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Avis Saucony Triumph 24 : plus douce, moins stable

  • 9 min de lecture
  • 35 tests analysés

Nous avons lu les 35 tests publiés sur la Saucony Triumph 24 et compté ce que chacun en dit. Chaque note est la part des testeurs qui en disent du bien : 100, aucun ne critique ce point ; 20, presque tous le critiquent. Le Runstameter fait le même compte, tous critères confondus.

Comment nous comptons

L’essentiel, d’après 35 tests

Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.

Ce qui divise les testeurs

  • Polyvalence d'allures20 pour, 7 contre
  • Rapport qualité-prix7 pour, 3 contre
  • Accroche hors route4 pour, 4 contre

Ce qui fait consensus

  • Confort général35 pour, 0 contre
  • Quantité d'amorti35 pour, 0 contre
  • Dynamisme / retour d'énergie29 pour, 1 contre
  • Respirabilité21 pour, 1 contre
  • Protection des articulations21 pour, 0 contre

Le caractère de la chaussure

Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.

  • Poids ressenti

    lourdléger

    32 testeurs sur 32 la placent côté léger

  • Fermeté de la mousse

    moelleuxferme

    29 testeurs sur 29 la placent côté moelleux

  • Distance à laquelle la chaussure convient

    courtes distanceslongues distances

    30 testeurs sur 32 la placent côté longues distances

  • Largeur à l'avant-pied

    étroitlarge

    18 testeurs sur 24 la placent côté largeavis partagés

  • Géométrie du déroulé

    platrocker prononcé

    15 testeurs sur 16 la placent côté rocker prononcé

  • Foulée à laquelle la chaussure convient

    talonavant-pied

    12 testeurs sur 12 la placent côté talon

  • Largeur au médio-pied

    étroitlarge

    5 testeurs sur 7 la placent côté largeavis partagés

La Triumph 24 garde le rôle que Saucony lui donne depuis des années : la chaussure d’entraînement neutre à gros amorti, celle des sorties longues et des semaines chargées. Ce qui change, c’est ce qu’il y a dessous. Une mousse neuve, l’incrediLUX, remplace le PWRRUN PB, la semelle monte, et la chaussure s’allège quand même : 247 g en taille 42 d’après la fiche, pour 42 mm de mousse au talon.

Le résultat se sent dès la première sortie : elle est plus douce, plus vive et plus légère que la Triumph 23. Mais cette douceur a une contrepartie, et c’est là que les testeurs commencent à se séparer : sur la stabilité, sur ce qu’elle accepte comme allure, sur le sol mouillé et sur la forme du pied.

Si vous attaquez du talon, que vous courez beaucoup à allure tranquille et que vous voulez une paire qui vous épargne les jambes sur les longues distances, elle a peu d’équivalents. Si vous pronez (votre pied s’affaisse vers l’intérieur à l’appui), si vous cherchez une chaussure de fractionné, ces répétitions courtes et rapides, ou si vous courez sur des pavés sous la pluie, lisez la suite avant de payer 190 €.

Une nouvelle mousse, plus haute et plus légère

L’incrediLUX est une mousse ATPU, un polyuréthane thermoplastique réputé pour son rebond, plus légère et plus souple que le PWRRUN PB, la mousse de la version précédente. Saucony l’a montée sans plaque rigide, et le drop, l’écart de hauteur entre le talon et l’avant-pied, reste à 10 mm.

La hauteur, d’abord. La fiche marchand annonce 42 mm au talon et 32 mm à l’avant, et plusieurs tests relèvent six millimètres de plus que sur la Triumph 23. Sur une chaussure de cette catégorie, on s’attendrait à ce que chaque millimètre se paie en grammes. C’est l’inverse : un test chiffre l’allègement à 33 g par rapport à la génération précédente. Sur le pied, aucun testeur ne la trouve lourde, trente-deux la trouvent légère.

Le déroulé, lui, suit la tendance du moment : la semelle bascule vers l’avant sans forcer, et presque tous les tests la décrivent comme arrondie. Mais un test, qui la fait courir à plusieurs, la voit plutôt comme une géométrie classique habillée d’une mousse moderne : un drop de 10 mm, un talon franc, pas de bascule marquée. Un autre regrette que le rocker, cet arrondi de la semelle, ne soit pas plus engagé sous l’avant-pied, ce qui fait travailler un peu plus la cheville et le tendon d’Achille.

Pour vous, cela veut dire une chose simple. Vous retrouverez les sensations d’une Triumph, avec un talon épais et un drop classique, mais sous une mousse qui n’a plus grand-chose à voir avec l’ancienne.

Profil de la Saucony Triumph 24, semelle incrediLUX et drop de 10 mm

Amorti, confort, maintien : l’unanimité

L’amorti d’abord, que personne ne prend en défaut, et le confort avec lui. C’est la raison d’être de la chaussure, et elle la remplit sans discussion. La protection des articulations suit le même chemin, sans une voix contre.

La mousse, elle, est moelleuse, et aucun des vingt-neuf testeurs qui tranchent ne la trouve ferme. Plusieurs tests prennent soin de préciser qu’elle n’est pas pâteuse pour autant : elle s’enfonce, puis elle rend. C’est ce qui la distingue d’un matelas.

Le talon tient, sans une critique. Et la distance ne fait pas débat : c’est une chaussure de sortie longue, de semi et de marathon avant d’être autre chose.

Si vous cherchez de l’amorti pour avaler des kilomètres, vous n’aurez pas à vous demander si elle en a assez.

Trois quarts arrière de la Saucony Triumph 24, talon épais et base large

Vive jusqu’à l’allure marathon, pas au-delà

Sur la polyvalence, les tests se séparent nettement : vingt la trouvent polyvalente, sept refusent le mot.

Ce qui les sépare, c’est l’allure, et la frontière est plus précise qu’il n’y paraît.

Le camp du « oui » parle de footing, de sortie longue, de progressif (une sortie qui accélère par paliers), et d’allure marathon. Sur tout ce registre, la mousse rend assez pour que la chaussure ne s’endorme pas, et c’est ce qui surprend : une chaussure à gros amorti qui accepte qu’on hausse le rythme en fin de sortie. Le dynamisme ne prend d’ailleurs presque aucune critique.

Le camp du « non » parle d’autre chose. Les sept la déconseillent pour le fractionné, la piste, le tempo (une allure soutenue tenue longtemps) ou les séances de qualité : dès que l’allure devient une allure de séance, la chaussure ne suit plus. Plusieurs tests accusent un avant-pied trop tendre pour pousser franchement. Un test place la limite autour de 4 min 15 à 4 min 30 au kilomètre : plus lentement, la chaussure suit ; dès que vous courez plus vite, son poids et l’épaisseur de la semelle freinent la relance.

Un second facteur les sépare : le point de comparaison. Face aux Triumph précédentes, le progrès saute aux yeux, et quatre tests la jugent plus polyvalente que les versions précédentes. Face aux chaussures d’entraînement plus nerveuses vendues au même prix, un test la trouve au contraire limitée. Les deux ont raison : elle est polyvalente pour une Triumph, pas pour une chaussure à 190 €.

Tout dépend donc de votre placard. Vos séances rapides ont déjà leur paire ? Ce désaccord ne vous concerne pas : la Triumph 24 fera tout le reste, y compris vos sorties longues à allure spécifique. Vous n’avez qu’une paire et vous faites du fractionné avec ? Elle ne suivra pas.

Plus douce, donc moins stable que la Triumph 23

Sur la stabilité, les tests ne se divisent pas vraiment : quatre tests seulement la jugent instable, dix-huit la trouvent stable. Mais les réserves ne sont pas dispersées, elles disent toutes la même chose, et même dans le camp majoritaire on retrouve la même mise en garde.

La mousse est plus douce, et une mousse plus douce bouge davantage. Trois tests le disent explicitement : cette Triumph est moins stable que la précédente. L’un d’eux résume le changement mieux que les autres : les anciennes versions se rangeaient parmi les neutres stables, celle-ci est une vraie neutre. Un test situe le mouvement au talon, et le moment où il se sent : dans les virages serrés, sur les trottoirs en dévers et dans les derniers kilomètres, quand la fatigue dégrade la foulée.

Les autres tests relativisent ce constat sans le contredire. La semelle est large, les bords de semelle remontent, et pour un coureur neutre la chaussure reste parfaitement sûre. Mais sept tests déconseillent la chaussure à ceux qui ont besoin d’être tenus, y compris parmi ceux qui la jugent stable pour un coureur neutre. L’un d’eux raconte le réveil d’une douleur à la bandelette ilio-tibiale, sur l’extérieur du genou, après un usage prolongé.

La consigne est nette. Votre pied s’affaisse vers l’intérieur, ou vous avez déjà eu besoin d’une chaussure de stabilité ? Passez votre chemin : la Hurricane est la version stable de la même gamme. Foulée neutre, en revanche, la Triumph 24 vous portera sans histoire, et vous gagnerez en douceur ce que vous perdez en tenue.

Sur béton et pavés mouillés, la gomme glisse

L’accroche sur route est bonne, et trois tests seulement la critiquent. Mais toutes les critiques visent le même terrain : le sol mouillé.

Et même là, tout dépend du revêtement. Cinq tests signalent une gomme qui décroche sous la pluie, dont deux qui jugent pourtant l’accroche bonne dans l’ensemble, et quatre d’entre eux nomment précisément le problème : le béton lisse, la pierre et les pavés mouillés. L’un d’eux dit avoir dû ralentir pour garder le contrôle.

De l’autre côté, plusieurs testeurs ont couru sur route mouillée sans rien remarquer. Un test raconte une sortie de 21 km sous l’averse sans une glissade, même en accélérant. D’autres décrivent une adhérence solide sur bitume humide. La différence tient à la surface : un enrobé rugueux mouillé ne pose pas de problème, une surface lisse mouillée en pose.

La semelle mérite aussi un regard. La gomme XT-900 couvre les zones d’usure, et la durabilité ne prend que deux réserves. L’une d’elles porte sur la mousse laissée à nu au centre, qui devrait s’user plus vite que le caoutchouc.

Si vos parcours passent par des quais, des dalles ou des centres-villes pavés, et que vous courez toute l’année, gardez-le en tête les jours de pluie. Sur route goudronnée, la question ne se pose pas.

Semelle de la Saucony Triumph 24 vue de dessous, gomme XT-900 et mousse apparente au centre

Large aux métatarses, effilée à la pointe

Sur la largeur de l’avant-pied, dix-huit testeurs la trouvent large, six la trouvent étroite. Et parfois dans le même test.

La contradiction tient à la zone regardée. Au niveau des métatarses, là où le pied s’étale à l’appui, la chaussure est spacieuse, et une boutique qui la vend assure même que Saucony a corrigé l’étroitesse des versions précédentes. Mais la pointe s’effile, et c’est elle que décrivent ceux qui la trouvent étroite : une pointe qui se rétrécit vers le gros orteil, et un volume bas au-dessus des doigts de pied.

Les deux camps se rejoignent sur un point : ce sont les pieds larges qui le sentent. Les pieds fins, eux, auraient plutôt à resserrer le laçage, comme le conseille un test.

Si vous avez l’avant-pied large ou les orteils forts, essayez-la avant de l’acheter, ou visez directement la version Wide, à la largeur élargie, que Saucony propose sur ce modèle. Si votre pied est standard, vous ne remarquerez rien d’autre qu’un chaussant confortable.

Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas

Sur la foulée, les tests ne laissent aucun doute : tous ceux qui se prononcent la destinent à l’attaque talon. Le talon épais, le drop de 10 mm et la mousse qui absorbe à l’arrière sont faits pour ça.

Elle est donc pour vous si vous posez l’arrière du pied, si vous courez beaucoup à allure d’endurance, si vous préparez un semi ou un marathon en cherchant le confort plutôt que le chrono, ou si vous voulez une paire qui ménage vos articulations sur des semaines chargées. Elle fait aussi une bonne chaussure de récupération, et les quelques tests qui l’ont portée pour marcher ou rester debout n’y trouvent rien à redire.

Elle n’est pas pour vous si vous pronez, si vous cherchez une paire unique pour le fractionné, ou si vous avez le pied large sans vouloir de version Wide. Elle ne l’est pas non plus sur les chemins : sur l’accroche hors route, les tests se partagent à parts égales, et même ceux qui la défendent parlent de chemins légers et roulants.

Un détail pour les coureurs d’été : l’empeigne, le dessus de la chaussure, respire bien, mais deux tests qui la jugent correcte la trouvent juste par forte chaleur.

Sur le prix, enfin, les tests qui l’abordent la défendent plus souvent qu’ils ne la condamnent, mais ce qui les sépare tient au point de comparaison plus qu’à la chaussure. Ceux qui la jugent chère la comparent aux chaussures d’entraînement classiques, nettement moins chères. Ceux qui la défendent la comparent aux chaussures d’entraînement haut de gamme, dont elle rejoint le niveau de mousse, et mettent en avant sa durée de vie. À 190 €, le calcul dépend de ce que vous lui demandez : pour vos sorties longues et votre volume, elle se justifie ; pour une paire qui doit tout faire, vous payez une polyvalence qu’elle n’a pas.

Le détail, dimension par dimension

Voir les 13 dimensions comptées, dont 3 qui font débat
  • 100

    Confort général

    35 pour · 0 contre

  • 100

    Quantité d'amorti

    35 pour · 0 contre

  • 97

    Dynamisme / retour d'énergie

    29 pour · 1 contre · 2 sans avis tranché

  • 74

    Polyvalence d'alluresavis partagés

    20 pour · 7 contre · 4 sans avis tranché

  • 82

    Stabilité

    18 pour · 4 contre · 4 sans avis tranché

  • 95

    Respirabilité

    21 pour · 1 contre · 2 sans avis tranché

  • 100

    Protection des articulations

    21 pour · 0 contre

  • 83

    Accroche sur route

    15 pour · 3 contre · 1 sans avis tranché

  • 88

    Durabilité de la semelle externe

    15 pour · 2 contre

  • 100

    Maintien du talon

    17 pour · 0 contre

  • 70

    Rapport qualité-prixavis partagés

    7 pour · 3 contre · 3 sans avis tranché

  • 100

    Aptitude à la marche

    9 pour · 0 contre · 2 sans avis tranché

  • 50

    Accroche hors routeavis partagés

    4 pour · 4 contre · 1 sans avis tranché

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Nous avons lu 35 tests publiés sur cette chaussure et compté ce qu’ils en disent, dimension par dimension. Zéro paire offerte.

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