L’essentiel, d’après 92 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Volume en extérieur16 pour, 30 contre
- Compatibilité lunettes, casquette, casque29 pour, 11 contre
- Rapport qualité-prix18 pour, 14 contre
- Fuite de son17 pour, 14 contre
Ce qui fait consensus
- Qualité du son77 pour, 5 contre
- Confort de port84 pour, 1 contre
- Autonomie et recharge81 pour, 0 contre
- Conscience de l'environnement76 pour, 0 contre
- Maintien en mouvement71 pour, 0 contre
L’OpenRun Pro 2 est un casque à conduction osseuse, qui fait passer le son par les os du visage plutôt que par le conduit de l’oreille, et il a cessé d’en être un tout à fait. Shokz a gardé le principe qui a fait sa réputation, des transducteurs, de petits vibreurs posés sur les pommettes, qui laissent les oreilles libres, et lui a ajouté un petit haut-parleur placé devant chaque oreille, chargé des basses. Sur la fiche : 30 g, 12 heures d’autonomie annoncées, une recharge en USB-C, une certification IP55, qui couvre la sueur et la pluie mais pas l’immersion, et un prix de 199 €.
En course, il fait tout ce qu’on lui demande : il ne bouge pas, il ne fatigue pas, il laisse entendre la route, et sa batterie tient plus longtemps que vos plus longues sorties.
Les testeurs se séparent ailleurs, et toujours au même endroit : quand le bruit monte. Le vent à vélo, la circulation d’une grande avenue, la musique d’une salle de sport couvrent le son, et le son que le casque diffuse porte assez loin pour que vos voisins de bureau l’entendent. Si vous courez sur route ou sur sentier et que vous voulez rester conscient de ce qui vous entoure, c’est le casque à acheter. Si vous cherchez aussi un casque pour la salle ou pour l’open space, il vous en faudra un deuxième.
Ce que la deuxième génération change, et ce qu’elle garde
Le changement porte un nom commercial, DualPitch. Sur le premier OpenRun Pro, tout passait par l’os : les aigus et les voix s’en sortaient bien, les basses se transformaient en vibrations sur les joues dès qu’on montait le volume. Le Pro 2 confie désormais les graves à l’air, par le haut-parleur placé devant l’oreille, et laisse la conduction osseuse s’occuper du reste.
L’effet est le premier que les testeurs relèvent, et le plus unanime : les vibrations ont disparu. Ceux qui avaient couru avec la génération précédente décrivent le même soulagement, celui de pouvoir pousser le volume sans cette sensation de chatouillement sur les tempes. Un mode « classique » permet de couper le haut-parleur pour revenir à la conduction osseuse pure, et les vibrations reviennent avec lui.
Le son, lui, est nettement meilleur que celui de la génération précédente, et sur ce point la presse spécialisée comme la presse running tombent d’accord. Il gagne en rondeur, en séparation des instruments, et surtout en présence dans le bas du spectre.
Deux améliorations plus terre à terre accompagnent ce changement. Le connecteur magnétique propriétaire a laissé place à un port USB-C, et plus besoin de chercher le câble spécifique la veille d’une course. L’autonomie passe de 10 à 12 heures annoncées, et cinq minutes de charge rendent environ deux heures et demie d’écoute.

Ce qui ne change pas : le prix, identique à celui de l’OpenRun Pro, et la protection contre l’eau. Le Pro 2 reste certifié IP55, ce qui suffit pour la sueur et la pluie mais exclut la natation et le rinçage sous le robinet. Les testeurs le regrettent, avec une pointe d’ironie : l’OpenRun simple, moins cher, est certifié IP67, c’est-à-dire capable de supporter une immersion. Le haut-parleur des basses en est la cause probable, puisqu’il lui faut de petites grilles pour laisser passer l’air. Un test précise ce que ça change sous une vraie averse : l’eau qui se loge dans ces grilles coupe les basses un moment, jusqu’à ce qu’on secoue le casque. Pour courir sous la pluie, rien de grave. Si vous nagez ou si vous courez sous des trombes d’eau toute l’année, l’OpenRun simple est plus sûr.

Il tient, il dure, il laisse passer la route
Le maintien d’abord : que ce soit en fractionné, sur un sentier cassant ou en sprint, aucun test ne l’a vu bouger. L’arceau serre juste assez pour tenir sans qu’on le sente au bout d’une heure, et Shokz annonce une force de serrage réduite par rapport à la génération précédente.
La conscience de l’environnement ensuite, qui est la raison d’être du produit. Aucun testeur ne la prend en défaut : les voitures, les cyclistes qui doublent et les voix restent audibles avec la musique. Pour qui court en ville ou sur des routes partagées, c’est l’argument qui justifie tous les autres compromis.
L’autonomie ne prend, elle non plus, aucune critique. Les mesures des testeurs s’étalent de 9 à 15 heures selon le volume, ce qui encadre les 12 heures de la fiche. Même au bas de la fourchette, un marathon et quelques sorties longues tiennent sur une charge.
Le confort suit le même chemin, avec une seule voix discordante. Le casque pèse 30 g, et il se fait oublier.
Un casque qui reste en place, ne vous coupe pas du monde et tient la distance : sur ce terrain, il ne vous décevra pas.
Des basses qui dépendent de ce à quoi on les compare
Sur les basses, les satisfaits sont largement majoritaires, mais les treize voix contraires ne sont pas réparties au hasard. Dix d’entre elles viennent de sites spécialisés dans l’audio et la high-tech, alors que les coureurs ne se plaignent presque jamais.
Ce n’est pas que les uns entendent mieux que les autres. C’est qu’ils ne comparent pas le casque à la même chose.
Les coureurs le comparent à ce qu’ils portaient avant : un OpenRun, un Aeropex, un premier OpenRun Pro, des casques à conduction osseuse dont les basses étaient faibles ou se transformaient en bourdonnement. Face à eux, le Pro 2 est un progrès spectaculaire, et ils le disent sans nuance. On entend enfin la ligne de basse d’un morceau.
Les sites audio le comparent à des écouteurs intra-auriculaires, qui scellent le conduit et poussent l’air directement contre le tympan. Face à eux, le Pro 2 manque de corps et de punch, et les mêmes mots reviennent : le grave s’entend mais ne se sent pas. Plusieurs testeurs de ce camp le reconnaissent d’ailleurs eux-mêmes, en expliquant que c’est une question de physique : un haut-parleur qui ne touche pas l’oreille ne déplace pas assez d’air pour produire une basse qu’on ressent.
Les deux camps décrivent donc exactement le même casque. Vous venez d’un casque à conduction osseuse ? Vous allez être surpris. Vous venez d’écouteurs fermés et vous écoutez de l’électro ou du hip-hop ? Le grave s’entendra sans se faire sentir, et le préréglage « basses » de l’application l’aidera sans combler l’écart.
Le vent, la route, la salle : là où le son ne suffit plus
C’est le vrai point faible du casque, et ici la majorité est nette : trente tests trouvent le volume insuffisant dans le bruit, seize le trouvent correct. Ce qui sépare les uns des autres, c’est surtout l’endroit où l’on s’en sert.
Ceux qui en sont satisfaits courent en forêt, sur des chemins de campagne, en ville à allure normale ou avec un vent léger. Dans ces conditions, la musique et les podcasts restent clairs sans pousser le volume au maximum.
Ceux qui s’en plaignent décrivent des situations précises. D’abord le vent : à vélo, en descente ou face à une bourrasque, le souffle sur l’oreille couvre le son, et un testeur cycliste situe la limite au-delà de 35 km/h, vitesse à partir de laquelle un podcast devient incompréhensible. Puis la circulation : le long d’une route fréquentée, le passage d’un camion efface la musique. Enfin la salle de sport, où la musique d’ambiance et les machines couvrent tout.
Rien de tout cela n’est un défaut propre au Pro 2 : un casque qui ne bouche pas l’oreille ne l’isole pas non plus du bruit, et tous les modèles ouverts butent sur cette limite. Le Pro 2 le repousse un peu plus loin que les générations précédentes grâce à son haut-parleur, sans l’effacer.
Les appels obéissent à la même règle. Dans un endroit calme, les interlocuteurs entendent bien. Dès que le vent se lève ou que la circulation augmente, les micros captent le souffle et votre interlocuteur ne vous comprend plus. D’autres critiques vont plus loin et trouvent la voix étouffée ou métallique même au calme, ce qui rend les micros moyens pour le prix. Shokz annonce des micros résistants au vent jusqu’à 25 km/h, et un testeur allemand constate que la promesse ne tient pas.
Ce que ça change pour vous : sur route ou en nature, le volume suffit. À vélo rapide, le long d’axes très fréquentés ou en salle, même le volume au maximum ne couvrira pas le bruit.
La fuite de son, une affaire de volume et de lieu
Sur la fuite de son, les tests se coupent presque en deux : dix-sept tests jugent qu’elle ne gêne pas, quatorze qu’elle est réelle. Comme pour le volume, tout dépend du lieu : satisfaits et déçus ne décrivent pas la même situation.
Le haut-parleur qui produit les basses envoie de l’air, et une partie de cet air ne s’arrête pas à votre oreille. À fort volume, dans un environnement calme, les autres entendent ce que vous écoutez. Un testeur raconte que ses collègues de bureau reconnaissaient les paroles de ses morceaux, un autre que la moitié de son compartiment de train profitait de sa playlist.
À volume modéré, et en extérieur, le problème disparaît. Dans un tramway, les voisins de siège n’entendent rien, et en course personne ne saura ce que vous écoutez. Un testeur fixe la limite aux deux tiers du volume : en dessous, le son reste discret.
C’est donc un casque de sport, pas un casque de bureau. Dans les transports ou en open space, baissez nettement le son, ou laissez-le dans votre sac de sport.
Lunettes, casquette, casque : ce qui gêne vraiment
La compatibilité avec ce que vous portez sur la tête est bonne dans la majorité des cas, mais pas partout : vingt-neuf tests n’y trouvent rien à redire, onze relèvent une gêne.
Les satisfaits ont tous porté le casque avec ce que l’on porte le plus souvent pour courir ou rouler : des lunettes de soleil, une casquette, un casque de vélo de route. L’arceau passe sous le casque, les branches des lunettes se glissent à côté de celles de l’OpenRun sans se gêner.
Les gênes, elles, sont circonscrites et faciles à repérer. Le bonnet d’hiver, le bandeau épais ou la capuche d’une veste appuient sur l’arceau qui passe derrière la nuque. Les lunettes à branches épaisses entrent en concurrence avec le casque pour la même place au-dessus de l’oreille. Les casques de VTT enduro ou intégraux, qui descendent bas sur la nuque, ne laissent tout simplement pas de place à l’arceau. Et les cheveux longs s’y prennent, un défaut que deux testeurs signalent.
Si vous courez avec des lunettes de sport fines et une casquette, vous ne remarquerez rien. Si vous portez des montures épaisses, un casque intégral ou un bonnet tout l’hiver, essayez-le avant de l’acheter.
Pour qui il est fait, et pour qui il ne l’est pas
L’OpenRun Pro 2 est fait pour vous si vous courez dehors, sur route ou en nature, et que vous tenez à entendre ce qui se passe autour de vous. Il tient en place quelle que soit l’allure, se fait oublier sur les sorties les plus longues, et sa batterie les couvre toutes. Si vous venez d’un casque à conduction osseuse plus ancien, le gain sur le son et la disparition des vibrations justifient à eux seuls le changement.
Il est moins adapté si votre usage déborde de la course en extérieur. En salle, dans les transports ou au bureau, le bruit ambiant couvre le son ou votre entourage profite de votre musique. À vélo au-delà d’une certaine vitesse, le vent prend le dessus. Et si vous nagez, l’IP55 l’exclut, quand l’OpenRun simple, moins cher, l’accepte.
Le prix fait davantage débat. À 199 €, il divise les testeurs presque à parts égales. Ceux qui le trouvent cher le jugent en casque audio : pour la même somme, des écouteurs fermés sonnent mieux. Ceux qui le trouvent justifié le jugent en équipement de course, et paient d’abord le confort et la possibilité d’entendre la route. Les deux calculs se tiennent, et c’est votre usage qui tranche : pour ce prix, des écouteurs fermés sonnent plus fort et plus profond, mais ils vous coupent de la route. Achetez-le pour courir.
Où acheter Shokz OpenRun Pro 2
dès 199 €
Le détail, dimension par dimension
Voir les 14 dimensions comptées, dont 4 qui font débat
- 94
Qualité du son
77 pour · 5 contre · 7 sans avis tranché
- 99
Confort de port
84 pour · 1 contre · 3 sans avis tranché
- 100
Autonomie et recharge
81 pour · 0 contre · 2 sans avis tranché
- 100
Conscience de l'environnement
76 pour · 0 contre · 2 sans avis tranché
- 80
Basses
51 pour · 13 contre · 8 sans avis tranché
- 100
Maintien en mouvement
71 pour · 0 contre
- 79
Qualité des appels
45 pour · 12 contre · 5 sans avis tranché
- 84
Résistance à la sueur et à la pluie
42 pour · 8 contre · 10 sans avis tranché
- 87
Commandes
46 pour · 7 contre · 4 sans avis tranché
- 35
Volume en extérieuravis partagés
16 pour · 30 contre · 6 sans avis tranché
- 73
Compatibilité lunettes, casquette, casqueavis partagés
29 pour · 11 contre · 1 sans avis tranché
- 100
Vibrations
39 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 56
Rapport qualité-prixavis partagés
18 pour · 14 contre · 5 sans avis tranché
- 55
Fuite de sonavis partagés
17 pour · 14 contre · 3 sans avis tranché
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