L’essentiel, d’après 18 tests
Ce qui divise les testeurs
- Polyvalence d'allures5 pour, 6 contre
Ce qui fait consensus
- Stabilité18 sur 18
- Quantité d'amorti18 sur 18
- Dynamisme / retour d'énergie16 sur 16
- Confort général16 sur 16
- Maintien du talon11 sur 12
Le caractère de la chaussure
Ici, aucun des deux bouts n’a raison. Ce n’est pas une note, c’est ce vers quoi la chaussure penche, d’après 18 tests.
Fermeté de la mousse
moelleuxferme17 testeurs sur 18 la placent côté moelleux
Poids ressenti
lourdléger15 testeurs sur 15 la placent côté léger
Distance à laquelle la chaussure convient
courtes distanceslongues distances16 testeurs sur 16 la placent côté longues distances
Largeur à l'avant-pied
étroitlarge10 testeurs sur 12 la placent côté large
Géométrie du déroulé
platrocker prononcé9 testeurs sur 9 la placent côté rocker prononcé
La Hurricane 26 reste ce qu’elle a toujours été chez Saucony : la chaussure de stabilité à gros amorti, celle qu’on met quand le pied s’affaisse vers l’intérieur et qu’on veut quand même de la mousse en quantité. Ce qui change, c’est la mousse elle-même. L’incrediLUX de la Triumph 24 arrive dans le cadre de stabilité, la semelle monte, et la chaussure s’allège au lieu de s’alourdir.
Le résultat surprend jusqu’aux testeurs habitués aux chaussures de stabilité : elle est vive, souple, agréable à courir, là où la génération précédente était surtout sûre. Les désaccords ne portent pas sur ces qualités. Ils portent sur ce qu’elle accepte comme allure, sur la manière dont elle vous tient maintenant que la mousse est plus tendre, et sur la forme de sa pointe.
Si vous pronez légèrement ou modérément, que vous courez surtout en endurance et sur la distance, et que les chaussures de stabilité vous ont toujours paru lourdes et mortes, c’est probablement la paire que vous attendiez. Si vous supinez, si vous avez besoin d’une correction franche ou si vous cherchez une chaussure pour vos séances rapides, la suite vous concerne avant les 190 €.
Une Hurricane allégée sous une mousse neuve
L’incrediLUX remplace la couche supérieure de la semelle. Elle est posée dans un cadre en PWRRUN, plus ferme, qui remonte sur le bord intérieur du talon et du médio-pied : c’est lui qui fait le travail de stabilité, la mousse neuve se charge du confort. La fiche annonce 41 mm au talon et 35 mm à l’avant, pour un drop de 6 mm, sans plaque.
Sur une chaussure de ce gabarit, chaque millimètre de mousse se paie d’habitude en grammes. C’est l’inverse ici : deux tests relèvent trois millimètres de plus que sur la Hurricane 25, et deux autres chiffrent l’allègement autour de 30 g. La fiche annonce 257 g ; les tests qui pèsent la paire trouvent entre 261 et 280 g selon la pointure, ce qui reste léger pour une chaussure de stabilité de cette hauteur.
La tige a changé aussi. Elle est plus souple, plus rembourrée au col et à la languette, et elle laisse plus de place aux orteils que la 25. On y revient plus bas, parce que la place gagnée n’est pas répartie comme on pourrait le croire.
Pour vous, l’essentiel tient en une phrase : la Hurricane garde son architecture et son rôle, mais la sensation sous le pied n’a plus grand-chose à voir avec celle des versions précédentes. Si vous portiez la 25 par habitude, ne l’achetez pas les yeux fermés.

Ce sur quoi personne ne revient
L’amorti d’abord, que personne ne prend en défaut, et la stabilité avec lui : aucun test ne la trouve instable, malgré la hauteur et la douceur de la mousse. La base est très large, au talon comme à l’avant, et c’est elle qui explique qu’une semelle aussi tendre ne vacille pas.
Le confort ne fait pas davantage débat. Les tests insistent sur la sensation au chaussage, sur le rembourrage du col et de la languette, et sur une mousse qui s’enfonce sans jamais devenir pâteuse.
Le plus inattendu, c’est le dynamisme. Aucun test ne la trouve plate. Pour une chaussure de stabilité à gros amorti, c’est rare, et plusieurs testeurs le disent avec une surprise qu’ils ne cherchent pas à cacher : ils s’attendaient à une chaussure sûre, ils trouvent une chaussure qu’on a envie de courir. Un test qui a couru la 25 la décrivait comme pâteuse ; la 26 rebondit.
Le reste suit sans discussion. L’accroche sur route ne prend aucune critique, pluie comprise. La semelle en gomme XT-900 tient dans le temps, et un labo ne mesure que 0,6 mm d’usure à son test d’abrasion. Le talon, enfin, reste bien tenu, sans glissement.

Si vous cherchez une chaussure qui amortit, qui tient et qui ne vous lâchera pas avant l’heure, cette partie-là est acquise.
Polyvalente en distances, pas en allures
C’est le seul endroit où les tests se contredisent franchement : cinq la trouvent polyvalente, six la trouvent limitée, et deux ne tranchent pas.
À première lecture, on croirait à une contradiction. En regardant qui parle, elle se défait. Les six qui la trouvent limitée l’ont tous courue. À une exception près, ils décrivent la même chose : dès qu’ils accélèrent, la chaussure résiste. L’un a dû forcer pour la tenir à allure de 5 km, un autre se sent simplement trop haut au-dessus du sol dès qu’il pousse. Ils la jugent faite pour l’endurance, et pour rien d’autre. Le sixième parle d’une autre polyvalence : la 25 convenait aussi aux coureurs neutres qui voulaient seulement du confort, la 26 s’adresse désormais à ceux qui ont vraiment besoin d’un soutien à l’intérieur du pied.
Dans le camp d’en face, trois des cinq ne l’ont pas courue : deux boutiques et un labo. Et le mot n’y a pas le même sens. Quand ces tests la disent polyvalente, ils veulent dire qu’elle va du footing tranquille à la sortie longue, voire au marathon. C’est vrai, et personne ne le conteste. Mais c’est une polyvalence en distances, pas en allures.
Le labo apporte d’ailleurs la raison mécanique de la limite. L’avant-pied rend beaucoup d’énergie, mais le rocker est souple : sous une charge forte, il s’aplatit au lieu de garder sa forme, et la bascule devient moins franche à mesure qu’on accélère. D’où son verdict : un bon choix pour un marathon, un choix médiocre pour un 5 ou un 10 km.
Reste un testeur qui l’a vraiment emmenée vite, et qui la défend. Il l’a courue en sortie longue sous 4 min 20 au kilomètre et en fartlek sous 3 min 45, et il la trouve à l’aise. Son point de comparaison explique son verdict : il la juge face aux autres chaussures de stabilité, et il note lui-même qu’il n’existe aujourd’hui aucune chaussure de stabilité pensée pour le fractionné. Face à ses pareilles, elle est rapide. Face à une chaussure d’entraînement neutre et vive, elle ne l’est pas.
Pour vous, la conclusion est simple. Si vos séances rapides tiennent déjà dans une autre paire, ce désaccord ne vous concerne pas. Si vous voulez une seule chaussure de stabilité pour tout faire, y compris le seuil et le fractionné, c’est la seule réserve sérieuse qu’on lui oppose, et elle vient de ceux qui ont essayé.
Une stabilité qui guide au lieu de corriger
Sur la stabilité, les jauges sont pleines, et c’est justifié : personne ne la trouve instable. Mais en lisant ce que les testeurs appellent stable, on découvre qu’ils ne parlent pas tous de la même chose.
La Hurricane 26 ne corrige pas le pied, elle l’accompagne. Le système CenterPath de Saucony repose sur la géométrie plutôt que sur un élément dur : une base très large, des bords qui remontent à l’intérieur du talon et du médio-pied, un cadre plus ferme autour de la mousse tendre. Les tests le décrivent comme une stabilité qui reste en arrière-plan, qui ramène la foulée dans l’axe sans la forcer.
C’est là que les anciens de la Hurricane se partagent. Trois tests trouvent la 26 un peu moins verrouillée que la 25 : la mousse plus tendre a pris un peu de cette sensation d’appui planté qui rassurait. Deux autres disent exactement l’inverse, et jugent le contrôle bien plus présent que sur la version précédente, qu’ils trouvaient molle. La différence tient à ce que chacun attendait : ceux qui aimaient la 25 pour sa fermeté perdent un peu ; ceux qui lui reprochaient de s’écraser gagnent.
Deux profils sont écartés plus nettement. Si vous supinez, trois tests vous préviennent : tout le soutien est à l’intérieur, rien ne vous retient côté extérieur, et une chaussure neutre à gros amorti vous servira mieux. Et si votre pronation est forte, trois tests vous renvoient vers une chaussure plus correctrice : la Hurricane suffit à une pronation légère ou modérée, pas au-delà.
Un test mené en marche sur plus de 12 000 pas ajoute une nuance qu’on ne lit nulle part ailleurs : une pression sensible à l’intérieur du talon, qui le conduit à la déconseiller à qui n’a pas besoin de contrôle de la pronation. Elle est stable pour tout le monde, mais elle n’est pas neutre.

Si vous pronez un peu et que les chaussures de stabilité rigides vous fatiguent, c’est exactement ce que vous cherchez. Si vous achetiez la 25 pour son côté bloc, essayez la 26 avant de la commander.
Légère et souple, face à ses pareilles
Les mêmes mots reviennent dans presque tous les tests : légère et moelleuse. Aucun testeur ne la trouve lourde, et un seul trouve la mousse ferme. Les deux affirmations sont vraies, à condition de savoir à quoi on la compare.
La douceur d’abord. Face aux chaussures de stabilité classiques, elle est franchement tendre, et les tests le disent sans nuance. Mais les deux labos ne la mesurent pas de la même façon. L’un la trouve très souple à l’avant-pied, au point de manquer d’appui à la poussée ; l’autre relève au talon une dureté proche de la moyenne des chaussures d’entraînement, loin des mousses les plus molles. Les deux ne regardent pas la même zone, et c’est cohérent : l’avant-pied est tendre, le talon tient davantage. Deux tests trouvent même la 26 un peu plus ferme que la 25, là où la majorité la trouve plus douce.
Le poids ensuite. Légère, elle l’est pour ce qu’elle est : une chaussure de stabilité de 41 mm au talon. Mais plusieurs tests, même parmi ceux qui la trouvent légère, décrivent une chaussure volumineuse, large, qui prend de la place sous le pied et paraît parfois encombrante. La balance dit une chose, le volume en dit une autre.
Pour vous, cela veut dire que la Hurricane 26 est une chaussure de stabilité légère, pas une chaussure légère. Si vous venez d’une chaussure neutre et fine, elle vous paraîtra imposante. Si vous venez d’une Hurricane ou d’une chaussure de stabilité traditionnelle, elle vous paraîtra agile.
Plus large que la 25, effilée à la pointe
L’avant-pied a gagné de la place, et la majorité des tests qui tranchent la trouvent large. Ceux qui trouvaient la 25 un peu serrée sur les sorties longues le remarquent tout de suite : les orteils ont de quoi s’étaler quand le pied gonfle.
Mais trois tests signalent une pointe effilée : le volume est là, la forme se resserre vers le gros orteil, et un pied qui a besoin de place tout au bout peut s’y sentir à l’étroit. Un de ces tests va jusqu’à la trouver moins large que la 25, alors qu’un autre, à l’inverse, la juge moins effilée que la plupart des chaussures de stabilité et adaptée à un hallux valgus. Les testeurs ne regardent pas la même zone : les uns parlent du volume de l’avant-pied, les autres de la forme de la pointe.
Le reste du chaussant fait consensus. La pointure est fidèle pour tous ceux qui en parlent : prenez votre taille habituelle.
Si votre pied est large à l’avant-pied, la 26 vous conviendra mieux que la 25. S’il est large jusqu’au bout des orteils, essayez-la avant, ou orientez-vous vers la version large, que plusieurs tests recommandent aux pieds larges.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
La Hurricane 26 est faite pour vous si vous pronez légèrement ou modérément, et que vous voulez une chaussure de stabilité qui ne ressemble pas à un bloc. Pour l’endurance, les sorties longues, la préparation d’un marathon, et même le marathon lui-même si la stabilité compte plus que le chrono. Pour les journées où vous voulez courir sans penser à vos pieds. Et, d’après les tests qui l’ont portée en marche, pour les longues journées debout.
Elle n’est pas faite pour vous si vous supinez, si votre pronation demande une vraie correction, ou si vous cherchez une chaussure pour le seuil et le fractionné. Elle ne l’est pas non plus si vous aimiez la 25 pour sa fermeté : la 26 est plus tendre, et le verrouillage n’est plus tout à fait le même.
Un dernier point pour les coureurs qui transpirent beaucoup : la tige rembourrée respire bien pour une chaussure aussi épaisse, mais deux tests la trouvent trop peu aérée, dont un par temps chaud.
À 190 €, elle se place en haut de la gamme des chaussures de stabilité. Le prix est justifié par la mousse et la durabilité pour qui la court longtemps en endurance. Il l’est beaucoup moins si vous espériez une chaussure unique pour tout faire.
Le détail, dimension par dimension
Voir les 12 dimensions comptées, dont 1 qui font débat
- 100
Stabilité
18 positifs · 0 négatifs · sur 18 tests
- 100
Quantité d'amorti
18 positifs · 0 négatifs · sur 18 tests
- 100
Dynamisme / retour d'énergie
16 positifs · 0 négatifs · sur 17 tests
- 100
Confort général
16 positifs · 0 négatifs · sur 17 tests
- 45
Polyvalence d'allurespanel divisé
5 positifs · 6 négatifs · sur 13 tests
- 92
Maintien du talon
11 positifs · 1 négatifs · sur 12 tests
- 90
Protection des articulations
9 positifs · 1 négatifs · sur 10 tests
- 100
Durabilité de la semelle externe
10 positifs · 0 négatifs · sur 10 tests
- 100
Accroche sur route
10 positifs · 0 négatifs · sur 10 tests
- 86
Respirabilité
6 positifs · 1 négatifs · sur 9 tests
- 83
Aptitude à la marche
5 positifs · 1 négatifs · sur 6 tests
- 80
Rapport qualité-prix
4 positifs · 1 négatifs · sur 6 tests
D’autres modèles à comparer
Nous ne testons pas la chaussure. Nous avons lu 18 tests publiés et compté ce qu’ils en disent, dimension par dimension.
Notre méthode




