Avis

Avis Suunto Sonic : le Wing, en plus léger et moins cher

  • 9 min de lecture
  • 37 tests analysés

Nous avons lu les 37 tests publiés sur le Suunto Sonic et compté ce que chacun en dit. Chaque note est la part des testeurs qui en disent du bien : 100, aucun ne critique ce point ; 20, presque tous le critiquent. Le Runstameter fait le même compte, tous critères confondus.

Comment nous comptons

L’essentiel, d’après 37 tests

Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.

Ce qui divise les testeurs

  • Volume en extérieur6 pour, 9 contre
  • Basses6 pour, 11 contre
  • Fuite de son3 pour, 2 contre

Ce qui est critiqué

  • Vibrations14 contre, 0 pour

Ce qui fait consensus

  • Confort de port32 pour, 0 contre
  • Qualité du son22 pour, 4 contre
  • Conscience de l'environnement27 pour, 0 contre
  • Maintien en mouvement26 pour, 0 contre
  • Rapport qualité-prix12 pour, 2 contre

Le Suunto Sonic est un casque à conduction osseuse, et la version simplifiée du Suunto Wing. Ses transducteurs, de petits vibreurs qui transmettent le son par l’os, se posent devant l’oreille, sur la pommette, et laissent le conduit libre. Suunto a gardé l’arceau en titane gainé de silicone, a retiré les accessoires et une partie de la protection contre l’eau, et a baissé le prix. Côté fiche technique : 31 g, 10 heures d’autonomie annoncées, une certification IP55, qui le protège de la sueur et de la pluie, la connexion à deux appareils à la fois, et 149 €.

Sur l’essentiel pour courir, il ne déçoit pas : il est confortable, il ne bouge pas, et il vous laisse entendre la route.

Les testeurs se séparent quand le bruit monte. En forêt ou en montagne, le son passe. En ville, près de la circulation ou à vélo, il faut pousser le volume, et le casque se met à vibrer sur les tempes. Si vous courez surtout sur des chemins et des routes calmes, c’est un très bon casque pour son prix. Si vous cherchez un casque pour la ville, le métro ou le vélo rapide, il ne vous suffira pas.

Ce que le Sonic garde du Wing, et ce qu’il laisse

Le son, d’abord, ne perd rien au changement. La plupart des testeurs qui ont porté les deux le trouvent même plus équilibré et moins étouffé que celui du Wing, qui coûte pourtant plus cher. Un seul fait le constat inverse.

Ce que Suunto a retiré se voit ailleurs. Le Wing était certifié IP67, le Sonic s’arrête à IP55 : la pluie et la sueur, oui, l’immersion et le rinçage sous le robinet, non. Les commandes par mouvement de tête, qui permettaient de décrocher d’un hochement, ont disparu. La réduction du bruit du vent sur les micros est moins poussée, et les appels s’en ressentent. Le socle de recharge, qui servait aussi de batterie de secours, n’est plus dans la boîte.

C’est la recharge qui concentre le plus de reproches. Le Sonic se branche par un câble magnétique propriétaire, terminé en USB-A, et une dizaine de tests regrettent qu’il ne soit pas passé à l’USB-C. Si vous oubliez ce câble en déplacement, aucun autre ne le remplace. Deux testeurs trouvent aussi l’aimant trop faible, au point qu’un choc peut détacher le câble pendant la charge, et deux autres regrettent l’absence de voyant indiquant le niveau de batterie : il faut passer par le téléphone. Une charge complète prend une heure.

L’autonomie elle-même ne pose problème que dans un cas. Les 10 heures annoncées tiennent en usage normal, mais le mode Outdoor, qui pousse le volume, les consomme beaucoup plus vite : un testeur a vu partir la moitié de la batterie en un peu moins de trois heures de course, volume presque au maximum.

Si vous voulez nager avec votre casque, ou le recharger n’importe où avec le câble de votre téléphone, c’est le Wing qu’il vous faut. Pour courir, rien de ce qui a disparu ne se remarque une fois le casque sur la tête.

Un casque qu’on oublie et qui ne bouge pas

Le confort d’abord, que personne ne prend en défaut. Le casque pèse 31 g, l’arceau en titane serre juste assez, et le silicone qui le recouvre évite le contact dur contre la tête. Plusieurs testeurs disent l’oublier en cours de route, y compris sur des sorties de trois heures.

Le maintien suit le même chemin : aucun test ne l’a vu bouger, en course, en randonnée ou en VTT. Seule précaution, l’arceau n’existe qu’en une taille, un peu plus large que celui d’un OpenRun Pro. Selon la taille de votre tête, il faudra peut-être le positionner avec soin la première fois.

La conscience de l’environnement, enfin, qui est la raison d’être du produit. Aucun testeur ne la prend en défaut : les voitures, les cyclistes, les voix et les bruits de la nature restent audibles avec la musique.

Pour un casque qui reste en place et vous laisse entendre ce qui arrive derrière vous, il fait le travail sans réserve.

Des basses généreuses pour la conduction osseuse, maigres face à un intra

Sur les basses, les testeurs se contredisent nettement : six les trouvent réussies, onze les trouvent faibles. Et les deux camps ne partent pas du même point.

Ses défenseurs le comparent aux autres casques à conduction osseuse, et à côté d’eux il surprend : des basses « renforcées », une chaleur qu’on n’associe pas d’habitude à cette technologie, un grave plus présent que sur les modèles de même construction. Quatre de ces six voix viennent de sites de course à pied.

Ses critiques, eux, le mesurent à des écouteurs intra-auriculaires, qui ferment le conduit et transmettent le grave directement au tympan. À cette aune, le Sonic manque de profondeur et d’impact : la grosse caisse s’entend mais ne frappe pas. Ce camp compte surtout des sites outdoor et multisport, et un seul site de course à pied.

Le volume ajoute une seconde limite, que satisfaits et critiques reconnaissent. Autour de 60 à 70 %, les basses restent propres. Au-delà, elles deviennent brouillonnes et se transforment en vibrations sur les tempes.

Le son dans son ensemble suit la même logique. Il est bon pour un casque ouvert, meilleur que ce qu’on attend de la conduction osseuse, et en deçà de n’importe quel écouteur fermé. Il se prête d’ailleurs mieux aux voix qu’à la musique : un podcast ou un livre audio y perd moins qu’un morceau chargé.

Si vous venez d’un casque à conduction osseuse plus ancien, les basses du Sonic vous paraîtront généreuses. Si vous venez d’écouteurs fermés et que vous écoutez surtout du hip-hop ou de l’électro, attendez-vous à un son plus léger, où la grosse caisse ne cogne plus.

Le vent, la ville, le mode Outdoor : là où le volume se paie

Sur le volume en extérieur, les testeurs se contredisent encore plus nettement : six le jugent suffisant, neuf le trouvent trop faible. Et comme pour les basses, tout dépend du terrain.

Les avis favorables viennent de la forêt et de la montagne. Un testeur écoute sa musique à 50 ou 60 % du volume sur ses sentiers sans rien perdre du chant des cigales. Un autre entend encore son casque dans de belles bourrasques en montagne, et ne l’a perdu qu’à vélo, en descente, au-delà de 30 km/h.

Ceux qui le critiquent décrivent des situations précises. La ville d’abord, où l’on tend l’oreille même avec le volume au maximum. Le métro et les grandes artères, où un podcast devient inaudible. Le vélo, où le vent couvre le son dès 20 km/h pour l’un d’eux. Et même la pluie qui tambourine sur une capuche.

Suunto a prévu une réponse : un mode Outdoor, qui augmente le volume. Trois testeurs le jugent indispensable dehors, parce que le mode normal manque de puissance. Mais le gain est modeste, certains ne l’entendent presque pas, et il se paie trois fois.

Il se paie d’abord en vibrations. Sur ce point, aucun test ne dit le contraire : à fort volume, les transducteurs chatouillent les tempes, puis vibrent sur la mâchoire au point de devenir désagréables. Les seuils cités vont de 60 à 80 % du volume, et plus bas encore sur les morceaux chargés en basses. Deux testeurs disent s’y être habitués. Il se paie ensuite en qualité, puisque le mode Outdoor fait saturer les transducteurs, et enfin en batterie.

Rien de tout cela n’est propre au Sonic : laisser l’oreille ouverte, c’est aussi laisser entrer le bruit. Sur des chemins ou des routes calmes, le volume suffit sans forcer. En ville, le long d’axes fréquentés ou à vélo sur route, le volume arrivera en butée avant que la musique ne passe.

Une étanchéité jugée sur la fiche plus que sous la pluie

L’IP55 fait réagir, et les réserves ne viennent pas de n’importe qui. Aucune des six voix contraires n’est celle d’un site de course à pied, alors que les coureurs qui se prononcent sont tous satisfaits.

Les critiques jugent le casque sur sa fiche technique. Face à l’IP67 du Wing, l’IP55 du Sonic leur paraît une régression difficile à justifier pour un casque de sport à ce prix. Aucune d’entre elles ne décrit une panne, et l’une avoue même avoir évité de le porter sous de fortes pluies.

Ceux qui l’ont vraiment mis sous l’eau n’ont rien à signaler. Un test l’a porté sous plusieurs averses, un autre sous une pluie écossaise battante, sans la moindre différence de son. Le port de charge se réduit à deux contacts, ce qui laisse peu d’entrées à l’eau et à la poussière.

L’IP55 suffit donc pour la sueur et la pluie, même forte. Il exclut la natation et le rinçage sous le robinet. Si vous voulez nager avec, ou le laver après chaque séance, choisissez le Wing.

Pour qui il est fait, et pour qui il ne l’est pas

Le Sonic est fait pour vous si vous courez dehors, sur des chemins ou des routes calmes, et que vous tenez à entendre ce qui se passe autour de vous. Il est léger, il tient en place quelle que soit l’allure, il se fait oublier sur les sorties longues, et il sonne mieux que ce qu’on attend d’un casque à conduction osseuse.

Il l’est moins si votre usage déborde de ce cadre. En ville ou à vélo sur route, le volume manque, et le pousser fait vibrer le casque. En appel, votre voix passe bien au calme, mais le vent et la vitesse la brouillent vite, et les appels sont un cran en dessous du Wing. Si vous courez l’hiver avec des gants, les petits boutons de volume se trouvent mal au toucher, et revenir au morceau précédent demande trois appuis rapides, pas évidents en courant. Les lunettes à branches épaisses et le bonnet peuvent aussi se disputer la place avec l’arceau.

Le prix, lui, convainc presque tout le monde. Les deux réserves le jugent face au marché : un casque ouvert concurrent coûte un peu moins, et d’autres modèles moins chers offrent une meilleure étanchéité. Ceux qui le jugent face au Wing y voient un son au moins aussi bon pour moins cher, et seulement des fonctions en moins. Pour courir, c’est cette comparaison-là qui compte.

Le détail, dimension par dimension

Voir les 14 dimensions comptées, dont 3 qui font débat
  • 77

    Autonomie et recharge

    20 pour · 6 contre · 7 sans avis tranché

  • 100

    Confort de port

    32 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché

  • 85

    Qualité du son

    22 pour · 4 contre · 6 sans avis tranché

  • 83

    Commandes

    19 pour · 4 contre · 4 sans avis tranché

  • 100

    Conscience de l'environnement

    27 pour · 0 contre

  • 100

    Maintien en mouvement

    26 pour · 0 contre

  • 76

    Résistance à la sueur et à la pluie

    19 pour · 6 contre

  • 40

    Volume en extérieuravis partagés

    6 pour · 9 contre · 5 sans avis tranché

  • 35

    Bassesavis partagés

    6 pour · 11 contre · 3 sans avis tranché

  • 81

    Qualité des appels

    13 pour · 3 contre · 4 sans avis tranché

  • 86

    Rapport qualité-prix

    12 pour · 2 contre · 2 sans avis tranché

  • 86

    Compatibilité lunettes, casquette, casque

    12 pour · 2 contre · 1 sans avis tranché

  • 0

    Vibrations

    0 pour · 14 contre · 1 sans avis tranché

  • 60

    Fuite de sonavis partagés

    3 pour · 2 contre

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