’allure soit élevée ou que la descente soit longue. Les manchons des branches et la plaquette de nez accrochent davantage quand ils sont humides, et c’est précisément ce qu’on leur demande.
La polyvalence, enfin, se discute peu. Vélo, VTT, course, randonnée, escalade, golf, conduite : les testeurs l’ont portée partout, et un test la présente comme une lunette qui fait tout, bien plus qu’une lunette de vélo. Elle a un look sportif assumé, qu’un test juge un peu daté.
Vous cherchez une lunette qui reste en place et à travers laquelle vous voyez mieux qu’à l’œil nu ? Sur ces deux points, la Radar EV Path tient parole.
Le verre se choisit selon le terrain autant que selon la lumière
La netteté fait l’unanimité, mais elle dépend du verre que vous achetez. Les verres Prizm, la gamme d’Oakley qui accentue certaines couleurs pour faire ressortir les contrastes, sont conçus par discipline, et chacun perd un peu de son intérêt sur le terrain de l’autre.
Le Prizm Road, le verre de la version présentée ici, laisse passer 20 % de la lumière. Il pousse légèrement les couleurs vers le rose et donne une image nette et contrastée de la route. Sa limite est la lumière qui baisse : quand le soleil se couche, un test le trouve trop sombre, et un autre ne le garde de nuit qu’avec un éclairage urbain ou la pleine lune.
Le Prizm Trail fait l’inverse. Plus clair, teinté vers le jaune et le brun, il fait ressortir les racines et les pierres sous les arbres, et les vététistes le couvrent d’éloges. En plein soleil sur un terrain sans ombre, il ne filtre plus assez.
Un testeur a fait l’expérience de croiser les deux : le Road en VTT donne un sous-bois froid et sombre où les obstacles se devinent mal, le Trail sur route rend le bitume trop lumineux. Le même test prévient que si vos sorties mélangent route et chemin à parts égales, aucun des deux ne sera tout à fait juste.
Le changement de verre est facile, et un test y voit le moyen de passer d’un sport à l’autre avec la même monture. Encore faut-il acheter le second : la boîte ne contient que le verre monté, et un test le regrette.
Sur route et chemins dégagés, le Prizm Road est le bon choix. Vos sorties passent sous les arbres, en trail ou tôt le matin ? Regardez du côté du Prizm Trail.
Des branches longues, qui ne gênent que sous un casque
Le confort ne déçoit presque personne. Mais la réserve qui revient le plus souvent décrit un objet précis : un casque de vélo.
Les branches mesurent 128 mm, et elles sont longues pour une lunette de sport. Sous un casque, leur extrémité vient toucher le système de serrage à l’arrière de la tête, et plusieurs tests le relèvent. L’un d’eux raconte l’impasse : glissées sous le serrage, les branches empêchent la lunette de bien se poser sur le nez ; posées par-dessus, elles se mettent à pincer au bout de deux heures. Un autre prévient que si les branches passent sur le serrage, la lunette bougera dès que le casque bougera.

Tout dépend du casque. Un testeur l’a essayée sous plus de vingt modèles différents : les branches en touchent quelques-uns, sans que ce soit jamais un problème, parce qu’elles sont souples. Un autre ne sent la pression que sous le casque, et ne l’a jamais remarquée tête nue. Sur une casquette ou une visière, aucun test ne s’en plaint.
Le reste tient à la forme du visage. Rien ne se règle : ni les branches, qu’un test regrette de ne pas pouvoir plier à sa tête, ni les plaquettes de nez, qu’un autre trouve un peu étroites au point de marquer après plusieurs jours d’usage continu. Selon un test, la boîte contient deux plaquettes de nez d’épaisseur différente, pour s’adapter à différentes formes de visage. Deux tests menés en course la trouvent un peu grande, et un troisième, au visage plus petit, lui préfère la version XS.
Vous courez sans casque ? Ces réserves ne vous concernent pas. Si vous roulez aussi, essayez-la avec votre casque avant de l’acheter, et si votre visage est petit, regardez la XS Path.
Écran compact ou écran géant : tout dépend de ce que vous portiez avant
Sur le champ de vision, dix-neuf tests sont satisfaits, trois émettent une réserve. Et ce qui les sépare, c’est la lunette à laquelle ils la comparent.
Ceux qui viennent d’une Radar plus ancienne ou d’une lunette plus basse la trouvent large et dégagée. Le verre de 138 mm ne laisse rien passer à gauche ni à droite, et l’absence de monture en bas libère le regard quand on se retourne.
Ceux qui la comparent aux grands écrans, la Jawbreaker ou la Sutro Lite de la même marque, la trouvent plus petite. Le verre s’arrête sous les sourcils, la monture et le bas du verre restent un peu dans la ligne de mire, et un testeur voit les fentes d’aération du haut briller comme des points blancs au bord du champ de vision. Un coureur aperçoit le haut de la monture, surtout parce que sa couleur est vive.
La protection suit la même ligne. Les réserves décrivent de l’air ou de la lumière qui passe par en dessous : un testeur finit les descentes rapides et les journées froides les yeux desséchés par le vent qui remonte sous le verre, un autre voit sous le verre malgré ses réglages. D’autres tests n’ont jamais senti le vent derrière le verre, grâce à un ajustement près du visage, et un coureur la juge très protectrice pendant un marathon sous la pluie.
Si vous voulez l’écran le plus couvrant possible, pour la haute montagne ou les longues descentes à vélo, une lunette plus grande vous conviendra mieux. En course, où la vitesse et le vent restent modestes, la Radar EV couvre ce qu’il faut.
La buée : à l’arrêt, et dans les montées lentes
Sur la buée, vingt et un tests sont satisfaits, trois sont déçus. Ce qui les sépare, c’est le type d’effort.
Tant que vous avancez, elle fonctionne. Les fentes du haut du verre et les canaux des branches font circuler l’air, et plusieurs tests n’ont jamais vu le verre se couvrir, à vélo comme sur un semi-marathon.
La buée apparaît quand l’air cesse de circuler. Au sommet d’une montée, à l’arrêt après un gros effort, par temps froid et humide, le verre se couvre, puis s’éclaircit en quelques secondes dès qu’on repart. Deux tests le prennent pour ce que c’est : une limite de toutes les lunettes, que l’aération corrige dès que l’air revient.
Les tests déçus, eux, décrivent autre chose : un effort long et lent, dans la chaleur humide, qui fait embuer le verre en pleine montée. Un test en tient la monture pour responsable quand on la porte haut sur le nez : le sourcil est si près du verre que la transpiration reste piégée derrière. Un autre remarque que le traitement qui fait perler l’eau n’est posé qu’à l’extérieur, et que la sueur étale des traces à l’intérieur au lieu de s’écouler.
Si vous courez à allure régulière, la buée ne vous gênera pas. Si vos sorties sont faites de côtes lentes par temps lourd, ou de pauses fréquentes, portez-la un peu plus bas sur le nez et gardez un chiffon à portée de main.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
La Radar EV Path est faite pour vous si vous cherchez une lunette qui ne bouge jamais, qu’on oublie sur le visage, et qui passe de la course au vélo et à la randonnée sans changer de paire. Avec une casquette ou tête nue, les réserves sur les branches tombent.
Elle l’est moins si vous roulez beaucoup sous un casque dont le serrage descend bas sur la nuque, si votre visage est petit, ou si vous voulez l’écran le plus couvrant possible. Dans ces trois cas, essayez-la avant.
Quant au prix, il partage les tests. Ceux qui le jugent élevé la comparent à des lunettes bien moins chères, souvent vendues avec un ou deux verres de rechange, alors qu’ici un seul verre est livré. Ceux qui le jugent juste la comparent aux lunettes de vélo haut de gamme, qui coûtent autant ou plus, et font valoir qu’elle se porte partout, bien au-delà du vélo. À 214 € en Prizm Road, vous payez surtout le verre, et c’est lui que personne ne critique.
Où acheter Oakley Radar EV Path
dès 168 €
168 €
222 €-24 %Voir
Le détail, dimension par dimension
Voir les 8 dimensions comptées, dont 1 qui fait débat
- 93
Confort de port
25 pour · 2 contre · 4 sans avis tranché
- 100
Clarté optique
28 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 88
Buée et ventilation
21 pour · 3 contre
- 96
Tenue en mouvement
22 pour · 1 contre
- 86
Champ de vision
19 pour · 3 contre · 1 sans avis tranché
- 84
Protection
16 pour · 3 contre · 1 sans avis tranché
- 88
Polyvalence d'usage
15 pour · 2 contre
- 57
Rapport qualité-prixavis partagés
8 pour · 6 contre
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Nous avons lu 35 tests publiés sur cette lunette et compté ce qu’ils en disent, dimension par dimension. Zéro paire offerte.
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