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Avis Mizuno Neo Vista 2 : moelleuse, mais à quel prix

  • 9 min de lecture
  • 44 tests analysés

Nous avons lu les 44 tests publiés sur la Mizuno Neo Vista 2 et compté ce que chacun en dit. Chaque note est la part des testeurs qui en disent du bien : 100, aucun ne critique ce point ; 20, presque tous le critiquent. Le Runstameter fait le même compte, tous critères confondus.

Comment nous comptons

L’essentiel, d’après 44 tests

Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.

Ce qui divise les testeurs

  • Stabilité23 pour, 11 contre
  • Rapport qualité-prix10 pour, 5 contre
  • Accroche hors route5 pour, 5 contre

Ce qui fait consensus

  • Dynamisme / retour d'énergie36 pour, 4 contre
  • Confort général38 pour, 1 contre
  • Quantité d'amorti29 pour, 0 contre
  • Accroche sur route22 pour, 2 contre
  • Durabilité de la semelle externe19 pour, 2 contre

Le caractère de la chaussure

Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.

  • Fermeté de la mousse

    moelleuxferme

    34 testeurs sur 35 la placent côté moelleux

  • Distance à laquelle la chaussure convient

    courtes distanceslongues distances

    33 testeurs sur 33 la placent côté longues distances

  • Largeur à l'avant-pied

    étroitlarge

    25 testeurs sur 27 la placent côté large

  • Géométrie du déroulé

    platrocker prononcé

    25 testeurs sur 25 la placent côté rocker prononcé

  • Poids ressenti

    lourdléger

    17 testeurs sur 21 la placent côté léger

  • Fidélité de la pointure

    taille petittaille grand

    17 testeurs sur 17 la placent côté taille grand

  • Foulée à laquelle la chaussure convient

    talonavant-pied

    le panel est coupé en deux, 4 contre 4avis partagés

  • Largeur au médio-pied

    étroitlarge

    4 testeurs sur 7 la placent côté largeavis partagés

La Neo Vista 2 est une chaussure d’entraînement à plaque, de celles qu’on appelle des super-trainers, ces chaussures d’entraînement qui reprennent la mousse épaisse et la plaque des modèles de compétition : une semelle immense, 44,5 mm au talon et 36,5 à l’avant, une mousse très tendre et une plaque prise entre deux couches pour tenir l’ensemble. Elle est faite pour avaler des kilomètres à allure régulière, et les jambes la remercient le lendemain.

La deuxième génération corrige ce qu’on reprochait à la première. La plateforme est plus large, un pont de mousse vient combler le canal qui creuse la semelle, et la tige est plus structurée au talon. Elle y gagne en stabilité. Elle y perd, selon certains, un peu de la vivacité qui faisait le charme de la v1.

Les testeurs se séparent surtout sur sa stabilité, impeccable en ligne droite, discutée dans les virages. Deux autres traits font davantage l’accord : son rebond, bien réel au footing, s’éteint quand on accélère vraiment, et son chaussant, ample et long, demande de bien choisir sa pointure.

Si vous cherchez une chaussure très protectrice et ludique pour vos sorties longues et vos footings, et que vos séances rapides ont déjà leur paire, elle est faite pour vous. Si vous voulez une seule chaussure pour tout faire, ou si vous avez besoin de soutien, regardez ailleurs.

Ce que la deuxième génération change, et pour qui ça change tout

La première Neo Vista avait un défaut connu : très haute, très tendre, elle avait tendance à s’affaisser d’un côté sur les routes bombées. Mizuno a élargi la plateforme et ajouté un petit pont de mousse au milieu du canal central, qui rend la base plus continue sous le pied. Plusieurs tests qui ont couru les deux versions la trouvent nettement plus stable que la première.

Semelle de la Mizuno Neo Vista 2 vue de dessous, canal central et pont de mousse

La mousse, elle, est plus épaisse qu’avant et au moins aussi tendre. Les tests qui comparent les deux versions la décrivent aussi douce, voire plus. La fiche annonce 265 g, et deux tests relèvent quelques grammes de plus que sur la v1. Sur le pied, ça ne se sent guère : dix-sept testeurs la trouvent légère, quatre lourde. Et parmi ces quatre, l’un juge le poids parfaitement justifié pour près de 45 mm de mousse sous le talon.

Tout n’est pas gagné. Un test, qui avait aimé la première pour ses sorties longues à allure soutenue, trouve la v2 moins vive à la poussée : le rocker de l’avant-pied, cette courbure de la semelle qui fait basculer le pied vers l’avant, lui paraît moins marqué, et la chaussure moins polyvalente qu’avant.

Profil de la Mizuno Neo Vista 2, semelle de 44,5 mm au talon et drop de 8 mm

Si la première vous avait paru trop instable, la v2 corrige précisément ce défaut. Si vous l’aimiez pour ses accélérations en fin de sortie longue, essayez la seconde avant de la racheter les yeux fermés.

Amorti, protection, distance : l’unanimité

L’amorti d’abord, que personne ne prend en défaut, et la protection des articulations avec lui. C’est la raison d’être de la Neo Vista, et la v2 la pousse encore plus loin. Le confort suit, à une réserve près. La mousse, enfin, est d’une tendreté que presque personne ne discute : un seul testeur la trouve ferme. Un test parle de courir sur des coussins d’air, et c’est l’image qui résume le mieux ce qu’elle fait aux jambes après une longue sortie.

La distance ne fait pas débat : c’est une chaussure de sortie longue, et aucun test ne la destine aux courtes distances. Le déroulé non plus. La semelle bascule d’elle-même du talon vers l’avant, et personne ne la trouve plate.

La semelle tient ses promesses. L’accroche sur route ne prend que deux réserves, et la durabilité autant. Un test ne relève aucune usure visible après 100 kilomètres, un autre une usure très modérée après 400.

Si vous cherchez une chaussure qui vous épargne les jambes sur la durée, celle-ci en fait plus qu’assez.

Stable en ligne droite, flottante dans les virages

Sur la stabilité, les tests se partagent : vingt-trois la jugent stable, onze s’en méfient. Ce désaccord a trois explications, et aucune n’est une contradiction.

La première est la situation. Les tests qui s’en méfient ne disent pas qu’elle vacille à chaque foulée. Quatre d’entre eux décrivent précisément le moment où elle flotte : les virages serrés, les changements de direction, le talon qui part sur le côté en tournant. En ligne droite, la base large fait son travail, et même un test du camp « stable » reconnaît qu’elle manque d’assurance en courbe.

La deuxième est le point de comparaison. Plusieurs tests du camp « stable » la comparent à la première Neo Vista, et face à elle, la v2 est un progrès net. Le camp « instable » la compare aux autres super-trainers, ou la juge pour un coureur qui a besoin de soutien. Parmi eux, quatre la déconseillent explicitement à qui prone, c’est-à-dire dont le pied s’affaisse vers l’intérieur à l’appui, ou cherche une chaussure de soutien.

La troisième est le type de source. Aucune boutique ne la trouve instable, six la jugent stable. Les tests qui la critiquent sont ceux qui l’ont poussée dans des virages et sur des dévers.

Ce qui tient la chaussure debout, c’est sa construction plus que sa mousse. Un laboratoire relève que la plaque n’est pas là pour propulser, mais pour tenir ensemble deux couches de mousse très tendres. Un autre test explique que la base s’élargit sous l’impact, ce qui ajoute de l’assise au moment où le pied se pose. C’est efficace tant que l’appui arrive droit. Dès que le pied arrive de biais, la hauteur reprend le dessus.

Foulée neutre, parcours surtout en ligne droite, sur route ou sur piste cyclable ? Vous ne sentirez rien. Vos parcours enchaînent les virages serrés, ou vous avez besoin d’un soutien de la voûte ? La hauteur et la tendreté de la mousse vous rattraperont.

Rebondissante au footing, éteinte quand on accélère

Le dynamisme est largement salué : à allure facile, la Neo Vista 2 rebondit, et c’est ce qui la rend si agréable sur les sorties longues. La polyvalence, en revanche, prend six voix contre.

Ces six-là parlent de la même chose : ce qui se passe quand on accélère. La mousse s’enfonce sous l’avant-pied au lieu de renvoyer, la plaque ne se fait plus sentir, et la chaussure paraît soudain trop grande pour l’allure. Un test place la limite dès qu’on court plus vite qu’une allure modérée, un laboratoire aux allures de course sur 5 et 10 km.

Le type de source dit le reste. Les deux laboratoires qui la mesurent se rangent dans le camp critique sur le dynamisme : ils relèvent un retour d’énergie faible, surtout à l’avant-pied. Les coureurs, eux, décrivent un rebond franc. Un test qui a tenté de pousser l’allure décrit la sensation de courir sur un gros matelas de mousse, l’avant-pied qui s’enfonce sous la charge, la plaque qu’on ne sent plus. Les deux constats ne se contredisent pas. La mousse rebondit assez pour rendre le footing ludique, pas assez pour relancer une allure rapide.

Même ses défenseurs placent la frontière au même endroit. Plusieurs tests la jugent capable d’un tempo, une allure soutenue tenue sur la durée, ou de quelques changements de rythme sur une sortie longue, et l’écartent du fractionné court, ces intervalles rapides et brefs.

Pour vos footings, vos sorties longues et un tempo de temps en temps, elle fera tout cela avec plaisir. Pour vos séances de vitesse, ne comptez pas sur sa plaque : elle stabilise la semelle, elle ne vous propulse guère.

Elle taille grand, et le talon le paie

Sur la pointure, aucun test ne la trouve petite, et dix-sept la trouvent grande. C’est un renversement : la première Neo Vista taillait plutôt petit. La tige en maille est plus ample, l’avant-pied plus large, et la chaussure plus longue.

Ce chaussant généreux a une conséquence directe sur le talon. Le maintien est salué par la majorité, mais les quatre réserves visent toutes la même cause : une tige en maille trop ample ou sans structure, qui laisse le talon bouger. Un laboratoire fait le lien explicitement : si la pointure n’est pas juste, la chaussure paraît longue et le talon flotte.

Trois quarts arrière de la Mizuno Neo Vista 2, tige en maille et renforts au talon

Mizuno a pourtant ajouté des renforts de chaque côté du talon, et deux tests saluent la structure qu’ils apportent par rapport à la v1. Ils suffisent quand la pointure est bonne. Ils ne rattrapent pas une demi-pointure de trop.

La tige garde aussi la chaleur. Les trois réserves sur la respirabilité décrivent toutes une maille épaisse qui chauffe sur les sorties longues.

Concrètement, un testeur qui chausse habituellement du 12 américain, soit environ du 46 européen, s’est senti parfaitement à l’aise en 11,5. Un autre testeur, au pied très large, a pris une demi-pointure de moins que d’habitude et n’a ressenti aucune compression.

Si vous êtes entre deux pointures, prenez la plus petite : c’est le conseil qui revient dans les tests, et aucun ne recommande l’inverse. Si vous avez le pied fin, essayez-la avant, car un pied étroit risque de flotter dans cette tige même à sa pointure.

Route et chemins de parc, pas de sentiers

Hors de la route, les tests se coupent en deux : cinq trouvent l’accroche correcte, cinq la jugent insuffisante.

Ils ne courent pas sur le même terrain. Ceux qui la défendent parlent de chemins secs, de pelouse, de poussière. Ceux qui la critiquent parlent de sentiers techniques, de cailloux, de boue, ou de chemins de terre mouillés, et l’un d’eux craint que les débris se logent dans le canal central. Un test résume la frontière : elle tient sur les allées de parc peu stabilisées, pas en forêt. Le gravier, lui, divise jusqu’au bout : un test s’y sent à l’aise sur sol sec, un autre trouve la gomme trop lisse pour s’y aventurer.

Si vos sorties longues passent par des chemins de halage ou des allées de parc sèches, elle suivra. Si elles empruntent de vrais sentiers, gardez-la pour le bitume.

Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas

Elle est pour vous si vous accumulez les kilomètres à allure facile ou modérée, si vous préparez un marathon et cherchez une paire pour les sorties longues, ou si vous voulez une chaussure qui protège vos jambes les jours de récupération sans vous ennuyer. Elle convient aux foulées neutres, et à ceux qui aiment sentir le pied s’enfoncer dans la mousse.

Elle n’est pas pour vous si vous voulez une seule paire pour le footing et le fractionné, si vous avez besoin de soutien, ou si vos parcours enchaînent virages serrés et sentiers.

Le prix, lui, partage les avis : dix tests la jugent au bon prix, cinq trop chère. Ce qui les sépare est d’abord géographique. Quatre des cinq critiques visent le prix pratiqué aux États-Unis, ou la hausse par rapport à la v1. En Europe, le calcul change : cinq des six tests qui citent un prix en euros la jugent compétitive face à ses concurrentes directes. À 180 €, elle se défend bien pour une chaussure de sortie longue à plaque ; si vous attendez d’elle la vivacité d’une chaussure de séance, vous payez ce qu’elle ne vous donnera pas.

Le détail, dimension par dimension

Voir les 12 dimensions comptées, dont 3 qui font débat
  • 90

    Dynamisme / retour d'énergie

    36 pour · 4 contre · 2 sans avis tranché

  • 83

    Polyvalence d'allures

    30 pour · 6 contre · 6 sans avis tranché

  • 68

    Stabilitéavis partagés

    23 pour · 11 contre · 6 sans avis tranché

  • 97

    Confort général

    38 pour · 1 contre · 1 sans avis tranché

  • 100

    Quantité d'amorti

    29 pour · 0 contre

  • 83

    Maintien du talon

    20 pour · 4 contre · 1 sans avis tranché

  • 92

    Accroche sur route

    22 pour · 2 contre

  • 90

    Durabilité de la semelle externe

    19 pour · 2 contre

  • 86

    Respirabilité

    18 pour · 3 contre

  • 100

    Protection des articulations

    19 pour · 0 contre

  • 67

    Rapport qualité-prixavis partagés

    10 pour · 5 contre · 3 sans avis tranché

  • 50

    Accroche hors routeavis partagés

    5 pour · 5 contre · 1 sans avis tranché

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