L’essentiel, d’après 45 tests
Sur chaque point, nous comptons les testeurs qui en disent du bien et ceux qui en disent du mal. Ceux qui en parlent sans trancher ne pèsent d’aucun côté.
Ce qui divise les testeurs
- Polyvalence d'allures8 pour, 18 contre
- Durabilité de la semelle externe9 pour, 8 contre
- Rapport qualité-prix7 pour, 5 contre
Ce qui est critiqué
- Dynamisme / retour d'énergie30 contre, 5 pour
Ce qui fait consensus
- Confort général42 pour, 0 contre
- Quantité d'amorti39 pour, 0 contre
- Stabilité39 pour, 0 contre
- Aptitude à la marche27 pour, 1 contre
- Protection des articulations27 pour, 0 contre
Le caractère de la chaussure
Ces curseurs ne sont pas des notes : aucun des deux côtés n’est meilleur que l’autre. Ils montrent de quel côté la chaussure penche, selon les testeurs qui en parlent.
Fermeté de la mousse
moelleuxferme28 testeurs sur 37 la placent côté moelleux
Géométrie du déroulé
platrocker prononcé34 testeurs sur 35 la placent côté rocker prononcé
Poids ressenti
lourdléger21 testeurs sur 28 la placent côté légeravis partagés
Distance à laquelle la chaussure convient
courtes distanceslongues distances28 testeurs sur 29 la placent côté longues distances
Largeur à l'avant-pied
étroitlarge21 testeurs sur 25 la placent côté large
Largeur au médio-pied
étroitlarge7 testeurs sur 12 la placent côté largeavis partagés
Foulée à laquelle la chaussure convient
talonavant-pied8 testeurs sur 8 la placent côté talon
La Clifton 11 reste ce que la Clifton a toujours été : une chaussure d’entraînement neutre, très amortie, faite pour les kilomètres tranquilles. Hoka n’a pas touché à ce qu’il y a dessous. La mousse est la même, la hauteur aussi, 42 mm au talon et 34 mm à l’avant, et le drop, l’écart entre les deux, reste à 8 mm.
Ce qui change, c’est tout ce qui touche le pied : une tige neuve, plus souple, une semelle de propreté plus douce, une languette plus simple, et une chaussure un peu plus légère. Le résultat surprend par son ampleur. Sans changer de mousse, la 11 paraît plus douce que la 10 sous le pied.
Les testeurs se séparent sur la sensation et l’usage : moelleuse ou ferme, légère ou lourde, polyvalente ou non. La réponse dépend surtout de la chaussure à laquelle chacun la compare. Sur un point, en revanche, presque tous se rejoignent : elle n’aime pas accélérer.
Si vous attaquez du talon, que vous courez surtout à allure facile, ou que vous cherchez une paire qui vous porte aussi bien au footing qu’au travail, elle fait exactement ce qu’on lui demande. Si vous voulez une seule paire pour le footing et le fractionné, regardez ailleurs, à commencer par la Clifton Pro.
Une onzième génération qui change tout ce qui touche le pied, et rien dessous
La tige d’abord. Un mesh technique remplace la maille jacquard de la 10, plus souple et plus aéré, et les tests le décrivent comme confortable dès le premier pas, sans période de rodage. Il respire mieux aussi, et un test le remarque surtout par temps chaud.
Sous le pied, Hoka a posé une nouvelle semelle de propreté, plus épaisse et plus tendre. C’est elle que les tests désignent quand ils cherchent pourquoi la 11 paraît plus douce que la 10, alors que la mousse est identique. L’explication ne suffit pas tout à fait : un test a échangé les semelles de propreté entre les deux versions, et la 11 restait plus douce. Un laboratoire tranche la question : le talon de la 11 est nettement plus souple que celui de la 10, l’avant-pied à peine plus ferme.
La languette, elle, n’est plus cousue aux côtés de la chaussure, et la paire perd quelques grammes au passage. La plupart des tests qui comparent les deux versions trouvent la 11 plus légère, un seul la trouve plus lourde.
Ce talon plus souple a un prix, du moins sur le papier. Le même laboratoire mesure la 11 un peu moins stable que la 10, et attribue la différence au talon et à la languette. Sur la route, personne ne le sent : trois tests la trouvent au contraire plus stable que les versions précédentes, grâce aux bords de semelle qui remontent autour du talon.
Vous avez aimé la Clifton 10 ? Vous retrouverez la même chaussure, mieux habillée et un peu plus tendre. Et si vous l’aviez trouvée dure, la 11 corrige précisément ce défaut.

Confort, amorti, stabilité : l’unanimité
Le confort d’abord, que personne ne prend en défaut, et l’amorti avec lui. C’est la promesse de la Clifton depuis la première version, et la 11 la tient sans discussion. La protection des articulations suit, sans une voix contre.
La stabilité ne prend aucune critique non plus, ce qui est rare pour une chaussure aussi haute. La semelle est large, la mousse ne s’effondre pas sous l’appui, et le talon tient le pied sans qu’aucun test ne signale de glissement.
Le déroulé en rocker fait l’unanimité à une voix près. Rocker, c’est une semelle arrondie comme un bas de berceau : elle bascule d’elle-même du talon vers l’avant, et c’est ce qui rend la chaussure si facile à courir les jours de fatigue. Le même laboratoire relève un rocker plus marqué qu’avant sous l’avant-pied, qui décolle plus tôt.
Deux usages ne font pas débat. La distance, d’abord : c’est une chaussure de sortie longue avant d’être autre chose. La marche, ensuite, et les journées debout : un seul test émet une réserve.
Pour épargner vos jambes, vous n’aurez pas à vous demander si celle-ci en fait assez.

Moelleuse dans l’absolu, ferme à côté des mousses récentes
Sur la fermeté, les tests ne s’accordent pas : vingt-huit testeurs la trouvent moelleuse, neuf la trouvent ferme. Ils décrivent pourtant la même mousse.
Ce qui les sépare, c’est la chaussure d’à côté. Ceux qui la trouvent ferme la comparent à une Bondi, une Skyflow, une Gel Nimbus 28 ou une Brooks Guide, et face à elles la Clifton paraît dense. Un test refuse même qu’on la dise moelleuse : à côté d’une Bondi, c’est un amorti ferme. Ceux qui la trouvent moelleuse la comparent à une Ghost 18, une Pegasus 42, ou tout simplement à la Clifton 10, et là elle devient un coussin.
Autre différence, plus fine : la zone du pied. Le laboratoire qui mesure la mousse la trouve très ferme à l’avant et souple au talon. Vous attaquez du talon ? Vous vivez surtout la partie tendre. Vous posez l’avant du pied ? C’est la partie ferme qui vous accueille.
Un test ajoute un détail qui compte sur la durée : la mousse paraît un peu ferme aux premières sorties et s’assouplit avec les kilomètres. Un autre prévient que sur les sorties très longues, elle ne donne pas la sensation d’un pied qui s’enfonce : si c’est ce que vous aimez, vous aurez plutôt l’impression de taper le sol.
En venant d’une chaussure d’entraînement classique, vous la trouverez douce. En venant d’une Bondi ou d’une chaussure à mousse dernière génération, très tendre et très rebondissante, elle vous paraîtra plus sèche que vous ne l’imaginez : mieux vaut l’essayer avant.
Une chaussure de footing, qui ne répond plus dès qu’on accélère
Sur le dynamisme, le verdict est net : trente la trouvent plate, cinq seulement la trouvent dynamique. Et sur ces cinq, quatre sont des boutiques qui la vendent. Ce qu’elles décrivent tient d’ailleurs surtout au rocker, qui fait basculer le pied vers l’avant, plus qu’à une mousse qui rendrait l’appui.
Les tests qui l’ont courue disent autre chose. La mousse encaisse et ne rend presque rien, ce que le laboratoire confirme au talon comme à l’avant-pied. À allure facile, le rocker suffit à la faire avancer. Dès qu’on pousse, elle traîne.
C’est là que la polyvalence se divise : huit tests la jugent polyvalente, dix-huit refusent le mot. Le désaccord tient au sens du mot. Ceux qui la disent polyvalente pensent aux distances et aux usages : du footing à la sortie longue, du coureur débutant au coureur confirmé. Elle fait tout cela sans broncher. Ceux qui refusent le mot pensent aux allures : le tempo (une allure rapide tenue longtemps), le fractionné, la compétition. Et là, elle ne suit pas.
Un test place la limite avec précision : très correcte quand on accélère peu à peu jusqu’à une allure marathon tranquille, entre 4 min 50 et 5 min 30 au kilomètre, hors de son terrain sur le fractionné court et la vitesse pure.
Vos séances rapides ont déjà leur paire ? Ce désaccord ne vous concerne pas, la Clifton 11 fera tout le reste. Une seule paire pour tout faire, en revanche, et elle vous freinera chaque fois que vous voudrez accélérer.
Légère pour tout ce qu’elle porte, lourde face aux chaussures de tempo
La fiche annonce 264 g. Les tests qui pèsent leur paire relèvent de 266 g à près de 300 g, selon la pointure. Sur le pied, vingt et un testeurs la trouvent légère, sept la trouvent lourde.
Tout dépend d’abord du point de comparaison. Le camp « légère » la juge légère pour la quantité de mousse qu’elle porte, et plus légère qu’une Bondi. Le camp « lourde » la compare aux chaussures qu’on emmène au tempo, une Novablast 6 par exemple, et le poids se sent dès qu’on essaie d’accélérer. Un test résume ce glissement d’une phrase : la Clifton a pris du poids et de la stabilité au fil des versions, et perdu en plaisir.
Le type de source joue aussi. Les sept voix qui la trouvent lourde viennent toutes de tests de médias, alors que plus de la moitié des voix qui la trouvent légère sont des boutiques. Les boutiques décrivent la chaussure à la sortie de la boîte, les tests après l’avoir poussée.
À allure régulière, le poids disparaît sous le rocker et vous n’y penserez plus. Dans une chaussure que vous voulez vive, les grammes s’ajoutent à une mousse qui ne rend pas, et c’est ce que vous sentirez.
L’usure se joue au milieu de la semelle
Sur la durabilité, les tests se coupent en deux : neuf la jugent solide, huit s’en inquiètent.
Les deux groupes ne regardent pas la même zone. Hoka a gardé la semelle de la 10 : de la gomme aux points d’impact, et de la mousse à nu au milieu. Ceux qui la défendent regardent la gomme, et elle tient : un laboratoire la passe à l’abrasion avec un bon résultat. Ceux qui s’inquiètent regardent la mousse du milieu, et c’est elle qui s’use.
Le type de source compte aussi, et nettement. Cinq des neuf voix rassurantes sont des boutiques, sept des huit voix inquiètes sont des tests de médias. Et parmi ces dernières, trois constatent l’usure sur leur propre paire, l’une après une trentaine de kilomètres, une autre après 130 km.
Ce que les tests inquiets décrivent, c’est une usure précoce de la mousse apparente, sur bitume rugueux ou si vous traînez le pied.
Sur route lisse, avec une foulée légère, la question se posera tard. Si votre foulée râpe le sol ou que vos parcours passent par du goudron grossier, regardez le milieu de votre semelle après quelques semaines.

Un avant-pied plus accueillant, un médio-pied qui divise
Sur l’avant-pied, la majorité suit : vingt et un testeurs le trouvent large, quatre étroit. C’est un vrai changement. Un test mesure la largeur au niveau des orteils à 74 mm, contre 69 mm sur la 10.
Les réserves portent sur la pointe plus que sur la largeur. Quatre tests décrivent une pointe qui s’effile, et c’est elle que sentent les pieds qui aiment écarter les orteils. Un laboratoire la trouve plus étroite qu’annoncé à cet endroit.
Au milieu du pied, le partage est plus serré : sept testeurs le trouvent large, cinq étroit. Là encore, tout dépend de l’endroit regardé. Ceux qui le trouvent large parlent de la plateforme, assez large pour accueillir une semelle orthopédique. Ceux qui le trouvent serré parlent du dessus du pied, et deux tests accusent la languette, plus épaisse.
Le dessus du pied haut ? Serrez moins le laçage, ou essayez-la avant. L’avant du pied large ? Plusieurs tests rappellent qu’elle existe en version large.
Pour qui elle est faite, et pour qui elle ne l’est pas
Sur la foulée, les tests ne laissent aucun doute : les huit qui se prononcent la destinent à l’attaque talon. Le talon épais, le drop de 8 mm et le rocker qui prend le relais à l’arrière sont faits pour ça.
Elle est donc pour vous si vous posez l’arrière du pied, si vous accumulez les kilomètres à allure facile, si vous cherchez une chaussure de récupération ou de sortie longue, ou si vous voulez une paire qui vous porte aussi au travail et dans les journées debout. Elle convient aussi très bien à qui débute : rien en elle ne demande d’apprentissage.
Elle n’est pas pour vous si vous voulez une paire unique pour le footing et le fractionné. Neuf tests renvoient alors vers la Clifton Pro, plus vive, pour à peine plus cher. Elle ne l’est pas non plus si vous aimez les mousses très tendres : une Bondi vous conviendra mieux.
Côté accroche, rien à craindre sur route sèche. Sur sol mouillé, trois tests la trouvent en retrait, l’un en particulier sur pavés mouillés.
Reste le prix, sur lequel les avis se partagent : sept tests la jugent au bon prix, cinq trop chère. Ceux qui la défendent la comparent aux chaussures haut de gamme, dont la Clifton Pro, et y voient un confort équivalent pour moins cher. Ceux qui la jugent chère la comparent aux chaussures vendues au même tarif avec des mousses plus modernes, plus vives et plus polyvalentes. À 160 €, le calcul dépend de ce que vous lui demandez : pour vos footings et votre volume, elle se justifie ; pour une paire qui doit aussi aller vite, vous payez une polyvalence qu’elle n’a pas.
Le détail, dimension par dimension
Voir les 13 dimensions comptées, dont 3 qui font débat
- 100
Confort général
42 pour · 0 contre
- 100
Quantité d'amorti
39 pour · 0 contre · 1 sans avis tranché
- 100
Stabilité
39 pour · 0 contre
- 14
Dynamisme / retour d'énergie
5 pour · 30 contre · 2 sans avis tranché
- 31
Polyvalence d'alluresavis partagés
8 pour · 18 contre · 6 sans avis tranché
- 96
Aptitude à la marche
27 pour · 1 contre
- 100
Protection des articulations
27 pour · 0 contre
- 100
Maintien du talon
24 pour · 0 contre
- 53
Durabilité de la semelle externeavis partagés
9 pour · 8 contre · 5 sans avis tranché
- 95
Respirabilité
20 pour · 1 contre
- 94
Accroche sur route
15 pour · 1 contre · 4 sans avis tranché
- 58
Rapport qualité-prixavis partagés
7 pour · 5 contre · 1 sans avis tranché
- 88
Accroche hors route
7 pour · 1 contre · 2 sans avis tranché
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