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Avis Nike Vomero 18 : le confort d’abord, la vitesse ensuite

  • 11 min de lecture
  • 60 tests analysés

Nous avons lu les 60 tests publiés sur la Nike Vomero 18 et compté ce que chacun en dit. Chaque note est la part des testeurs qui en disent du bien : 100, aucun ne critique ce point ; 20, presque tous le critiquent. Le Runstameter fait le même compte, tous critères confondus.

Comment nous comptons

L’essentiel, d’après 60 tests

Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.

Ce qui divise les testeurs

  • Dynamisme / retour d'énergie36 pour, 15 contre
  • Polyvalence d'allures25 pour, 24 contre
  • Respirabilité12 pour, 16 contre

Ce qui fait consensus

  • Confort général56 pour, 0 contre
  • Quantité d'amorti56 pour, 0 contre
  • Stabilité43 pour, 2 contre
  • Accroche sur route33 pour, 3 contre
  • Rapport qualité-prix36 pour, 1 contre

Le caractère de la chaussure

Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.

  • Fermeté de la mousse

    moelleuxferme

    36 testeurs sur 44 la placent côté moelleux

  • Distance à laquelle la chaussure convient

    courtes distanceslongues distances

    44 testeurs sur 45 la placent côté longues distances

  • Poids ressenti

    lourdléger

    32 testeurs sur 38 la placent côté lourd

  • Géométrie du déroulé

    platrocker prononcé

    36 testeurs sur 39 la placent côté rocker prononcé

  • Largeur à l'avant-pied

    étroitlarge

    16 testeurs sur 31 la placent côté largeavis partagés

  • Foulée à laquelle la chaussure convient

    talonavant-pied

    16 testeurs sur 16 la placent côté talon

  • Largeur au médio-pied

    étroitlarge

    le panel est coupé en deux, 4 contre 4avis partagés

La Vomero 18 est la chaussure d’entraînement à amorti maximal de Nike, celle des footings et des sorties longues. Nike l’a refondue de fond en comble : une semelle nettement plus haute, deux mousses superposées (la ZoomX, souple et vive, posée sur la ReactX, plus dense), une semelle plus arrondie sous l’avant-pied, et un prix en baisse par rapport à la 17. Le prix de tout ce volume se lit sur la balance : la fiche annonce 292 g en 42, et elle n’a rien d’une chaussure légère.

Sur le confort et l’amorti, les tests ne lui trouvent rien à reprocher. Ils se séparent sur ce qu’elle vaut quand on accélère, et sur son chaussant. Est-elle vive ? Oui pour une chaussure aussi haute, non dès qu’on la compare à une paire faite pour aller vite. A-t-elle de la place devant ? Oui pour une Nike, moins pour un pied large, parce que la pointe s’effile. Et sa tige garde la chaleur.

Vous attaquez du talon, vous cherchez une paire pour accumuler les kilomètres à allure tranquille, et vos séances rapides ont déjà leur chaussure ? Elle est faite pour vous. Vous en voulez une seule pour tout faire, fractionné compris, ou vous avez le pied large et carré ? Regardez ailleurs, ou essayez-la avant.

Plus haute, plus lourde, moins chère : ce que change la 18

La 17 était une chaussure d’entraînement quotidien bien amortie. La 18 change de catégorie : elle rejoint les chaussures à amorti maximal. Trois changements portent cette refonte. La ReactX remplace la Cushlon, la mousse plus basique de la 17, sous la couche de ZoomX. Le rocker, la courbure de la semelle qui fait basculer le pied vers l’avant, est plus prononcé. Et la gomme ne couvre plus toute la semelle.

Profil de la Nike Vomero 18, semelle très haute en ZoomX et ReactX, drop de 10 mm

Le poids a suivi. Elle pèse nettement plus que la 17. La fiche annonce 292 g en 42. Les tests qui la pèsent en US 9, l’équivalent d’un 42,5, relèvent de 294 à 298 g : l’écart est faible.

Au pied, la cause semble entendue : trente-deux testeurs la trouvent lourde, six légère. Beaucoup nuancent pourtant : une quinzaine de tests écrivent, sous une forme ou une autre, qu’elle paraît plus légère en course que son poids ne le laisse croire. Le rocker et la ZoomX font oublier les grammes tant que l’allure reste tranquille. Ils reviennent dès qu’on relance.

Le prix a fait le chemin inverse : la 18 est moins chère que la 17 à sa sortie, et elle est au catalogue à 150 €.

Vous avez aimé la 17 pour sa polyvalence ? La 18 en garde moins, et la suite de cet avis dit où. Vous la trouviez trop ferme ou trop peu amortie ? Un test conseille justement la 18 à ceux-là.

Vive pour une chaussure aussi haute, plate face à une paire légère

Ici, les tests se contredisent : trente-six testeurs la trouvent dynamique, quinze la trouvent plate. Et les deux côtés ont raison, parce qu’ils ne la mesurent pas à la même aune.

Lisez ceux qui la trouvent vive : une douzaine d’entre eux précisent « pour sa taille », « malgré son poids », « pour une chaussure aussi amortie ». Leur point de comparaison, c’est une Hoka Bondi, une Clifton, une Asics Nimbus, une Brooks Glycerin, l’Invincible de Nike. Face à ces chaussures, la Vomero 18 rend un peu d’énergie là où les autres l’absorbent, et un testeur la trouve même plus à l’aise à des allures plus rapides que 5 min au kilomètre qu’en footing.

Lisez ceux qui la trouvent plate : douze sur quinze parlent du moment où l’on accélère. Une relance, une séance au tempo (une allure soutenue tenue une vingtaine de minutes), une allure 10 km. Un testeur ne s’y sent à l’aise que plus lentement que 6 min au kilomètre ; un autre explique qu’elle l’a presque empêché d’aller plus vite que son allure de footing. Un laboratoire de test, qui mesure les chaussures en machine, confirme : le talon comme l’avant-pied rendent peu de l’énergie reçue. Eux la mesurent à des chaussures plus légères, une Zoom Fly, une paire à plaque carbone.

La 17 ne tranche pas la question. Face à elle, trois tests trouvent la 18 moins vive, trois autres plus réactive. Un test explique le premier constat par la mousse : la ReactX, moins nerveuse que la ZoomX, occupe selon lui une plus grande part de la semelle que sur la 17.

Votre référence est une chaussure très amortie et vous voulez un peu plus de ressort ? Vous le trouverez. Vous venez d’une chaussure d’entraînement légère et vous aimez relancer en fin de footing ? Attendez-vous à sentir la chaussure traîner.

Du footing au seuil, pas au fractionné

Sur la polyvalence, les tests se coupent presque à parts égales : vingt-cinq la jugent polyvalente, vingt-quatre non. À première lecture, le désaccord est total. À la seconde, ils s’accordent sur l’essentiel.

Le fractionné, ces répétitions courtes et rapides, fait presque l’unanimité contre elle. Ceux qui lui refusent la polyvalence l’écartent des séances rapides, et même parmi ceux qui la disent polyvalente, huit précisent qu’elle n’est pas faite pour la vitesse. Un seul test raconte des intervalles rapides courus sans peine. L’un d’eux le dit sans détour : quand vous voulez aller très vite, en répétitions plus rapides que 4 min au kilomètre, ce n’est pas son terrain.

Ce qui les sépare se trouve entre le footing et le fractionné. Le tempo, et le seuil, l’allure qu’on peut tenir environ une heure. Ceux qui la disent polyvalente y ont couru : des blocs au seuil dans une sortie longue, des passages à allure marathon, un footing actif. Un testeur y court aisément autour de 4 min au kilomètre. Ceux qui refusent le mot y ont échoué : ils veulent une autre paire pour le tempo, la trouvent lourde dès que l’allure monte, et la réservent aux footings et à la récupération.

Les allures citées montrent que cette frontière varie d’un testeur à l’autre. Un test la conseille entre 7 min et 4 min au kilomètre, un autre la juge pensée pour des footings plus lents que 5 min 15. Elle dépend de vous : plus votre allure de footing est rapide, plus tôt vous sentirez ses limites.

Votre semaine se compose de footings, d’une sortie longue et d’une séance rapide ? Gardez une paire plus légère pour la séance, et la Vomero 18 couvrira le reste, blocs au seuil compris.

Tendre au talon, ferme sous l’avant-pied : faite pour attaquer du talon

L’amorti d’abord, que personne ne prend en défaut, et le confort avec lui. La protection des articulations ne prend qu’une réserve, et la chaussure est d’abord faite pour les longues distances.

Plus surprenant pour une semelle aussi haute, elle est stable. La base large et la ReactX, plus dense que la ZoomX, l’empêchent de vaciller, et les réserves sont rares. Le talon tient bien le pied, à une nuance près : quelques testeurs sentent le talon se soulever au début, ce qu’un laçage avec les œillets supplémentaires du haut règle.

Vue arrière de la Nike Vomero 18, talon large et col rembourré

La mousse, elle, est jugée moelleuse par une large majorité : trente-six testeurs la trouvent moelleuse, huit ferme. Ceux qui la trouvent ferme la comparent à des chaussures plus tendres qu’elle : l’Invincible de Nike, une Clifton, une Nimbus. Face à elles, elle paraît plus tenue, « moins canapé, plus chaussure d’entraînement », selon un test. Un testeur dont les deux sorties se sont faites sous zéro relève aussi que le froid durcit la mousse.

Un laboratoire précise où se trouve la tendresse : au talon. L’avant-pied est très ferme, et plus dur à plier que celui de la plupart des chaussures à amorti maximal. Les testeurs en tirent la même conclusion : les seize qui se prononcent sur la foulée la destinent à une attaque talon. Un test de laboratoire mesure un drop, l’écart de hauteur entre le talon et l’avant-pied, de 13,9 mm, là où la fiche annonce 10 mm.

Vous posez le talon en premier ? Vous vivrez la partie tendre de la chaussure à chaque foulée. Vous courez sur l’avant du pied ? Vous serez sur sa partie la plus ferme, avec une hauteur de talon dont vous ne profiterez pas.

Spacieuse pour une Nike, effilée au bout, chaude l’été

Sur la largeur de l’avant-pied, les tests se partagent presque à égalité : seize testeurs le trouvent large, quinze étroit. Deux raisons, qui se cumulent.

La première est le point de comparaison. Neuf des seize qui la trouvent large la comparent aux autres Nike, réputées étroites : « quelque chose que je dis rarement d’une Nike », écrit l’un d’eux. La seconde est la zone regardée. Sept des quinze qui la trouvent étroite visent la pointe, qui s’effile. Un laboratoire mesure la boîte à orteils, l’espace où les orteils s’étalent, à 69,6 mm, nettement plus étroite que la moyenne des chaussures qu’il mesure. Ample au niveau de la plante, serrée au bout : un pied large et pointu y sera à l’aise, un pied large et carré y sentira ses orteils.

La longueur ne pose pas de problème. Vingt et un tests la chaussent à leur pointure habituelle, deux conseillent de prendre plus grand.

La tige, enfin, garde la chaleur. Sur la respirabilité, douze testeurs la jugent bonne, seize insuffisante. Ce qui les sépare, c’est surtout la saison : dix des seize critiques citent l’été, la chaleur ou un climat chaud. Parmi ceux qui la défendent, un testeur l’a courue en hiver et sur tapis. La languette concentre les reproches : six critiques la désignent. Un test la mesure à 13,4 mm d’épaisseur, quand un laboratoire juge que 6 à 7 mm suffiraient.

Pied large et carré : essayez-la avant d’acheter, ou cherchez la version large, que Nike propose. Vous courez surtout l’été, ou sous un climat chaud ? Gardez-la pour les saisons fraîches.

Une semelle qui marque tôt, puis tient

Retournez la chaussure : des patins de gomme au talon et sur les bords, de la mousse à nu au centre.

Semelle de la Nike Vomero 18 vue de dessous, patins de gomme gaufrée et mousse apparente au centre

La durabilité est jugée bonne par la majorité, et les six tests qui s’en inquiètent l’ont regardée tôt. Quand ils donnent un kilométrage, il va de 70 à 150 km. Ils décrivent des crampons émoussés au bord extérieur du talon, là où un coureur qui attaque du talon pose le pied, et un morceau de gomme arraché sur une paire. Les tests qui l’ont courue le plus longtemps, jusqu’à 480 km, ne relèvent qu’une usure légère sur les zones de contact. Un test résume ce qui se passe : une usure de départ, qui se stabilise ensuite.

Sur route, l’accroche est saluée, avec une réserve qui revient : le sol lisse et mouillé. Bandes blanches, pavés, plaques métalliques demandent de l’attention, et un testeur la voit glisser sur route mouillée les premières sorties, puis mieux tenir une fois la gomme rodée. Hors de la route, elle se défend sur les chemins roulants, mais la mousse à nu la rend moins sûre sur le gravier : un test la réserve aux transitions entre deux portions de bitume.

En attaquant du talon, attendez-vous à voir le bord extérieur du talon s’user en premier, sans que la chaussure en soit fichue pour autant. Et sous la pluie en ville, méfiez-vous des surfaces lisses.

Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas

Elle est pour vous si vous accumulez les kilomètres à allure tranquille, si vous préparez un semi ou un marathon et cherchez une paire pour les sorties longues, avec quelques blocs au seuil. Elle convient particulièrement aux coureurs qui attaquent du talon, et aux gabarits lourds, qui risquent d’écraser complètement les mousses plus tendres. Elle sert aussi très bien à la marche et aux longues journées debout.

Elle n’est pas pour vous si vous voulez une seule paire pour le footing et le fractionné, si vous courez sur l’avant du pied, ou si vous avez le pied large et carré. Ni si vous cherchez une chaussure légère.

Vous aimez son amorti mais voulez plus de rebond ? Nike propose au-dessus la Vomero Plus, tout en ZoomX, plus légère (272 g en 42) et plus chère (180 €), qu’un test juge plus douce et plus vive.

Le prix est l’autre raison de la choisir : il est salué presque à l’unanimité, et la seule réserve vient d’un laboratoire qui lui préfère, pour la plupart des coureurs, la Winflo 12 de Nike, moins chère et plus vive, mais moins protectrice. À 150 €, elle coûte moins que la plupart des chaussures à amorti maximal que les tests lui opposent. Elle vaut ce prix pourvu que vous lui demandiez ce qu’elle sait faire : vous épargner les jambes, kilomètre après kilomètre.

Le détail, dimension par dimension

Voir les 13 dimensions comptées, dont 3 qui font débat
  • 71

    Dynamisme / retour d'énergieavis partagés

    36 pour · 15 contre · 8 sans avis tranché

  • 100

    Confort général

    56 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché

  • 100

    Quantité d'amorti

    56 pour · 0 contre

  • 51

    Polyvalence d'alluresavis partagés

    25 pour · 24 contre · 1 sans avis tranché

  • 96

    Stabilité

    43 pour · 2 contre · 4 sans avis tranché

  • 92

    Accroche sur route

    33 pour · 3 contre · 2 sans avis tranché

  • 97

    Rapport qualité-prix

    36 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché

  • 43

    Respirabilitéavis partagés

    12 pour · 16 contre · 4 sans avis tranché

  • 76

    Durabilité de la semelle externe

    19 pour · 6 contre · 5 sans avis tranché

  • 96

    Protection des articulations

    27 pour · 1 contre

  • 91

    Maintien du talon

    21 pour · 2 contre · 3 sans avis tranché

  • 87

    Accroche hors route

    13 pour · 2 contre

  • 100

    Aptitude à la marche

    9 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché

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