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Avis Shokz OpenFit Air : l’OpenFit, mieux accroché

  • 11 min de lecture
  • 41 tests analysés

Nous avons lu les 41 tests publiés sur le Shokz OpenFit Air et compté ce que chacun en dit. Chaque note est la part des testeurs qui en disent du bien : 100, aucun ne critique ce point ; 20, presque tous le critiquent. Le Runstameter fait le même compte, tous critères confondus.

Comment nous comptons

L’essentiel, d’après 41 tests

Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.

Ce qui divise les testeurs

  • Qualité du son24 pour, 9 contre
  • Basses13 pour, 15 contre
  • Commandes8 pour, 19 contre
  • Compatibilité lunettes, casquette, casque16 pour, 6 contre
  • Fuite de son9 pour, 7 contre

Ce qui est critiqué

  • Volume en extérieur17 contre, 3 pour

Ce qui fait consensus

  • Confort de port38 pour, 0 contre
  • Conscience de l'environnement36 pour, 0 contre
  • Maintien en mouvement31 pour, 0 contre
  • Rapport qualité-prix29 pour, 0 contre
  • Résistance à la sueur et à la pluie19 pour, 3 contre

L’OpenFit Air est un écouteur ouvert : un petit haut-parleur posé devant chaque oreille, tenu par un crochet souple, qui laisse le conduit libre. Il reprend les haut-parleurs de l’OpenFit et sa certification IP54, qui le protège de la sueur et des projections d’eau. Shokz a redessiné le crochet, retiré une heure de batterie et baissé le prix à 139 €.

Là où l’on attend un écouteur de course, il tient ses promesses sans discussion : il se fait oublier sur l’oreille, il ne bouge pas, et il laisse entendre la route.

Les testeurs se séparent sur deux points. Le son d’abord, excellent ou décevant selon qu’on le compare à un ancien casque à conduction osseuse, qui transmet le son par vibration des os du visage, ou à de bons intra-auriculaires, logés dans le conduit. Les commandes ensuite, que la plupart jugent peu fiables en pleine séance, surtout quand la sueur s’en mêle. Si vous courez dehors, dans des endroits calmes, et que vous voulez entendre ce qui vous entoure sans rien sentir sur la tête, c’est un très bon achat. Si vous cherchez aussi un écouteur pour la salle, les transports ou la rue qui gronde, il vous décevra.

Ce que l’Air change sur l’OpenFit, et ce qu’il retire

Le changement qui se sent tient au crochet. Sur l’Air, il est plus fin et plus souple que celui de l’OpenFit, et la base de l’écouteur est légèrement bombée, ce qui rapproche son centre de gravité de l’oreille. Les testeurs qui ont porté les deux modèles décrivent le même effet : l’Air colle davantage à l’oreille, et on n’a plus le réflexe de le repositionner en courant. Sur un mouvement brusque de la tête, l’OpenFit bougeait assez pour que le son change. L’Air, non.

Shokz OpenFit Air, le crochet et la base de l'écouteur

Ce qui disparaît se lit sur la fiche. La batterie de chaque écouteur passe de 58 à 40 mAh, et l’autonomie annoncée de 7 à 6 heures, pour 28 heures au total avec le boîtier, comme avant. L’application perd l’égaliseur à cinq bandes et ne garde que des préréglages. La recharge sans fil manque toujours, et la détection du port aussi : l’écouteur ne s’éteint pas quand on l’enlève. Les micros, enfin, sont jugés en recul sur ceux de l’OpenFit.

Ce qui ne bouge pas : l’IP54, suffisant contre la sueur et une averse, insuffisant pour un rinçage sous le robinet. Ce qui change en moins bien, en revanche, se remarque à vélo : la coque de l’écouteur, plus volumineuse que sur l’OpenFit, prend davantage le vent.

L’écart de prix fait le reste. Environ 60 € de moins que l’OpenFit, pour un écouteur qui tient mieux et sonne à peu près pareil : si vous hésitiez entre les deux, l’Air est le choix le plus simple, sauf si vous passez vos journées au téléphone.

Confort, maintien, écoute de la route : l’unanimité

Le confort d’abord, que personne ne prend en défaut. Chaque écouteur pèse 8,7 g, et les mots qui reviennent sont ceux d’un objet qu’on oublie : on le porte une matinée entière, on le garde après la séance, et on s’aperçoit en fin de journée qu’on l’a encore sur les oreilles. Rien n’entre dans le conduit, rien ne chauffe, rien n’appuie.

La conscience de l’environnement ensuite, qui est la raison d’être du produit, et qui ne prend aucune critique non plus. Les voitures, les vélos qui doublent, la voix d’un partenaire de sortie restent audibles avec la musique. À volume modéré, on tient une conversation sans rien retirer.

Le maintien enfin, qu’aucun test ne juge mauvais dans l’ensemble. Sur route, sur sentier cassant, en VTT, sur tapis, les écouteurs restent où on les a mis. Un test y met pourtant une condition : sur de petites oreilles, le crochet ne trouve pas d’appui et l’écouteur flotte.

Vous voulez un écouteur qui se fait oublier sans vous couper du monde ? Il remplit ce rôle. Avec de petites oreilles, essayez-le avant de l’acheter.

Un son qui se juge face à un intra, ou face à un casque de course

Le son dans son ensemble plaît nettement plus qu’il ne déçoit. Sur les basses, les avis basculent : treize tests les trouvent réussies, quinze les trouvent absentes. Ce partage ne tombe pas au hasard. Aucun testeur coureur ne critique les basses, et aucun ne critique le son en général : les réserves viennent presque toutes de sites high-tech et audio, et de laboratoires de mesure.

L’écouteur est le même pour tout le monde. C’est le point de comparaison qui change.

Pour un coureur, la référence est souvent le casque à conduction osseuse qu’il portait avant, dont les basses se résument à une vibration sur les tempes. À côté, l’OpenFit Air est une découverte. Le son est clair, les voix et les podcasts sont nets, et une ligne de basse se fait entendre sur un morceau rythmé. Un test résume l’écart : pour qui vient de la conduction osseuse, c’est une révélation.

Les sites audio, eux, ont en tête des intra-auriculaires, qui ferment le conduit et poussent l’air contre le tympan. À côté de ceux-là, il manque de corps. Le grave est là mais sans impact, et l’extrême grave, celui qu’on sent plus qu’on ne l’entend, manque entièrement, et à fort volume les aigus deviennent agressifs, avec des cymbales qui sifflent. Plusieurs de ces testeurs le disent eux-mêmes : c’est la physique d’un haut-parleur posé à côté de l’oreille, et aucun écouteur ouvert n’y échappe.

Shokz OpenFit Air, vue éclatée du haut-parleur

Satisfaits et déçus se retrouvent sur un conseil pratique : le préréglage « Bass Boost » de l’application. Plusieurs testeurs, des deux côtés, le recommandent ou finissent par ne plus le quitter, parce qu’il rééquilibre un son trop clair dès qu’il y a un peu de bruit autour.

En venant d’un casque à conduction osseuse, vous gagnerez beaucoup. Habitué à des écouteurs fermés et amateur d’électro ou de rap ? Le grave que vous sentiez au fond de l’oreille ne sera plus là : gardez vos intra pour le canapé.

Des commandes tactiles qui décrochent dès qu’on transpire

C’est la vraie faiblesse de l’écouteur, et le point où les testeurs coureurs rejoignent la presse high-tech : dix-neuf tests critiquent les commandes, huit les défendent.

Ceux qui les défendent louent leur simplicité : une surface tactile large, le logo comme repère, deux gestes à retenir et rien d’autre. Un testeur coureur y voit même un avantage à l’entraînement, où l’on n’a pas envie de mémoriser des combinaisons.

Ceux qui les critiquent décrivent ce qui se passe en pleine séance. À allure soutenue, avec des doigts moites ou des gants, on tape à côté ou la pression ne s’enregistre pas. Deux testeurs mesurent une latence d’une demi-seconde à une seconde entre le geste et l’action, assez pour doubler une commande en croyant la première ratée. Et chaque écouteur n’accepte que deux gestes, double pression et appui long, ce qui oblige à choisir dans l’application entre le volume, le changement de morceau et la pause.

Le défaut le plus gênant vient de l’humidité. Deux tests décrivent le même phénomène : quand les écouteurs sont mouillés par la sueur, des cheveux humides ou la pluie, la surface tactile croit reconnaître un appui long, et le volume monte ou baisse tout seul. Des trois réserves sur la sueur et la pluie, la plus sévère ne porte pas sur l’étanchéité, mais sur ce comportement : son auteur finit par laisser les écouteurs à la maison quand la pluie est annoncée.

Un testeur en a fait sa règle : préparer sa playlist avant de partir, régler le volume au départ, et ne plus toucher aux écouteurs. Si vous changez souvent de morceau en courant, ou si vous transpirez beaucoup, prévoyez de piloter la musique depuis votre montre ou votre téléphone.

En ville et à vélo, le son ne passe plus

Sur le volume en extérieur, les testeurs sont largement d’accord : dix-sept tests le trouvent insuffisant dans le bruit, trois le trouvent correct. Tous les coureurs qui abordent le sujet sont parmi les déçus.

Le jugement dépend pourtant beaucoup de l’endroit. Sur un chemin de campagne, en forêt, dans une rue calme, la musique reste claire à mi-volume. Un testeur a même couru un semi-marathon au milieu d’une foule bruyante en profitant encore de sa musique.

Les critiques décrivent des situations précises. La circulation d’abord : le long d’un grand axe, la musique passe à l’arrière-plan, et un podcast à plusieurs voix devient difficile à suivre. La salle de sport ensuite, où la sonorisation couvre tout. Le vent enfin, à vélo ou en courant face à une bourrasque, qui souffle sur des haut-parleurs placés à l’extérieur de l’oreille. Dans le métro, un testeur a fini par renoncer à écouter quoi que ce soit.

Rien de tout cela n’est propre à l’OpenFit Air : un écouteur qui laisse le conduit ouvert laisse aussi entrer le bruit. Cette limite a un effet moins visible. Pour couvrir le bruit, on monte le volume, et la batterie en pâtit : trois tests relient ce volume plus élevé à une autonomie en retrait, et l’un d’eux mesure plutôt 5 heures avec le volume à 70 %. L’autonomie reste bien jugée dans l’ensemble, et le boîtier recharge les écouteurs plusieurs fois. Un marathon tient sans difficulté. Une journée de trail très longue, non.

En nature ou sur des routes tranquilles, le volume suffit. Le long d’axes très fréquentés, à vélo rapide ou en salle, il ne suffira pas, quel que soit le réglage.

Ce que les voisins entendent, et à partir de quel volume

Sur la fuite de son, les testeurs se partagent presque à égalité : neuf jugent qu’elle ne gêne pas, sept la trouvent réelle. Là encore, ils ne décrivent pas la même situation.

À volume modéré et en extérieur, personne n’entend rien. Deux tests la jugent même meilleure que celle de certains intra-auriculaires, tant le son part directement vers l’oreille. En course, dans la rue ou dans une salle bruyante, votre musique reste la vôtre.

Tout change au calme, et passé un certain volume. Deux tests situent le seuil entre la moitié et les trois quarts du volume : au-delà, une personne assise à côté de vous entend la batterie et un grésillement métallique. Un test tranche sans détour : il ne le porterait jamais dans un open space, ni dans le bus ou le train, alors qu’il l’emporte volontiers pour une balade à la campagne.

C’est un écouteur de plein air. Si vous comptez aussi vous en servir au bureau ou dans les transports, restez sous la moitié du volume, ou emportez une autre paire.

Lunettes de soleil sur une sortie, lunettes de vue sur une journée

La compatibilité avec ce que vous portez sur la tête est bonne dans l’ensemble : seize tests n’y trouvent rien à redire, six relèvent une gêne.

Tous les coureurs qui abordent le sujet sont parmi les satisfaits, et ils ont porté l’écouteur avec ce qu’on porte pour courir ou rouler : des lunettes de soleil, une casquette, un bandeau, un bonnet, un casque de vélo. Un testeur cycliste raconte être rentré d’une sortie de 110 km avec lunettes et casque, avoir tout retiré, et s’être aperçu au dîner qu’il portait encore ses écouteurs.

Les six réserves portent toutes sur les lunettes. Des branches épaisses entrent en concurrence avec le crochet pour la même place derrière l’oreille. Sur une sortie d’une heure, on ne s’en rend pas compte. Sur une journée, la pression finit par se sentir. Et la mise en place devient plus délicate : un test la juge fastidieuse avec des lunettes sur le nez, un autre conseille de vérifier que la branche ne décale pas l’écouteur.

Si vous courez avec des lunettes de sport fines, vous ne remarquerez rien. Si vous portez des lunettes de vue toute la journée et que vous comptez garder les écouteurs du matin au soir, essayez-les avec vos montures.

Pour qui il est fait, et pour qui il ne l’est pas

L’OpenFit Air est fait pour vous si vous courez dehors, dans des endroits plutôt calmes, et que vous tenez à entendre ce qui se passe autour de vous. Il se fait oublier sur l’oreille, il tient à toutes les allures, il s’accorde avec une casquette et des lunettes de soleil, et sa batterie couvre n’importe quelle sortie d’entraînement. En venant d’un casque à conduction osseuse, le gain de son et de confort suffit à justifier le changement.

Il vous conviendra moins si vous courez sous la pluie toute l’année, si vous changez de morceau à chaque kilomètre, ou si votre usage déborde de la course en plein air. En salle et le long des grands axes, le bruit couvre le son. Au bureau et dans les transports, vos voisins profitent de votre musique. Les appels suivent la même ligne : clairs dans une pièce calme, étouffés et difficiles à suivre dès que la circulation ou le vent s’en mêlent. Pour de longues réunions au téléphone, l’OpenFit fait mieux.

Côté prix, personne ne le trouve trop cher. À 139 €, les testeurs le jugent face à l’OpenFit, qu’il égale sur le son et bat sur le maintien pour bien moins cher, et face aux autres écouteurs ouverts de sport, souvent plus chers. Si ce que vous cherchez est un écouteur de course qui ne vous coupe pas du monde, c’est un achat raisonnable.

Le détail, dimension par dimension

Voir les 13 dimensions comptées, dont 5 qui font débat
  • 73

    Qualité du sonavis partagés

    24 pour · 9 contre · 8 sans avis tranché

  • 100

    Confort de port

    38 pour · 0 contre

  • 100

    Conscience de l'environnement

    36 pour · 0 contre

  • 81

    Autonomie et recharge

    21 pour · 5 contre · 9 sans avis tranché

  • 46

    Bassesavis partagés

    13 pour · 15 contre · 6 sans avis tranché

  • 100

    Maintien en mouvement

    31 pour · 0 contre · 3 sans avis tranché

  • 100

    Rapport qualité-prix

    29 pour · 0 contre · 2 sans avis tranché

  • 30

    Commandesavis partagés

    8 pour · 19 contre · 3 sans avis tranché

  • 79

    Qualité des appels

    15 pour · 4 contre · 5 sans avis tranché

  • 73

    Compatibilité lunettes, casquette, casqueavis partagés

    16 pour · 6 contre

  • 15

    Volume en extérieur

    3 pour · 17 contre · 2 sans avis tranché

  • 86

    Résistance à la sueur et à la pluie

    19 pour · 3 contre

  • 56

    Fuite de sonavis partagés

    9 pour · 7 contre

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