L’essentiel, d’après 47 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Respirabilité18 pour, 6 contre
- Accroche hors route4 pour, 3 contre
Ce qui fait consensus
- Dynamisme / retour d'énergie35 pour, 3 contre
- Confort général38 pour, 2 contre
- Accroche sur route42 pour, 0 contre
- Quantité d'amorti27 pour, 1 contre
- Durabilité de la semelle externe23 pour, 3 contre
Le caractère de la chaussure
Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.
Fermeté de la mousse
moelleuxferme16 testeurs sur 28 la placent côté moelleuxavis partagés
Poids ressenti
lourdléger16 testeurs sur 27 la placent côté légeravis partagés
Largeur à l'avant-pied
étroitlarge17 testeurs sur 25 la placent côté étroitavis partagés
Distance à laquelle la chaussure convient
courtes distanceslongues distances19 testeurs sur 26 la placent côté longues distancesavis partagés
Géométrie du déroulé
platrocker prononcé13 testeurs sur 20 la placent côté rocker prononcéavis partagés
Fidélité de la pointure
taille petittaille grand7 testeurs sur 7 la placent côté taille petit
Largeur au médio-pied
étroitlarge14 testeurs sur 16 la placent côté étroit
Foulée à laquelle la chaussure convient
talonavant-pied6 testeurs sur 8 la placent côté talonavis partagés
La Deviate Nitro 3 est une chaussure d’entraînement à plaque carbone, une lame rigide noyée dans la semelle qui fait levier à chaque foulée, ce qui reste rare à 170 €. Puma a monté le drop, l’écart de hauteur entre le talon et l’avant-pied, de 8 à 10 mm, épaissi la semelle jusqu’à 39 mm au talon, adouci la couche de mousse qui touche le pied et incurvé davantage sa plaque. Vous obtenez une paire plus confortable et plus roulante que la version 2, un peu plus lourde aussi, capable d’enchaîner les sorties longues et les blocs à allure marathon sans jamais se plaindre.
Le débat des testeurs se joue sur la tige, bien plus que sur la semelle. L’avant du pied est serré, le volume sous le mesh est bas, et selon la forme de votre pied vous lirez « ajustement chaussette » ou « mon petit orteil hurlait dès le laçage ». Sur la mousse, le désaccord est du même genre : elle est moelleuse au talon et ferme à l’avant, et les tests se rangent selon la zone qu’ils ont le plus sentie.
Si vous avez le pied fin ou normal et que vous cherchez une seule paire pour préparer un marathon, elle est difficile à prendre en défaut. Si vous avez le pied large, ou s’il vous faut du soutien, passez votre chemin : ni l’un ni l’autre ne se rattrape au laçage.
Plus haute, plus douce, plus roulante, et moins vive qu’avant
Puma a fait grandir sa chaussure. Le drop passe de 8 à 10 mm, la semelle culmine à 39 mm au talon pour 29 mm à l’avant, et la mousse NitroFoam se répartit désormais en deux couches : une couche souple au contact du pied, une couche plus dense sous la plaque carbone. La PWRPLATE, elle, a gagné en courbure vers l’avant.
Ce ne sont que des lignes de fiche technique, et pourtant elles décident de presque tout le reste.
La première conséquence tient à la foulée. Sur les huit tests qui se prononcent, six désignent le coureur qui attaque du talon. Cinq d’entre eux citent la même raison : ces 10 mm de drop et cette épaisseur de mousse à l’arrière. Les trois autres regardent l’avant du pied, où la plaque et la mousse ferme récompensent celui qui pose devant. La chaussure répond donc aux deux foulées, par deux mécanismes distincts.

La deuxième conséquence est une perte, et Puma ne la met pas en avant. Deux tests qui ont couru avec la version 2 trouvent que la 3 rebondit moins fort, un troisième que la mousse plus dense sous le médio-pied, la partie centrale sous la voûte, lui a retiré une partie de son caractère joueur. Ce qu’elle gagne en douceur à l’atterrissage, elle le rend en vivacité quand vous accélérez. Le confort, lui, a progressé dans le même mouvement : plus d’amorti, une tige mieux finie, un col plus enveloppant.
Si vous venez d’une Deviate Nitro 2 que vous usiez sur des séances rapides, vous allez sentir la différence, et elle ne vous plaira pas forcément. Si vous cherchiez à cette même chaussure un peu plus de protection pour allonger vos sorties, vous l’avez.
Accroche, amorti, confort : aucun débat
L’accroche sur route d’abord, et il faut s’arrêter dessus une seconde : quarante-deux tests l’évaluent, aucun ne lui trouve quoi que ce soit à redire, sur sec comme sous la pluie. La gomme PUMAGRIP est ce que Puma fait de mieux depuis des années, et elle fait ici l’unanimité complète.
L’amorti suit de près, jugé généreux sans réserve notable, et le confort général avec lui. Les tests qui parlent de l’effet sur les articulations vont dans le même sens. Personne ne reproche à cette chaussure de taper.
Une adhérence sans une seule voix contre, c’est le genre de certitude qui vous évite de regarder la météo avant de sortir.
Le talon est moelleux, l’avant-pied est ferme, et c’est la même chaussure
Les tests se contredisent franchement ici : douze testeurs décrivent une mousse ferme, seize une mousse moelleuse. Lu comme ça, on croirait deux chaussures différentes.
Il n’y en a qu’une, et quatre tests donnent la réponse en décrivant les deux sensations dans le même texte. Le talon s’enfonce et rebondit, parce que c’est là que la couche souple est la plus épaisse. L’avant-pied résiste, parce que la plaque carbone y passe juste sous le pied et que la mousse qui l’entoure est plus dense. Un même testeur peut donc écrire « atterrissage moelleux » en haut de son test et « avant-pied très ferme » plus bas sans se contredire une seule fois.
Le second partage tient à ce que les testeurs avaient aux pieds avant. Face aux super-trainers rebondissants d’aujourd’hui, ces chaussures d’entraînement dotées des mousses de course les plus vives, la Deviate est du côté ferme. Face à une chaussure d’amorti maximal, elle est douce. Un test tranche à la dureté mesurée : 45 sur l’échelle Shore C pour la mousse du dessous, 40 pour la couche supérieure (plus le chiffre est bas, plus la mousse est tendre), deux valeurs qu’il range objectivement parmi les mousses souples.
Concrètement : vous sentirez la douceur en posant le talon, et la fermeté en poussant. Si vous cherchez une chaussure qui vous berce du début à la fin de la foulée, ce n’est pas celle-là.
Étroite devant, basse de volume, et le laçage n’y peut rien
C’est le point qui peut vous faire économiser 170 €.
Dix-sept testeurs sur vingt-cinq trouvent l’avant-pied étroit. Au médio-pied, le verdict est encore plus net. Le volume compte autant que la largeur : trois tests insistent sur le volume, c’est-à-dire la hauteur disponible au-dessus des orteils, qu’ils jugent faible. Une mesure relevée en laboratoire donne 69,7 mm à l’endroit le plus large de la boîte à orteils, l’espace qui loge les orteils, ce qui est peu.
La conséquence se lit dans les conseils de pointure, et ils sont unanimes : aucun testeur ne dit qu’elle taille grand, et les sept qui se prononcent conseillent tous de monter d’une demi-pointure au moins. La plupart précisent que c’est la largeur qui l’impose, pas la longueur, ce qui est exactement le genre de nuance qui se perd quand on commande en ligne.
Les huit testeurs du camp adverse existent, et leur expérience compte aussi : pied fin ou normal, la tige devient un ajustement chaussette plutôt qu’une contrainte, et le maintien qu’elle procure à allure rapide est alors un avantage. L’un d’eux court même avec des écarteurs d’orteils sans que ça coince.
Le talon, lui, tient bien dans l’ensemble, avec quelques réserves. Deux tests signalent que le pied peut flotter à l’arrière aux efforts fermes si le laçage n’est pas assez serré, et un troisième a vu le contrefort externe, la coque qui tient le talon, irriter son tendon d’Achille à chaque sortie.
Essayez-la avant d’acheter, ou prenez une demi-pointure de plus. Si vous chaussez large, aucune des deux précautions ne suffira.
Légère pour une chaussure à plaque, lourde pour une chaussure rapide
Seize testeurs la trouvent légère, onze la trouvent lourde, et tous ont pourtant la même chaussure au pied. Ce qui change, c’est ce à quoi ils la comparent.
Ceux qui la trouvent légère la pèsent mentalement contre ce qu’elle embarque : une plaque carbone pleine longueur, 39 mm de mousse et une tige structurée. À ce compte-là, elle s’en sort très bien, et plusieurs remarquent qu’elle ne se comporte pas comme une chaussure à plaque, ce qu’ils disent en compliment.
Ceux qui la trouvent lourde la comparent à des chaussures rapides sans plaque, plus légères de quelques dizaines de grammes, et à la version 2, qu’elle dépasse sur la balance.
La fiche du marchand annonce 268 g en taille 42. Les tests qui pèsent leur paire citent des chiffres allant de 250 à 268 g selon leur pointure, ce qui recoupe la fiche sans la contredire. Il n’y a donc pas de mauvaise surprise sur ce point : la chaussure pèse ce qu’elle annonce, et c’est votre point de comparaison qui décidera si ce poids vous convient.
Le rocker est discret, c’est la plaque qui fait le déroulé
Treize testeurs décrivent un déroulé arrondi et bien marqué, sept une semelle plate. Ici encore, les deux camps observent la même chose et l’attribuent à deux causes différentes.
Ceux qui parlent de rocker, cette semelle arrondie qui fait basculer le pied vers l’avant, décrivent le travail de la plaque : sa courbure avant relance le pied et rend la transition fluide, y compris quand on court tranquillement. Ceux qui parlent de semelle plate comparent la géométrie à celle des chaussures franchement basculées du marché, et constatent que la Deviate n’en fait pas partie.
Un test écrit les deux dans la même phrase : la géométrie est discrète, et malgré ça les transitions restent fluides. Autrement dit, si vous aimez la sensation d’être poussé vers l’avant par la forme de la semelle, vous la trouverez modérée. Si vous détestez ça, vous serez soulagé.
Elle monte en distance, pas en allure
Dix-neuf testeurs la destinent aux longues distances, sept aux formats courts. Ce qui les sépare, c’est l’allure à laquelle on la court, bien plus que la distance qu’elle encaisse.
Le camp des longues distances parle de sorties de deux heures, de blocs à allure marathon et de préparations complètes. Le camp des formats courts parle de fractionné, ces répétitions courtes et rapides, et de 5 km rapides, et l’un d’eux précise qu’à allure lente il préfère une autre paire.
La polyvalence suit la même logique. Les quelques voix contre ne disent pas qu’elle est limitée, elles disent qu’elle ne monte pas jusqu’à la vitesse pure : les séances vraiment rapides demandent autre chose.
Deux tests avancent un repère chiffré, et ils s’opposent à partir du même seuil : l’un la juge apte à un marathon couru en 3 h 30 ou plus vite, parce que sa plaque récompense la vitesse ; l’autre la recommande comme chaussure de marathon aux coureurs plus lents que cette allure, parce que cette plaque, moins rigide que celle d’une chaussure de course, ne leur impose rien. Et si vous avez le pied large, la limite viendra de la tige bien avant de venir de la semelle : un testeur la déconseille explicitement sur les sorties longues pour cette seule raison.
La gomme accroche parce qu’elle est tendre
Cette adhérence parfaite a un prix, et les tests le nomment.
Sur la durabilité de la semelle, trois voix émettent une réserve : une gomme tendre s’use plus vite, la mousse est laissée à nu sur une bonne partie du dessous, et un testeur a vu le patin du talon marquer après 100 km. Un test formule l’arbitrage tel qu’il est : le caoutchouc plus souple accroche mieux et dure moins longtemps. Les autres n’y voient rien d’anormal, et personne ne mesure la durée de vie réelle de la paire, donc personne ne vous dira combien de kilomètres elle tient.

Hors route, le partage est presque équilibré : quatre tests jugent l’accroche bonne sur chemin, trois émettent une réserve, et les uns et les autres ne parlent pas de la même chose. Les premiers évaluent l’adhérence, qui tient sur terre grasse comme sur route mouillée. Les seconds évaluent la découpe centrale de la semelle, qui coince les cailloux sur les chemins de gravier. Tous les trois nomment cette cause précise, et un test qui juge pourtant l’accroche excellente signale le même défaut.
Sur du chemin roulant, elle fait le travail. Sur du gravier, vous vous arrêterez pour déloger des pierres.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
Elle est faite pour vous si vous avez le pied fin ou normal, si vous attaquez du talon, ou même de l’avant du pied, et si vous voulez une seule paire capable de couvrir l’endurance, les sorties longues et les blocs à allure marathon. La plaque carbone à ce prix reste un argument, et vingt-trois tests jugent le rapport qualité-prix favorable, en la comparant à des chaussures à plaque nettement plus chères. Les deux réserves portent ailleurs : sur une tige jugée trop simple pour le tarif, et sur un prix qui ne descend jamais.
Elle n’est pas faite pour vous dans trois cas, et le dernier est le plus important.
Si vos séances rapides comptent plus que vos sorties longues, vous trouverez plus vif ailleurs. Si vous avez besoin de soutien ou si votre cheville part facilement, écartez-la sans hésiter : huit tests émettent une réserve sur la stabilité, et ceux qui en donnent la cause décrivent le même assemblage, une semelle haute et souple posée sur une base étroite au médio-pied. Le défaut tient au parti pris d’une chaussure orientée performance, et les tests qui le signalent en font un critère d’exclusion plutôt qu’une simple note.
Et si vous avez le pied large, c’est le cas qui tranche avant tous les autres : la tige restera étroite et basse, quelle que soit la façon dont vous la lacez.
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Le détail, dimension par dimension
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- 92
Dynamisme / retour d'énergie
35 pour · 3 contre · 7 sans avis tranché
- 84
Polyvalence d'allures
37 pour · 7 contre
- 95
Confort général
38 pour · 2 contre · 2 sans avis tranché
- 100
Accroche sur route
42 pour · 0 contre
- 76
Stabilité
26 pour · 8 contre · 1 sans avis tranché
- 96
Quantité d'amorti
27 pour · 1 contre · 2 sans avis tranché
- 83
Maintien du talon
25 pour · 5 contre
- 88
Durabilité de la semelle externe
23 pour · 3 contre · 1 sans avis tranché
- 92
Rapport qualité-prix
23 pour · 2 contre · 2 sans avis tranché
- 75
Respirabilitéavis partagés
18 pour · 6 contre
- 57
Accroche hors routeavis partagés
4 pour · 3 contre · 2 sans avis tranché
- 100
Protection des articulations
6 pour · 0 contre
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