L’essentiel, d’après 56 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Commandes22 pour, 13 contre
Ce qui fait consensus
- Qualité du son46 pour, 2 contre
- Maintien en mouvement46 pour, 1 contre
- Confort de port41 pour, 5 contre
- Autonomie et recharge32 pour, 3 contre
- Rapport qualité-prix37 pour, 2 contre
Le Jabra Elite 4 Active est un écouteur intra-auriculaire de sport, qui reprend l’essentiel de l’Elite 7 Active pour moins cher. Jabra a gardé la forme, les haut-parleurs, la certification IP57, qui le protège de la poussière et d’une immersion temporaire, et la réduction de bruit active. Il a retiré ce qui relève du confort d’usage au quotidien : la recharge sans fil, la pause automatique, deux micros, et la connexion simultanée à deux appareils, le multipoint. Il est annoncé pour 7 heures d’écoute et coûte 119,99 €.
Pour courir, il coche l’essentiel : il tient dans l’oreille sans ailette, il encaisse la sueur et l’averse, et il sonne bien pour son prix.
Les testeurs se séparent sur un point très concret : les boutons. Jabra a choisi de vrais boutons, qu’on ne déclenche jamais par erreur, mais qu’il faut presser assez fort pour enfoncer l’écouteur dans l’oreille. Si vous cherchez un écouteur fermé et étanche pour courir, il fait le travail sans histoire. Si vous avez le conduit auditif sensible, ou si vous téléphonez souvent au bord d’une route, c’est précisément là qu’il pèche.
Ce que l’Elite 4 Active garde de l’Elite 7 Active, et ce qu’il laisse
L’Elite 4 Active reprend les haut-parleurs de 6 mm de l’Elite 7 Active, sa certification IP57 et son schéma de commandes. Il est même un peu plus léger et plus compact que lui. Face à l’Elite 3, le modèle d’entrée de gamme dont il partage presque la silhouette, il ajoute la réduction de bruit active et une meilleure protection contre l’eau.
Ce qu’il perd se remarque surtout hors de l’entraînement. Le boîtier ne se recharge pas sans fil, et c’est de loin le regret le plus fréquent : une quinzaine de tests le relèvent, presque toujours pour ajouter que ce n’est pas rédhibitoire. Aucun capteur ne détecte que vous avez retiré un écouteur, donc la musique ne se met pas en pause toute seule. Le multipoint manque aussi : l’écouteur ne reste pas connecté au téléphone et à l’ordinateur en même temps. Et il n’embarque que quatre micros au lieu de six, ce qui se paie en appel.
L’autonomie tient ses promesses, à une condition. Jabra annonce 7 heures par charge, et les mesures des testeurs s’étalent d’environ 5 heures, réduction de bruit active et volume à 80 %, jusqu’à 7 h 30. L’écart tient presque entièrement à la réduction de bruit : un test voit la batterie baisser d’environ 10 % par heure sans elle, et de 20 % avec. Dix minutes dans le boîtier rendent une heure d’écoute.
Pour courir, rien de ce qui manque ne se remarque, et même le bas de la fourchette d’autonomie couvre un marathon. Si vous tenez à poser vos écouteurs sur un chargeur à induction, ou à passer du téléphone à l’ordinateur sans reconnecter, c’est l’Elite 7 Active qu’il vous faut.
Pluie, sueur, maintien : l’Elite 4 Active ne flanche pas
L’étanchéité d’abord, qui ne prend aucune critique. La certification IP57 autorise une immersion d’un mètre pendant trente minutes, bien plus qu’il n’en faut pour la sueur d’une séance de fractionné, une sortie sous la pluie ou un rinçage sous le robinet. Une précaution revient : le boîtier, lui, n’est pas étanche, et les écouteurs doivent être secs avant d’y retourner.
Le maintien ensuite. Sans ailette ni crochet, l’Elite 4 Active tient par la seule forme de sa coque, et presque tous les testeurs l’ont vu rester en place, en course comme en salle, au yoga comme en cours de danse. Le seul test qui le juge mal tenu mérite pourtant d’être entendu, parce que son auteur a couru avec : l’écouteur gauche glissait dès les premières foulées, avant même que la sueur s’en mêle. Même parmi les satisfaits, un testeur coureur a dû réajuster de temps en temps l’écouteur gauche, sur tapis et en pleine transpiration. Rien n’est prévu pour corriger un mauvais ajustement : ni ailette, ni embout de maintien dans la boîte.
Le mode HearThrough, qui laisse entrer les bruits extérieurs, ne fait presque pas débat non plus. Vous entendez la circulation et les voix sans retirer l’écouteur. Deux limites sont signalées : à vélo, il amplifie aussi le vent, et avec la musique à fort volume, la différence s’entend à peine.
Si vous perdez régulièrement vos écouteurs sans ailettes, ce risque-là ne disparaît pas. Pour tous les autres, un écouteur qui reste en place et qu’on peut laisser sous l’averse, c’est acquis.
Des boutons qu’on ne rate jamais, et qu’on sent dans l’oreille
Sur les commandes, les testeurs se contredisent franchement : vingt-deux les jugent excellentes, treize les critiquent. Et les deux camps parlent du même bouton.
Jabra a renoncé aux surfaces tactiles. Chaque écouteur porte un vrai bouton, logé sous une fine membrane de caoutchouc qui participe à l’étanchéité. Il faut appuyer franchement pour qu’il réagisse : un test l’estime presque deux fois plus dur que celui de l’Elite 3 ou de l’Elite 7 Active.
Ceux qui l’aiment en parlent en sportifs. Pas de piste sautée en replaçant l’écouteur, pas de commande fantôme, et des doigts en sueur ou gantés qui ne changent rien au résultat. Tout se fait sur l’écouteur : le volume, les pistes, les appels, la bascule entre réduction de bruit et HearThrough. Au milieu d’une série de fentes ou d’un fractionné, un bouton qu’on sent céder vaut mieux qu’une surface qu’on effleure en espérant avoir visé juste.
Ceux qui le critiquent décrivent la conséquence de cette fermeté : chaque pression enfonce l’écouteur dans le conduit. Une sensation de piston, parfois une vraie douleur, et un écouteur qu’il faut remettre en place après avoir changé de morceau. Une douzaine de tests la décrivent, y compris dans le camp de ceux qui aiment les boutons. C’est elle aussi qui fait l’essentiel des critiques sur le confort : la plupart des voix contraires visent le geste, pas la forme de l’écouteur.
Tout se joue donc dans votre oreille, et un peu au bout de votre doigt. Au repos, l’écouteur ne gêne presque personne ; c’est le geste qui gêne. Un testeur remarque que c’est en courant vite qu’on a tendance à appuyer trop fort. Un autre conseille d’appuyer avec l’ongle, qui demande moins de force que la pulpe du doigt.
Une seconde réserve s’ajoute, qui n’a rien à voir avec la force : les commandes ne se personnalisent pas dans l’application, là où l’Elite 7 Active le permet. Vous ne pourrez pas, par exemple, attribuer le retour en arrière à un double appui.
Si vous changez rarement de morceau en courant, ce désaccord ne vous concerne presque pas. Si vous pilotez tout depuis l’écouteur, ou si vous savez que vos oreilles supportent mal la pression, essayez-le avant de l’adopter, ou tournez-vous vers un modèle à surface tactile.
Un son neutre, que l’égaliseur corrige dans les deux sens
Le son lui-même fait presque l’unanimité. Clair, propre, sans aigus agressifs, il convient aussi bien à la musique qu’aux podcasts. Le reproche qui revient, jusque chez ceux qui l’apprécient, est une scène sonore étroite : sur les morceaux chargés, les instruments se disputent la place au lieu de s’étager.
Les basses divisent davantage : trente et un tests les trouvent réussies, six les critiquent, et ces six-là ne disent pas la même chose. Cinq les trouvent trop discrètes. Il manque le coup de grosse caisse, le poids du grave qui porte le hip-hop, l’électro ou le rock. Le sixième les trouve au contraire trop lourdes, au point de brouiller le reste du morceau.
Aucune de ces voix contraires ne vient d’un test mené par des coureurs : ce sont des sites high-tech et des laboratoires, qui comparent l’Elite 4 Active aux écouteurs audio de sa gamme de prix.
La réponse est dans l’application, qui propose un égaliseur. Celui qui trouvait le grave trop lourd conseille de le baisser, et un de ceux qui le trouvaient trop léger l’a remonté. L’égaliseur a ses limites dans les deux sens : poussé trop loin, le grave devient pâteux, et même au maximum il n’atteint pas la puissance des écouteurs réglés pour les basses.
En course, entre le souffle, les pas et la route, cette finesse de réglage compte peu. Si vous écoutez surtout de la musique très rythmée et que vous tenez à sentir le grave, ce n’est pas l’écouteur le plus généreux ; passez par l’égaliseur avant de le juger.
Des appels clairs au calme, perdus au bord d’une route
En appel, l’Elite 4 Active se débrouille bien dans un endroit calme : votre voix arrive claire à l’interlocuteur, et un réglage permet même de vous entendre parler pendant l’appel, ce qui évite de parler trop fort.
Les critiques sont peu nombreuses, mais elles décrivent presque toutes la même chose : le bruit autour de vous. Le long d’une grande artère, l’interlocuteur ne vous comprend plus. Le passage d’un véhicule, l’eau qui coule d’un robinet, les placards qu’on referme dans une cuisine passent dans l’appel, et la réduction de bruit des micros les filtre de façon irrégulière, laissant passer un son puis le coupant quelques secondes plus tard. Un test note aussi que, pour étouffer le bruit, les micros rognent les médiums, les fréquences où se loge l’essentiel de la voix, et la rendent plus grave et plus difficile à suivre.
C’est ici que les deux micros en moins par rapport à l’Elite 7 Active se font sentir. Pour prendre un appel en fin de sortie, sur un chemin ou chez vous, l’Elite 4 Active suffit. Si vous téléphonez souvent en marchant le long d’avenues fréquentées, votre interlocuteur vous perdra.
Pour qui il est fait, et pour qui il ne l’est pas
L’Elite 4 Active est fait pour vous si vous cherchez un écouteur fermé, étanche, avec réduction de bruit, pour courir et vous entraîner. Il tient en place sans ailette pour presque tout le monde, supporte la pluie et la sueur sans précaution, sonne bien dès qu’on a passé deux minutes sur l’égaliseur, et ses boutons ne vous trahiront pas en plein effort.
Il l’est moins si vos oreilles supportent mal la pression : ces mêmes boutons enfoncent l’écouteur à chaque appui. Il l’est moins aussi si vous téléphonez beaucoup dans la rue, ou si vous voulez un seul écouteur pour le sport, le bureau et les trajets, avec recharge sans fil et connexion simultanée à deux appareils. Pour cet usage-là, l’Elite 7 Active reste au-dessus.
Le prix, enfin, ne rencontre presque aucune objection. Les deux réserves viennent de testeurs qui le jugent en écouteur audio : pour la même somme, d’autres modèles sonnent mieux, et l’Elite 3, moins cher et sans réduction de bruit, offre selon l’un d’eux un meilleur rapport. Ceux qui le jugent en écouteur de sport y voient l’essentiel de l’Elite 7 Active pour moins cher. Si c’est pour courir que vous l’achetez, c’est ce second calcul qui vous concerne.
Le détail, dimension par dimension
Voir les 11 dimensions comptées, dont 1 qui fait débat
- 96
Qualité du son
46 pour · 2 contre · 3 sans avis tranché
- 98
Maintien en mouvement
46 pour · 1 contre · 2 sans avis tranché
- 89
Confort de port
41 pour · 5 contre · 2 sans avis tranché
- 91
Autonomie et recharge
32 pour · 3 contre · 8 sans avis tranché
- 63
Commandesavis partagés
22 pour · 13 contre · 7 sans avis tranché
- 84
Qualité des appels
32 pour · 6 contre · 3 sans avis tranché
- 95
Rapport qualité-prix
37 pour · 2 contre · 1 sans avis tranché
- 84
Basses
31 pour · 6 contre · 3 sans avis tranché
- 100
Résistance à la sueur et à la pluie
38 pour · 0 contre
- 92
Conscience de l'environnement
23 pour · 2 contre · 2 sans avis tranché
- 80
Volume en extérieur
4 pour · 1 contre · 2 sans avis tranché
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