L’essentiel, d’après 63 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Rapport qualité-prix11 pour, 7 contre
- Accroche hors route6 pour, 10 contre
Ce qui fait consensus
- Confort général61 pour, 1 contre
- Dynamisme / retour d'énergie59 pour, 0 contre
- Polyvalence d'allures47 pour, 3 contre
- Quantité d'amorti53 pour, 0 contre
- Stabilité40 pour, 6 contre
Le caractère de la chaussure
Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.
Fermeté de la mousse
moelleuxferme41 testeurs sur 52 la placent côté moelleux
Poids ressenti
lourdléger55 testeurs sur 55 la placent côté léger
Distance à laquelle la chaussure convient
courtes distanceslongues distances50 testeurs sur 50 la placent côté longues distances
Largeur à l'avant-pied
étroitlarge20 testeurs sur 34 la placent côté largeavis partagés
Géométrie du déroulé
platrocker prononcé26 testeurs sur 32 la placent côté rocker prononcé
Fidélité de la pointure
taille petittaille grand6 testeurs sur 9 la placent côté taille grandavis partagés
Largeur au médio-pied
étroitlarge8 testeurs sur 12 la placent côté étroitavis partagés
Foulée à laquelle la chaussure convient
talonavant-pied6 testeurs sur 8 la placent côté talonavis partagés
La 1080 reste la chaussure de confort de New Balance : beaucoup de mousse, un drop (l’écart de hauteur entre talon et avant-pied) de 6 mm, 40 mm au talon et 34 à l’avant, une paire faite pour les kilomètres tranquilles et les sorties longues. Ce qui change sur la v15 est dessous. La Fresh Foam X disparaît au profit d’une mousse supercritique, l’Infinion, expansée au gaz pour gagner en légèreté et en rebond, et la chaussure perd au passage une trentaine de grammes.
Le résultat se sent dès la première sortie. La 1080 ne s’enfonce plus, elle rebondit. Elle reste douce, mais elle a pris une vivacité que les versions précédentes n’avaient pas, et elle accepte désormais d’accélérer un peu.
Les testeurs se séparent surtout sur deux points. L’avant-pied s’est resserré, assez pour gêner un pied large. Et la semelle, qui laisse la mousse à nu au milieu, cantonne la chaussure à la route et aux chemins roulants. La mousse, elle, fait l’accord : moelleuse pour la grande majorité, elle paraît plus ferme surtout à qui sort d’une v14.
Si vous cherchez une chaussure très amortie pour vos footings et vos sorties longues, qui ne vous endort pas les jambes, elle est faite pour vous. Si vous avez le pied large, essayez-la avant, ou prenez directement la version large.
Ce que la mousse Infinion change, et pour qui ça change tout
La 1080 a longtemps eu la réputation d’une chaussure qui encaisse tout et ne rend rien. La v15 rompt avec ça. Sur le dynamisme, aucune voix ne s’élève contre. Ce que décrivent les tests qui ont couru la v14 tient en une image : la sensation de s’enfoncer dans la mousse a disparu, remplacée par un rebond qu’on n’attendait pas d’une 1080.
Le poids suit. La fiche annonce 244 g. Les tests qui mettent les deux versions côte à côte relèvent entre 15 et 40 grammes de moins que la v14, alors que la hauteur de semelle n’a pas baissé. Aucun test ne la trouve lourde, ce qui reste remarquable pour une chaussure qui porte autant de mousse.

Ce changement ne fait pas de la 1080 une autre chaussure. Elle reste une paire de confort, mais qui ne vous pénalise plus le jour où vous allongez la foulée. Un testeur l’a emmenée sur un parkrun, une course chronométrée gratuite organisée chaque semaine, et y a signé son meilleur temps depuis deux ans. Un autre testeur a été surpris par sa réponse sur des sorties au tempo, à allure soutenue.
Si vous avez aimé la v14 pour sa douceur, vous la retrouverez, avec plus de vie dedans. Si vous l’aviez trouvée molle et lente, c’est précisément ce que la v15 corrige.
Amorti, protection, maintien : l’unanimité
L’amorti d’abord, que personne ne prend en défaut, et la protection des articulations avec lui. C’est la promesse de la 1080 depuis toujours, et l’Infinion la tient sans rien céder : la mousse est plus vive, elle n’est pas plus mince.
Le confort suit, à une réserve près, qui vise un talon sensible plus que la chaussure elle-même. Le talon, justement, tient le pied sans qu’aucun test ne signale de glissement. La tige en maille, plus souple, y contribue : un test la décrit comme une nette montée en gamme par rapport à la v14.

La distance ne fait pas débat non plus. C’est une chaussure de sortie longue avant tout, et personne ne la cantonne aux distances courtes. Sur route, enfin, l’accroche ne prend que deux critiques, toutes deux sur sol mouillé et glissant.
Si vous cherchez une chaussure qui vous épargne les jambes sur la durée, vous n’aurez pas à vous demander si celle-ci en fait assez.
Plus ferme que la v14, moelleuse dans l’absolu
Sur la fermeté, la majorité est nette : quarante et un testeurs la trouvent moelleuse, onze la trouvent ferme. Mais ces onze-là ne se trompent pas de chaussure. Ils ne la comparent pas à la même chose.
Six des onze se réfèrent explicitement à la v14. Face à elle, la v15 paraît plus dense, et deux tests trouvent la même image : le pied repose sur la mousse au lieu de s’y enfoncer. Le camp « moelleux », lui, juge dans l’absolu, ou face aux autres chaussures d’entraînement, et dans ce cadre la 1080 reste l’une des plus douces qui soient.
Le plus curieux, c’est qu’un laboratoire mesure la mousse de la v15 29 % plus tendre que celle de la v14. La contradiction se défait quand on lit ce que décrivent les tests du camp « ferme » : un appui plus tenu, une mousse qui renvoie au lieu d’absorber. Ce qu’ils perçoivent comme de la fermeté, c’est le rebond de l’Infinion. Trois tests précisent d’ailleurs que cette impression se sent surtout à l’arrêt ou à allure lente.
Vous sortez d’une v14 et vous aimiez vous enfoncer dedans ? Attendez-vous à une chaussure plus tenue sous le pied, et essayez-la avant de commander. En venant de n’importe quelle autre chaussure d’entraînement, vous la trouverez douce.
Vive au footing et au tempo, pas faite pour les séances
Sur la polyvalence, les tests la défendent largement, et les voix contre sont rares. Elles ont pourtant un point commun : les trois parlent des séances rapides.
Ce qui sépare ses défenseurs de ses détracteurs, c’est l’allure. Ceux qui la jugent polyvalente pensent aux distances et aux usages : footing, sortie longue, récupération, quelques accélérations en fin de séance. Elle fait tout cela sans broncher, et un testeur y a même couru un fartlek, une sortie ponctuée d’accélérations libres. Ceux qui refusent le mot pensent au fractionné (des intervalles rapides), au seuil (une allure soutenue qu’on tient environ une heure), à l’allure de course. Là, la mousse redevient ce qu’elle est : épaisse et tendre. Elle encaisse l’appui au lieu de le renvoyer, et le pied s’y enfonce à la poussée au lieu de rebondir.
Même les tests qui restent neutres placent la frontière au même endroit. L’un d’eux l’écarte pour les répétitions de 400 mètres et l’allure course, tout en la jugeant plus polyvalente qu’une pure chaussure de récupération.
Vos séances rapides ont déjà leur paire ? La 1080 v15 couvrira tout le reste, y compris un tempo de temps en temps. Vous n’en voulez qu’une pour tout faire, fractionné compris ? Elle vous freinera au moment où vous voudrez aller vite.
Large sous la plante, effilée au bout
Sur l’avant-pied, les tests se partagent vraiment : vingt testeurs le trouvent large, quatorze étroit. Ce désaccord a deux explications, et elles se cumulent.
La première est la chaussure de comparaison. La plupart des tests qui le trouvent étroit le comparent aux versions précédentes, réputées accueillantes, et constatent qu’il s’est resserré. Un laboratoire le confirme : l’avant-pied est plus compact que sur les anciennes 1080 et que sur la plupart des concurrentes.
La seconde est la zone regardée. Deux tests décrivent une chaussure ample au niveau des métatarses, la partie large du pied juste avant les orteils, mais dont la pointe s’effile. Un pied large et carré y sentira les orteils, un pied large et pointu y sera à l’aise.
Au médio-pied, le milieu du pied, la tendance est plus marquée : huit testeurs le trouvent étroit, quatre large. Un test conseille aux coureurs qui ont le cou-de-pied haut de monter d’une demi-pointure ou de passer à la version large.
La longueur, enfin. Seize tests la chaussent à leur pointure habituelle. Ceux qui conseillent une demi-pointure de moins la trouvent longue. Ceux qui conseillent une demi-pointure de plus parlent en réalité de largeur : deux le disent explicitement, le troisième vise les habitués de marques réputées larges.
Pied fin ou moyen : prenez votre pointure habituelle. Pied large : n’augmentez pas la pointure pour gagner de la place : la chaussure existe en version large, et c’est elle qu’il faut essayer.
Stable pour une foulée neutre, pas au-delà
La stabilité est saluée par la grande majorité des tests, ce qui n’allait pas de soi pour une chaussure aussi haute et aussi tendre.
Les six réserves décrivent surtout les situations où elle le devient. Sur un trottoir en dévers, un test sent un côté de la mousse s’écraser avant l’autre ; dans les virages, un autre note un léger mouvement latéral. Un laboratoire va plus loin : il la trouve flottante même à allure facile, et la déconseille à quiconque a besoin de soutien.
Le point de comparaison joue ici aussi. Un test regrette la stabilité que New Balance avait ajoutée à la v14 et qui a disparu, quand d’autres trouvent au contraire la v15 plus stable que la précédente.
Foulée neutre et routes plates : la question ne se posera pas. Vous pronez (votre pied s’affaisse vers l’intérieur à chaque appui), ou vos parcours alternent dévers et virages serrés ? Regardez du côté d’une chaussure de stabilité.
La mousse à nu sous la voûte : route et chemins roulants seulement
Retournez la chaussure : de la gomme au talon et à l’avant, et une large bande de mousse blanche, nue, au milieu.

C’est elle qui explique les réserves sur l’usure. La durabilité est jugée bonne par la majorité, mais les six tests qui s’en inquiètent regardent tous la même zone : la mousse sans gomme. Ceux qui la défendent regardent les patins, et ils tiennent. Un test ne relève qu’une usure minime après 100 kilomètres.
Hors de la route, la même semelle partage les tests : six trouvent l’accroche correcte, dix la jugent insuffisante. Ils ne courent pas sur le même sol. Ceux qui la défendent parlent de chemins forestiers, de gravier léger, de pavés mouillés. Ceux qui la critiquent parlent de terrain technique, de sol meuble, de racines, et trois d’entre eux désignent la mousse à nu comme la raison de leur prudence.
La tige, enfin, garde la chaleur. Sur les cinq réserves émises sur la respirabilité, quatre visent la chaleur ou une tige qui sèche lentement une fois mouillée.
Bitume et chemins de parc bien tassés : rien de tout cela ne vous concernera. Vos sorties passent par des sentiers caillouteux, ou vous courez souvent par forte chaleur ? Gardez-la pour la route, et pour les jours tempérés.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
Elle est pour vous si vous accumulez les kilomètres à allure facile ou modérée, si vous préparez un semi ou un marathon et cherchez une paire pour les sorties longues, ou si vous voulez une chaussure de récupération qui ne vous endort pas les jambes. Elle convient aux foulées neutres, et la plupart des tests qui se prononcent la destinent à l’attaque talon, que le biseau arrière, ce talon arrondi qui adoucit la réception, accompagne bien. Elle sert aussi très bien à la marche et aux journées debout, où une seule voix émet une réserve.
Elle n’est pas pour vous si vous voulez une seule paire pour le footing et le fractionné. Ni si vous avez besoin d’un soutien de la voûte, ni si vos parcours sortent souvent de la route.
Le prix, lui, partage les tests : onze la jugent au bon prix, sept trop chère. Ceux qui la jugent chère pensent aux chaussures d’entraînement qui font presque aussi bien pour moins, et trois d’entre eux relèvent la hausse par rapport à la v14. Ceux qui la défendent la comparent aux autres chaussures très amorties du même rang, et y trouvent une mousse neuve et des grammes en moins pour un prix dans la norme. À 180 €, le calcul dépend de ce que vous lui demandez : pour vos kilomètres de fond, elle vaut son prix ; pour une paire qui doit aussi aller vite, vous payez une polyvalence qu’elle n’a qu’à moitié.
Le détail, dimension par dimension
Voir les 13 dimensions comptées, dont 2 qui font débat
- 98
Confort général
61 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché
- 100
Dynamisme / retour d'énergie
59 pour · 0 contre · 3 sans avis tranché
- 94
Polyvalence d'allures
47 pour · 3 contre · 7 sans avis tranché
- 100
Quantité d'amorti
53 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 87
Stabilité
40 pour · 6 contre · 3 sans avis tranché
- 94
Accroche sur route
29 pour · 2 contre · 4 sans avis tranché
- 100
Protection des articulations
33 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 85
Respirabilité
28 pour · 5 contre · 1 sans avis tranché
- 82
Durabilité de la semelle externe
28 pour · 6 contre
- 100
Maintien du talon
23 pour · 0 contre · 3 sans avis tranché
- 61
Rapport qualité-prixavis partagés
11 pour · 7 contre · 1 sans avis tranché
- 38
Accroche hors routeavis partagés
6 pour · 10 contre
- 94
Aptitude à la marche
15 pour · 1 contre
D’autres modèles à comparer
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